Viens danser le Freakedelic avec Le Fogue Électrique

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fogue électrique
Le Fog(ue) Électrique (de gauche à droite): Timothy Pugh, Gabriel Fréchette, Louis Côté, Alex Germain, Alice St-Onge Ricard et Semih Ismail.

C’est autour d’une pinte de cidre que je rejoins les membres du groupe du Fogue Électrique sur la terrasse du Café-Bar Zénob dans la soirée de samedi. Au moment où nous sommes assis, des amies viennent les voir, ce à quoi Alex Germain, bassiste du groupe répond «Pas maintenant les filles, on a une interview». Elles ne sont pas convaincues, malgré mes commentaires pour leur assurer que ce n’est pas de la frime. Cette entrevue est offerte pour remplacer le spectacle annulé au Chic Bureau à cause du COVID-19, haut-lieu où se déroule le Festival d’art performatif depuis quelques années.

Nous avons fait une entrevue avec quatre des six membres: Alex Germain, à la basse et au back vocals, Louis Côté, au chant, Timothy Pugh à la batterie et Gabriel Fréchette à la guitare. Était manquantEs à notre entrevue: la flûtiste Alice St-Onge Ricard et Semih Ismail aux percussions.

C’est quoi l’histoire derrière le Fogue?

«Ça fait longtemps que moi et Gab on voulait se partir un band», nous explique d’entrée de jeu Alex. Le Fogue Électrique, c’était d’abord un nom, une joke avant d’être concret. Après une grosse soirée, Louis, Alex et Gabriel ont décidé de donner vie au Fogue dans un obscur local de sous-sol d’un pawnshop trifluvien. Le projet s’est finalement cristallisé par la suite autour d’un état d’esprit plus posé.

Après une grosse soirée, Louis, Alex et Gabriel ont décidé de donner vie au Fogue dans un obscur local de sous-sol d’un pawnshop trifluvien.

Gab et Alex étudiaient le jazz au Cégep de Trois-Rivières lorsqu’ils ont ramassé par hasard Timothy. En discutant dans les couloirs, les gars se font apostropher par Timothy : «Hey, moi, les gars, je joue du drum». Le lendemain après-midi, les trois se sont réunis et la chimie était tout de suite présente. Celui qui est devenu batteur du groupe reste très reconnaissant de l’enrichissement venant de cette expérience musicale. À ce moment, Louis n’est pas encore dans le décor. C’est lors du confinement de ce printemps qu’Alex et Gab composent le premier album, tout en ayant Louis comme figure bien précise pour interpréter la voix. «Ce n’est pas qu’on veut Louis dans le band, c’est qu’on a besoin de Louis», nous spécifie Alex.

C’est quoi le Freakedelic?

Le freakedelic, c’est une marque déposée des membres du groupe. Pour eux et elle, c’est le terme employé pour décrire l’esprit du groupe. «C’est notre style musical, c’est notre courant artistique, c’est trop compliqué expliquer au monde qu’on n’est pas psychédélique, on n’est pas samba, on n’est pas country, on est tout en même en temps… C’est un peu freak! C’est freak, c’est freakedelic, c’est une coche au-dessus de psychédélique, mais c’est pas planant!» Malgré tout, le groupe a une volonté de rester accessible; tous les styles sont contrôlés.

(…) on n’est pas psychédélique, on n’est pas samba, on n’est pas country, on est tout en même en temps…

La vision derrière Le Fogue Électrique

Une des particularités du Fogue est qu’il vient avec un concept et une esthétique propre. Le groupe lance prochainement ses deux premiers singles : Bloodymilli et Viens danser le Freakedelic. Les deux singles s’inscrivent dans un album-concept, bientôt à venir.

Dans cet univers, Le Fogue Électrique est le house band du défunt bar shawiniganais Le Fog Machine (ouvert de 1968 à 1984). Le premier album raconte l’histoire de ce bar et de la peine d’amour de l’antihéros Johnny Gingras. L’album sortira éventuellement sous le titre Freakedelic : ou la saga de Johnny Gingras au pays de Shawinigan.

Les influences du groupe sont assez variées, les membres en nomment une grande panoplie : Pierre Lalonde, Félix Leclerc, João Gilberto, The Beach Boys, Jane Birkin & Serge Gainsbourg, la musique populaire en général, The Kinks et Ary Barroso.   

C’est au Random Music Studio que les membres du groupe ont enregistré les premiers singles qui sortiront prochainement. Beaucoup de travail et de sessions ont été nécessaires pour un bon résultat.

L’entrevue se finit dans un fou rire, où les membres me remercient de les avoir invités à Tout le monde en parle (?!). Dans tous les cas, ce n’est pas la fin du Fogue, ce n’est que le début!

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