Un peu de cinéma: Spécial pour l’Halloween

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Auteur: Gabriel Senneville

Pour beaucoup, le mois d’octobre est synonyme d’Halloween, et pour le cinéphile que je suis, octobre est l’occasion parfaite de découvrir ou de redécouvrir des classiques du cinéma d’horreur.

Évidemment, pour les besoins de cet article, je vais tenter pour vous de dénicher quelques films d’horreur au-delà des classiques intemporels que sont les The Exorcist de William Friedkin (1973), Suspiria de Dario Argento (1977), Halloween de John Carpenter (1978) et Shining de Stanley Kubrick (1980). Contrairement à mes articles précédents, je n’analyserais pas en détail tous les films, puisque l’objectif de ce spécial d’Halloween est de vous fournir une grande sélection de films pour passer une belle soirée ce 31 octobre.

Le Body Horror comme genre cinématographique, qu’est-ce que c’est?

Le terme Body Horror est employé comme terminaison d’un sous-genre de l’horreur. Il s’agit plus particulièrement d’une œuvre fictive mettant en scène la transformation, la dégradation ainsi que la destruction du corps humain, souvent au profit d’un hôte. Le recours à aux maladies, aux difformités, aux mutations ainsi qu’aux parasites sont des exemples d’éléments permettant à ce genre cinématographique d’évoluer.

Le père du «Body Horror» est incontestablement le réalisateur canadien David Cronenberg.

Mais au-delà de ces éléments, il s’agit de mettre en scène la perversion de l’être humain. Ce genre est souvent considéré comme l’époque postmoderne du cinéma d’horreur, en raison de la mise en scène d’une sexualisation morbide du corps humain et d’une vision pessimiste de la société contemporaine.

Le père du Body Horror est incontestablement le réalisateur canadien David Cronenberg. Je vous conseille alors fortement le visionnement de plusieurs de ses films dont, The Brood (1979), Videodrome (1983), The Fly (1986), mais plus particulièrement Shivers (1975), où l’intrigue se situe dans un condominium situé sur l’île des Sœurs à Montréal. À la suite des développements d’un agent parasitaire, combinaison entre une maladie transmise sexuellement et un aphrodisiaque, les nombreux locataires sont transformés en zombies maniaques sexuels. Malgré ce synopsis étrange, ce film se situe dans la lignée des Invasion of the Body Snatcher (1978) et The Thing (1982).

Bien que l’œuvre de Cronenberg soit incontournable, de nombreux films d’horreur psychologique vont être issus du courant Body Horror. Je vous invite alors à découvrir des films tels que Altered States (1980) de Ken Russell. Dans ce film, un anthropologue tente de découvrir l’origine de l’univers à l’aide de la consommation de drogues hallucinogènes. Cependant, ce qu’il va découvrir est la frontière d’une autre dimension.

«Possession» est l’un des films les plus tordus et malaisants que j’ai eu la chance de visionner.

Dans cette même optique, je vous suggère fortement Jacob’s Ladder (1990) de Adrian Lyne, qui retrace le retour à la vie civile d’un vétéran de la guerre du Vietnam tentant de comprendre les nombreuses visions et souvenirs qui le hantent.

Outre ces titres, je vous invite à découvrir le film Possession (1981) de Andrezej Zulawski, qui, à mon avis, est l’un des films les plus tordus et malaisants que j’ai eu la chance de visionner. Traitant d’une part de violence conjugale, d’adultère et de divorce, Possession est le récit trouble d’une jeune femme manipulée et possédée par une entité démoniaque sous les traits d’une créature tentaculaire.

Les films de série B

Dans les années 1980, de nombreux films d’horreur de série B vont être associés aux courants Body Horror. Caractérisés par leur manque de financement, ces films sont souvent des chefs d’œuvre de nullité et de médiocrité, tels que Night of the Creeps (1986) et Brain Damage (1988). Bien que ces deux films soient extrêmement mauvais, il n’en demeure pas moins que leur visionnement vous fera rire sans aucun doute.

Certains films de série B ont traversé les générations de cinéphiles et sont devenus des classiques de l’horreur.

Certains d’entre eux ont traversé les générations de cinéphiles et sont devenus des classiques de l’horreur. Dans cette catégorie, il est essentiel de mentionner les films de Sam Rami, tels que Evil Dead (1980) et Evil Dead II (1987). Bien avant la réalisation des nombreux films de la série Lord of the Rings, Peter Jackson a réalisé une comédie d’horreur intitulée Bad Taste (1987), où un groupe de mercenaires doit combattre des extraterrestres qui ont pour objectif d’enlever la population, afin de fournir en viande humaine une chaîne de restauration rapide dans l’espace.

D’autres films à petit budget vont être produits dans les années 1980 et méritent une attention particulière. Icônes du cinéma d’horreur de Série B, les films de Stuart Gordon et Brian Yuzna tels que Society (1989) ainsi que leurs films librement inspirés de l’œuvre de H.P.Lovecraft tels que Re-Animator (1985) et From Beyond (1986) vont traiter des limites à ne pas transgresser de la science et des nouvelles technologies. Dans From Beyond, deux scientifiques vont à l’aide d’une machine, ouvrir les portes d’une autre dimension menant à la folie où se trouve des créatures abominables.

Est-ce que ces films sont effrayants? Peut-être l’étaient-ils lors de leur sortie originale, cependant, de nos jours, absolument pas. Ils demeurent, malgré tout, des classiques incontournables à ne pas manquer pour l’Halloween.

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