Trois-Rivières: 8e ville étudiante au Canada, vraiment?

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Trois-Rivières mérite-t-elle un classement de 8e ville étudiante au Canada? Crédit: Magali Boisvert

La ville de Trois-Rivières est classée 8e ville étudiante au Canada, sur les 49 en lice. Réalisée par le directeur général du site Hellosafe.ca, Pierre Fruchard, elle met en lumière quatre catégories de critères pour étayer son analyse: le cadre de vie, l’attractivité, la qualité de la vie étudiante et l’excellence académique ainsi que le coût des études. Mais Trois-Rivières vaut-elle réellement ce classement?

«C’est une ville à taille humaine»

C’est ce qu’affirme Guillaume Cholette Janson, le porte-parole de la ville. Pour lui, Trois-Rivières n’est pas un lieu comme les autres: sous ses aspects ruraux se cache une ville pleine d’énergie et de chaleur.

«Vraiment, la proximité avec le corps professoral, l’esprit corps avec les collègues étudiantEs, sont des éléments que je ne retrouvais pas dans une grande ville», dit M. Cholette Janson.

Trois-Rivières, ça se marche!

«Proximité» revient souvent à la charge quand il s’agit de Trois-Rivières. Même en mode synchrone, ça bouge. «Je trouve ça fantastique de réécrire et de recommencer à neuf sur de nouvelles visions. [Ce sont de] belles opportunités de pouvoir refaire ça à son goût », souligne Martin Lambert, conseiller à la vie étudiante.

Le conseiller à la vie étudiante touche encore à cette humanité qui se dégage aussi au sein de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). «Notre plus grande qualité, c’est que c’est une université à dimension humaine», dit-il. Par cet enthousiasme, c’est plus de 250 projets étudiants qui se réalisent chaque année au sein du campus.

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Accueillante, chaleureuse et surprenante

Sont les trois adjectifs mentionnés par Cosima Grelaud, étudiante en biologie environnementale pour qualifier la ville de Trois-Rivières.

«J’avais postulé pour Montréal, Québec et toutes les universités mais je voulais Trois-Rivières absolument, non pas par rapport à l’université en elle-même, mais par rapport à ce qu’il y avait autour c’est-à-dire le parc, que ce soit entre Québec et Montréal, que ce soit aussi minimaliste dans le sens où c’est à l’échelle humaine et qu’on ne se sent pas oppressé par les grands buildings».

Si l’étudiante donne un regard positif sur la ville quant à son attractivité et son accessibilité, il «faut chercher l’information» pour être au courant des derniers évènements présents sur le territoire. Elle admet qu’elle doit fouiner «[à] chaque fois [qu’elle] tape sur Internet « qu’est ce qui se passe en ce moment à Trois-Rivières »».

Et la Covid-19?

De par ses activités dans les parcs, la patinoire, les tournées en calèche, les baladodiffusions, l’accès gratuit à l’île Saint-Quentin, la ville présente «tous les aspects d’une grande ville sans les inconvénients», avance Guillaume Cholette Janson.

La pandémie n’a pas empêché la ville de continuer ses activités, au contraire; elle s’est donné l’occasion de se réinventer. La direction des loisirs et de la culture au cours de l’année 2020 a organisé une série d’activités pour faire sortir les Trifluviens et Trifluviennes dans les rues.

«L’été dernier, on a pu voir par exemple la piétonnisation de la rue des Forges, on a pu voir différentes manifestations artistiques spontanées qui ont été pilotées par la Corporation des évènements de Trois-Rivières», nous dit-il.

Une ville qui sait plaire

«J’aime la ville de Trois-Rivières parce que c’est une ville calme où l’on peut se concentrer pour ses études. Les gens ici sont accueillants, le coût de la vie est abordable et il y a de l’emploi », nous dit Naomie Onabel, étudiante au baccalauréat en administration des affaires (concentration logistique).

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