Un premier album pour le groupe trifluvien : Good morning, Motherland: la naissance de Bears of Legend

0
1642
 LUITR_Camp-de-recrutement.png
Le groupe local Bears of Legend en prestation. Photo : Jonathan Regnière

Le 30 novembre dernier, Bears of Legend lançait son tout premier album intitulé Good morning, Motherland. C’est dans le cadre d’un 5 à 7 festif suivi d’un spectacle à la Salle Anaïs-Allard-Rousseau que le groupe trifluvien soulignait cette étape culminante de leur carrière.

75 minutes de Bears of Legend

Good morning, Motherland est un album généreux : le groupe y a inclus la majeure partie de son matériel. Seulement deux de leurs chansons ne figurent pas sur l’album par manque d’espace, tout simplement. À leur image, il est empreint de la culture amérindienne et du folklore québécois. À travers les 16 pistes, ils abordent des thèmes indémodables comme celui de l’amour ou de la nature.

«On se lance dans le vide», affirmait la pianiste, Claudine Roy. Le groupe explique que l’album est en quelque sorte «leur naissance». Pour Bears of Legend, cette réalisation représente un accomplissement énorme. Good morning, Motherland est le fruit d’une année entière de travail.

C’est probablement sa musique si unique qui fait en sorte que, malgré deux années d’existence, la formation trifluvienne est si bien ancrée dans la région. Bears of Legend propose un folk bien à lui que même ses membres ne pourraient décrire. Un son valsant, orchestral, parfois rock, parfois pop : une écoute de Good morning, Motherland réussit à surprendre.

D’ailleurs, ce sont les légendes qui ont inspiré l’identité, mais aussi l’appellation du groupe. «Bears» provient de l’ours très présent dans les récits par son symbole de force et de sagesse. En jouant de la guitare sur le bord du feu, voilà comment deux beaux-frères ont planté les racines de Bears of Legend. Les autres membres se sont ensuite greffés à David, chanteur et guitariste, ainsi qu’à Guillaume, notamment guitariste. Du violon au piano, en passant par l’accordéon, chacun des sept membres apporte sa touche.

La Gaspésie et les sept musiciens

Oui, ils sont sept et leur complicité est palpable. Un lien qui s’est vu renforcé pendant leur tournée de la Gaspésie l’été dernier. Accumulant les mésaventures, le groupe est ressorti transformé de cette expérience. Les membres en ont profité pour s’approprier pleinement la définition de la nature véhiculée à travers leur musique tout en développant la proximité familiale qui subsiste dorénavant entre eux.

«On se lance dans le vide.» – Claudine Roy, pianiste

La formation trifluvienne doit également son existence à la passion qui habite ses musiciens. Le groupe ne cache toutefois pas devoir faire beaucoup de sacrifices. «Sans musique, je n’existe pas», s’exprimait la pianiste.

L’avenir : Bears of Legend souhaite y être, mais ses membres optent plutôt pour une vision «au jour, le jour». Leurs attentes sont simples : «se réaliser en tant que groupe et l’amener le plus loin possible», bref, de continuer à faire ce qu’ils aiment.

Une année chargée

À court terme, Bears of Legend restera occupé toute l’année en proposant déjà des dates de spectacles jusqu’en décembre 2013. Le groupe se produisait d’ailleurs le 1er décembre au Quai des Brumes à Montréal. Des festivals, en plus de la possibilité d’une seconde tournée en Gaspésie, s’annoncent pour l’été 2013.

Entre-temps, Good morning, Motherland est disponible chez Archambault, au café Le Torréfacteur ainsi qu’en téléchargement sur iTunes et au bearsoflegend.bandcamp.com.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here