Vernissage de Réconcili’Art: une ouverture sur le monde

0
81
122113748_3355139044523331_6316814312961007221_o.png
Photo: Alexis Lambert

Le Comité de solidarité de Trois-Rivières et le Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières se sont mis de pair afin de soutenir un projet artistique collaboratif. Ce projet a été présenté sous le nom Reconcili’Art lors de son vernissage ce jeudi. Regroupant une multitude de jeunes entre 16 et 35 ans, le projet est chapeauté par l’artiste québécois d’origine colombienne Javier Escamilla, ce dernier œuvrant en Mauricie depuis maintenant plus de 18 ans. Certaines personnes le connaissent peut-être puisqu’il expose régulièrement et expose quelques toiles à l’UQTR.

Changer le monde: une œuvre à la fois

L’exposition Reconcili’Art, comme me l’a expliqué M. Escamilla, s’inscrit dans un projet international intitulé Changer le monde : une œuvre à la fois. Ce dernier a comme volonté de mettre en valeur la fonction de citoyen à travers l’art, dans une perspective d’artivisme (néologisme d’art et activisme). En effet, le projet est défini comme «un projet d’art populaire, d’éducation populaire et de participation citoyenne».

Dans le cadre de Réconcili’Art, l’accent était mis sur la réconciliation des peuples autochtones et allochtones et donc sur les échanges entre les individus des différents groupes. L’exposition présentée en ce moment regroupe plus d’une dizaine de personnes ayant de l’expérience en arts visuels ou non. Les artistes ont créé les œuvres lors de deux retraites organisées au mois de mai et de juillet.  

(…) le projet est défini comme «un projet d’art populaire, d’éducation populaire et de participation citoyenne».

Dénonciation et conciliation

Parmi les œuvres, on retrouve notamment des énormes planches de dessins collaboratifs. Le concept étant le suivant : un membre d’une communauté évoquait dans la moitié de la feuille un problème de société auquel nous faisons face. Parmi les œuvres, on retrouvait entre autres les thèmes suivants : la déforestation, le changement climatique, le sexisme, etc. Le but du deuxième participantE était de trouver une solution à ce problème. De cette façon le dessin était un symbole de la collaboration des deux groupes.

Une autre pièce du même genre, une grande fresque appelée Unis dans la diversité, a été peinte par l’ensemble des participants. À travers la fresque, on retrouvait  nombreux mots inscrits, représentant les valeurs communes à toutes les communautés autochtones et allochtones ainsi que plusieurs mots dans différentes langues, dont notamment le français, l’atikamekw et l’innu. Le participant Jean-Charles Ottawa a attiré sur l’attention sur le mot Kienatcipictatoowin, représentant la réconciliation entre les groupes. Une autre fresque, coordonnée par Escamilla, représentait une spirale qui évoquait à la fois un esprit de communauté et une panoplie de couleurs éblouissantes.

Oeuvres d’art écologique d’épouvantails de Fanie Gagnon. Photo: Alexis Lambert

Parmi les autres pièces présentées, il y avait entre autres : un énorme capteur de rêves nommé Tapikotc. Ce dernier, dont le titre signifie Ensemble en atikamekw, représente ce qu’on est capable de réaliser lorsqu’on travaille en commun. Il a été confectionné par le Centre d’amitié autochtone de La Tuque.

Artistique et humaine

En plus de l’expérience artistique, nous avons voulu sonder l’appréciation de divers participantEs. Parmi eux on compte, entre autres : Jean-Charles Biroté, de Wemotaci, Gabrielle Vachon-Laurent, de Pessamit et Lauranne Carpentier, de Trois-Rivières. Pour ces gens, c’était un véritable retour aux sources que leur permettait ce projet.

Tous et toutes ont qualifié l’expérience de gratifiante, leur permettant de rencontrer des gens de diverses cultures et d’échanger, mais aussi d’expérimenter un sentiment d’accomplissement, de gratitude et d’humilité. Il a aussi été souligné que cet atelier a permis de briser l’isolement des gens. On a l’espoir que c’est un pas vers l’ouverture des différentes communautés entre elles. Dans tous les cas, l’ensemble des gens interrogés ont manifesté leur intérêt pour faire partie de la prochaine édition.  

Tous et toutes ont qualifié l’expérience de gratifiante, leur permettant de rencontrer des gens de diverses cultures et d’échanger.

L’exposition Réconcili’Art sera présentée au Centre d’amitié autochtone jusqu’au 18 octobre. À ne pas manquer!

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here