Visages de la recherche: Charles Fontaine et l’éthique environnementale

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Charles Fontaine
Charles Fontaine, étudiant à la maîtrise en philosophie, s’intéresse à l’éthique environnementale et à la philosophie de l’écologie. Crédit: Gracieuseté

Charles Fontaine en est à sa première année à la maîtrise en philosophie à l’UQTR. C’est avec un étudiant éloquent et humain que le Zone Campus s’entretient afin d’en savoir plus à ce sujet.

Originaire de la ville de Sherbrooke, Charles Fontaine déménage en Trifluvie dans le cadre de ses études collégiales. Inscrit dans un programme d’arts et lettres, il pensait initialement se diriger vers le domaine du cinéma ou des communications. Toutefois, ses cours de philosophie lui font réaliser que l’esthétique et le mode de vie liés à ce domaine d’études lui plaisent beaucoup. Il s’inscrit au baccalauréat en philosophie à l’UQTR, pensant éventuellement allier sa passion pour la philosophie à sa passion des arts.

Durant son parcours au premier cycle, Charles a la chance de réaliser un séjour d’études dans la ville de Strasbourg en France en plus de compléter quelques cours à l’UQAM. Ainsi, bien que son diplôme soit marqué du sceau de l’établissement trifluvien, il reste que, pour l’étudiant, ce dernier est également le reflet des expériences qu’il a vécues ici et là.

L’importance de la nature

Bien qu’il pensait se diriger vers l’étude de la philosophie du cinéma, l’étudiant commence à réfléchir, en temps de pandémie, à l’importance de la nature. «J’étais à Montréal à l’époque et j’ai réalisé à quel point la nature me manquait et à quel point ça prenait une place importante dans ma vie», avance-t-il. Ses nombreuses sorties de plein air avec sa copine, étudiante en géographie, lui font comprendre qu’il y a une réflexion philosophique à avoir sur l’interaction entre la nature et les êtres humains.

«il y a quelque chose d’intéreSsant dans l’action de prendre la philosophie pour parler de l’écologie.»

Aimant beaucoup l’UQTR ainsi que le département de philosophie et des arts, il décide d’écrire à la professeure Naima Hamrouni pour savoir s’il serait possible d’être sous sa direction pour son projet de maîtrise. C’est ainsi que, sous la tutelle de la Dre Hamrouni et du Dr Antoine C. Dussault, Charles commence officiellement sa maîtrise à la session d’hiver 2021, bien qu’il avait commencé son projet de recherche à la fin de son baccalauréat en 2020.

Une année prometteuse

L’an dernier, Charles avait soumis un proposé de recherche au Groupe de Recherche en Éthique Environnementale et Animale (GRÉEA). LE GRÉEA ayant adoré son projet, Charles en devint membre étudiant en plus d’obtenir une bourse pour le soutenir dans ses recherches. Pour lui, cette adhésion est une expérience des plus enrichissantes puisque cela lui permet d’assister à des conférences, des atelier de lectures, des lancements de livres ainsi qu’à des rencontres. «Il y a des rencontres où on est partout à travers la planète. Il y a des gens à l’université de Santa Barbara en Californie, il y a des gens qui sont en Suisse…» dit-il, enthousiaste.

«LE SENTIMENT DE COMMUNAUTÉ, QUE J’AI TOUJOURS RECHERCHÉ DEPUIS LE CÉGEP, EST AUSSI PRÉSENT DANS LA COMMUNAUTÉ DES CHERCHEURs.»

Le domaine de l’éthique environnementale, plutôt marginal au Québec francophone, est encore très peu étudié. Charles aimerait contribuer à sa façon à la démocratisation de celui-ci. Alliant la philosophie écologique et l’éthique environnementale, Charles se questionne sur les fondements des diverses théories écologiques, sur la façon dont elles s’organisent entre elles, mais surtout sur les impacts que les derniers développements écologiques ont sur notre relation avec l’environnement. Le concept de stabilité, d’équilibre entre les êtres humains et la nature est central à sa démarche qui se veut transdisciplinaire.

L’être humain et son environnement

Charles Fontaine
L’intérêt de Charles pour les sorties en plein air a influencé son choix de sujet de recherche. Crédit: Gracieuseté

Charles avoue avoir être surpris par la gentillesse et par l’esprit de collaboration présents au sein de la communauté de recherche. Le jeune homme, dont la sensibilité et l’humanité transparaissent même à travers un écran, souligne que sa communauté et sa curiosité sont ce qui le motivent à avancer.

Anciennement directeur-adjoint du cinéma Le Tapis Rouge, il mentionne que son implication sociale, autant auparavant au Comité de solidarité de Trois-Rivières qu’aujourd’hui en tant qu’assistant de recherche à la Chaire du Canada en Éthique féministe sur la vulnérabilité, les inégalités relationnelles et les injustices structurelles, a fait de lui l’être humain qu’il est présentement.

Un avenir en recherche

Même si Charles ne peut pas prédire avec certitude ce que l’avenir lui réservera, il se plaît à s’imaginer continuer son parcours aux études supérieures ou, du moins, dans le milieu de la recherche pour encore quelque temps. Pour notre part, nous avons la certitude qu’il réussira, par sa bonté naturelle et par son acuité intellectuelle, à se rendre là où il le désire.

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