Discriminations : un micro ouvert pour les décrypter 

0
Publicité

Retour sur le midi-conférence du 10 décembre 2025

Affiche de l’évènement Midi-conférence Discriminations : Comprendre les causes, imaginer des solutions, renforer notre écosystème. Crédits : EnTêteUQTR.

Le mercredi 10 décembre dernier, un midi-conférence consacré aux discriminations a rassemblé des membres de la communauté universitaire québécoise sur l’heure du dîner. Proposée dans le cadre des activités de sensibilisation de fin de session, la rencontre, intitulée Discriminations : Comprendre les causes, imaginer des solutions, renforcer notre écosystème a pris la forme d’un micro ouvert où chacun.e est invité.e à prendre la parole sur ce sujet aussi vaste que sensible. L’activité, offerte sur Zoom par la communauté de pratique interuniversitaire «Discrimination, causes, solutions et écosystème», a suscité de nombreux échanges et réflexions spontanés durant près d’une heure. 

Parler des discriminations pour mieux les nommer

L’activité s’est déroulée sous l’animation de Andréanne Boisjoli, coordonnatrice en mobilisation des connaissances à l’Institut universitaire SHERPA. Alignée dans la continuité du midi-conférence consacré au handicap qui s’est tenu en novembre, les organisatrices voulaient avant tout créer un espace de discussion sécuritaire, où chacun.e pouvait partager ses expériences et ses questionnements sans jugement. Contrairement aux conférences traditionnelles, aucun diaporama ni structure rigide n’était prévu : la parole circulait librement, au gré des interventions.

Cette approche ouverte n’est pas anodine. Ainsi, il faut souligner l’importance de nommer les discriminations pour mieux les comprendre, qu’elles soient liées à l’origine ethnique, au genre, au handicap, à l’orientation sexuelle, à l’apparence physique ou encore, au statut socioéconomiqueEn rendant visibles ces réalités, ce type d’espace contribue à briser les tabous et à mettre en lumière les expériences souvent passées sous silence. Au fil des échanges, on réalise à quel point ces bulles de discussion bienveillantes demeurent essentielles pour ouvrir la réflexion et favoriser une prise de conscience collective.

Les différents critères pouvant mener à de la discrimination. Crédits : À compétence égale.

Défendre les droits, améliorer les mécanismes

Parmi les thèmes ayant émergé du micro ouvert, la question du rôle des infirmières et des professionnelles de la santé dans la défense des droits des personnes marginalisées a suscité un intérêt particulier. Plusieurs échanges ont porté sur la manière dont le personnel peut soutenir les usager.ère.s victimes de discriminations, notamment en les accompagnant dans leurs démarches ou en intervenant lorsque des comportements inappropriés surviennent.

Les participant.e.s ont également évoqué les processus de plainte disponibles pour les personnes discriminées. Bien que des mécanismes existent, ils demeurent parfois mal connus ou perçus comme lourds et décourageants. D’où la nécessité d’améliorer la lisibilité, l’accessibilité et la rapidité de ces recours. Ainsi, il est essentiel de miser sur un accompagnement adéquat pour que les personnes concernées se sentent réellement soutenues dans leurs démarches.

Comprendre les causes afin de mieux agir

Au-delà de ce qui a été partagé pendant l’événement, la thématique des discriminations invite en fait à une réflexion plus large sur les mécanismes qui les alimentent. Les préjugés, les stéréotypes et les structures de pouvoir qui organisent nos sociétés ne disparaissent pas d’eux-mêmes. Ils influencent nos comportements, souvent à notre insu, et se matérialisent dans nos interactions, nos façons de travailler ou même dans l’aménagement des espaces qui nous entourent.

Comprendre la discrimination et les publics touchés dans nos sociétés. Crédits : Callimedia.

S’intéresser aux discriminations, c’est donc aussi reconnaître que chacun.e possède des biais, et que les déconstruire demande une vigilance constante. Cela passe par l’information, l’écoute, l’autoréflexion, et la volonté d’adopter des pratiques plus inclusives au quotidien. Dans un milieu universitaire comme celui de l’UQTR, ces prises de conscience sont particulièrement importantes : les gestes, même les plus simples, participent à rendre l’environnement plus juste pour toutes et tous.

Au terme du midi-conférence, une idée se dégage avec force : comprendre les discriminations n’est pas un exercice ponctuel, mais un travail continu, qui exige de remettre en question nos réflexes, nos habitudes et nos environnements. En donnant la parole à la communauté, ce micro ouvert rappelle que chacun.e a un rôle à jouer pour rendre l’UQTR plus inclusive et plus humaine.

Publicité

REPONDRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici