
La revue littéraire Le Sabord présente des créations québécoises en mariant la littérature aux arts visuels de façon à créer un agencement unique à chaque édition. Leur numéro 131, « Vivariums », paru en septembre 2025, explore cette forme d’enceinte où l’on veut surveiller, faire vivre, profiter.
Ce numéro est présenté par une nouvelle équipe éditoriale à la suite du départ temporaire de Karine Bouchard, directrice générale et artistique du Sabord. C’est donc Simon Van Vliet qui a pris le rôle de direction générale par intérim et Ji-Yoon Han qui a pris la position de directrice artistique par intérim.
Envolées littéraires
Les poèmes et textes de la revue ont été assurés par James Bissonnette, Geneviève Boudreau, Maxime Desmeules, Maya Hasnaa Zebeir, Jennie Lamanque, Sarah Lamarche, Aimée Lévesque, Annabelle Moreau, Maude Nadeau et Karolann St-Amand. Certains textes portent sur le vivarium comme un endroit où l’amour de soi et l’amour des autres peuvent prendre racine et s’épanouir. D’autres définissent les vivariums de façon plus négatives, comme les carcans de la société qui nous dominent et nous restreignent.
Les textes ArchivesMC de Maude Nadeau et La vie tropicale d’Annabelle Moreau explorent tous les deux le thème de la nostalgie et ce désir, voire ce besoin, d’enfermer nos souvenirs et le passé et de les garder quasi intacts. Le texte Soleil épais de juillet de Jennie Lamanque aborde l’enfermement qu’est le fait d’être mère d’un jeune enfant.
Compositions visuelles
Du côté des compositions visuelles qui habitent ce numéro, ce sont les œuvres des artistes Laura Acosta et Santiago Tavera, Lorna Bauer, Rosalie D. Gagné, Luanne Martineau et Antoine Racine qui sont mises de l’avant.

Certaines collections explorent le vivarium dans sa définition la plus simple. C’est le cas d’Antoine Racine, qui cherche à composer avec la pourriture. Son corpus Terraformations de 2025 présente le compost sous différents angles, dans des terrariums qui permettent de créer différents paysages, en apprenant comment les différents aliments se décomposent.
Quant à elle, l’artiste Rosalie D. Gagné explore plutôt l’aspect du verre, de la transparence suivie de l’opacité des vivariums. Sa rétrospective Rosalie D. Gagné : alchimiste contemporaine présentait des œuvres de verre soufflé et des installations réalisées entre 2000 et 2024.
Ancrages
La section Ancrages de la revue Le Sabord nous offre un regard en profondeur sur une œuvre, littéraire ou visuelle. Dans ce numéro, Geneviève Thibault nous explique son processus de création pour son œuvre (quelques écoulements de la table de travail), qui allie écriture et photographie. Elle nous amène dans son parcours sur la baignade en eau libre et sur sa relation avec sa mère, qui s’est retrouvée par accident omniprésente dans son œuvre.
Fils créatifs
Deux entrevues concluent les numéros du Sabord. Dans cette édition, Anne-Marie Duquette interroge Alexie Morin, codirectrice éditoriale au Quartanier et autrice. Elle compare son œuvre Ouvrir son cœur à son plus récent livre Scénarios catastrophes, qui raconte sa vingtaine et le début de sa trentaine. Une discussion entre l’artiste Maria Simmons et Noémie Fortin s’ensuit. Maria Simmons discute de ses installations de récipients de verre qui abrite des écosystèmes de bactéries, de levures, de plantes et de matières résiduelles.
À livre ouvert
La toute dernière section, À livre ouvert, nous offre des revues de huit œuvres littéraires qui ont marqué la dernière année. Des livres tels Aller aux corps de Laurence Veilleux et Un roman au four de Marie-Sissi Labrèche sont analysés.
Pour vous procurer ce numéro du Sabord, ou pour rester à l’affût des prochaines éditions, il suffit de visiter leur site web. Il est également possible de soumettre un projet pour participer aux prochaines éditions.




