Un peu de cinéma: Cinema Paradiso (1988) et Nuevo Cinema Paradiso (2002), Giuseppe Tornatore

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Gabriel Senneville. Photo: Mathieu Plante

Si je me devais de choisir une seule scène dans toute l’histoire du cinéma, ce serait probablement la scène finale du filmCinema Paradiso(1988) de Giuseppe Tornatore. Réalisateur italien de nombreux films dont La leggenda del pianista sull’oceano (1998) et Malèna (2000), il reçoit le Grand prix du jury lors du Festival de Cannes en 1989 ainsi que l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1990 pour Cinema Paradiso. Il y a de ces films qui simplement à l’écoute des premières notes de la bande sonore nous émeut. Signée du compositeur italien Ennio Morricone, la bande sonore de ce film est tout simplement sublime. Malgré l’avoir visionné des dizaines de fois en sa version originale et sa version longue, je ne peux m’empêcher de tomber sous le charme de cette magnifique histoire d’amour mettant en vedette Philippe Noiret et Jacques Perrin.

Pourquoi regarder Cinema Paradiso? Pour son amour et sa nostalgie du cinéma. Ce film de Giuseppe Tornatore sorti en 1988 est une ode au septième art et l’une des plus belles histoires d’amour et d’amitié que j’ai eu la chance de voir au cinéma.

À la mort de son vieil ami Alfredo (Philippe Noiret), le réalisateur Salvatore Di Vita dit Totò (Jacques Perrin) se remémore son enfance. Ici le réalisateur Giuseppe Tornatore nous transporte avec une belle nostalgie dans un petit village italien de la fin des années 1940.

Totò (Salvatore Cascio) alors encore enfant se rend tous les jours rendre visite à Alfredo, un vieil homme s’occupant de la projection des films dans le cinéma du quartier. Au contact d’Alfredo, Totò développe son amour pour le cinéma. En échange de son aide pour terminer ses études, Alfredo va enseigner l’art de la projection au jeune homme. À la suite d’un incendie, le vieil homme perd la vue et le jeune homme doit désormais prendre sa place. Adolescent, Totò (Marco Leonardi), développe ses talents de cinéaste et tombe amoureux d’une jeune femme, Elena (Agnese Nano). Il voit en elle sa muse et les deux adolescents vont vivre le temps d’un court instant, une grande histoire d’amour que désapprouvent les parents de la jeune femme. Avant son départ, la jeune femme tente de retrouver Totò mais sans succès. À la nouvelle de son départ, le jeune homme s’engage dans le service militaire de Rome. À son retour de l’armée, Alfredo le convainc de quitter son village et de ne plus jamais y revenir afin de s’adonner à son don, au cinéma.

je ne peux m’empêcher de tomber sous le charme de cette magnifique histoire d’amour mettant en vedette Philippe Noiret et Jacques Perrin.

Ici la version courte nous laisse malheureusement sur notre faim. Malgré tout, cette version demeure un chef-d’oeuvre du cinéma. Giuseppe Tornatore, traite de manière remarquable du romantisme, de l’idéalisme amoureux, de l’amour paternel, mais surtout de l’amour du cinéma. Transposés de manière tragique dans le film, l’amour et la passion amoureuse ne peuvent cohabiter avec la poursuite du rêve cinématographique du personnage principal.

Je vous invite fortement à tenter de dénicher la version du directeur. Dans cette version de plus de 45 minutes de scènes inédites, nous comprenons mieux l’aspect nostalgique de Totò à l’âge adulte et l’idéalisme amoureux de celui-ci. Mais surtout, après près de 14 ans d’intervalle entre les deux versions, nous comprenons enfin les raisons du départ de la jeune femme. Alors qu’elle se rendait au cinéma afin de rencontrer pour une dernière le jeune homme, celle-ci rencontre Alfredo qui la convainc de quitter Totò, et ce à fin qu’il puisse s’adonner pleinement au cinéma.

Dans la version longue, nous comprenons tout autrement le personnage et sa complexité, puisque devant l’échec de sa vie amoureuse et de la perte de l’amour de sa vie, Totò se retrouve amer malgré tout le succès. Ce que la version longue nous propose c’est une réconciliation entre l’amour-passion et la poursuite du rêve qui peuvent cohabiter.

Je vous invite fortement à tenter de dénicher la version du directeur. Dans cette version de plus de 45 minutes de scènes inédites, nous comprenons mieux l’aspect nostalgique de Totò à l’âge adulte

Par conséquent, est-ce que Cinema Paradiso ou Nuevo Cinema Paradiso méritent une attention particulière? Absolument! Il s’agit selon moi d’un des plus grands films que j’ai eu la chance de visionner dans ma vie. Malgré selon moi, une filmographie quelque peu inégale, l’œuvre de Gisueppe Tornatore est un incontournable du cinéma italien, mais aussi un hommage marquant au mouvement cinématographique néoréaliste italien.

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