FARAV: célébration des arts performatifs

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Murale collective. Crédits: Journaliste.

Le Festival annuel pour la relève en arts vivants célébrait sa deuxième édition les 12 et 13 mars derniers à la Galerie R3. Divers artistes ont été invités à présenter leurs performances sous le regard d’un public intrigué.

Qu’est-ce que le FARAV?

Performance de Karine Provencher. Crédits: Journaliste.

Lors de la première édition, le festival se prénommait autrement. MAP, pour Mouvement d’Arts Performatifs, fut la première appellation connue du public. Pour sa deuxième édition, l’événement a décidé d’adopter, pour de multiples raisons, le nouveau nom de FARAV signifiant Festival annuel pour la relève en arts visuels. Au début, MAP se qualifiait comme un mouvement et ce titre était devenu désuet. Les responsables derrière cette deuxième édition souhaitaient embrasser complètement la dénomination de « festival ». En procédant ainsi, ils pouvaient adhérer à la nouvelle identité de ce projet. FARAV est maintenant considéré comme un espace où les artistes de la relève et ceux déjà établis ont l’opportunité d’échanger.

De plus, grâce à la nouvelle dimension pédagogique, ce festival permet la recherche et la diffusion. Les performances en processus de création sont alors les bienvenues. Il faut également souligner qu’autant les artistes locaux qu’internationaux peuvent participer à ce festival, ce qui élargit les possibilités de visibilité.

Nouvelle thématique

Pour sa deuxième édition, le FARAV avait comme thématique les voix détournées. Il souhaitait explorer les nouvelles avenues possibles lorsqu’un artiste n’est plus entendu ou encore comment celui-ci peut réinventer son expression. Sous ces questionnements, quatre participants ont débuté le premier laboratoire performatif.

La première performance a été réalisée par Karine Provencher. Le public s’est installé face à son grand papier blanc collé sur le plancher. Grâce à deux crayons noirs, elle réalisait des va-et-vient sur le même rythme créant ainsi un cercle sur sa toile. Elle ne s’est arrêtée que lorsque le papier a rompu.

Performance de Émile Deraiche et Catherine Jacques. Crédits: Journaliste.

La deuxième performance fut réalisée par Émile Deraiche et Catherine Jacques. Ceux-ci ont débuté en déposant des objets coupants comme des ciseaux, couteaux ou encore scies sur des sacs poubelle face au public. Ensuite, ils ont enroulé des cordes rouges autour de leur poignet en tenant chacun l’extrémité de ces dernières. Par la suite, ils se sont bandé les yeux et placés en position d’équilibre où seulement les cordes rouges les retenaient. Après un certain temps, le public prit l’initiative d’utiliser les objets tranchants pour effilocher les ficelles. Il n’a suffi que de trois personnes pour rompre complètement celles-ci.

Performance de Noémie Cloutier. Crédits: Journaliste.

Finalement, la dernière performance du premier laboratoire, réalisée par Noémie Cloutier, s’est amorcée dans la galerie par l’artiste assise autour de vêtements par terre. Elle avait la bouche complètement scellée, puis a changé de vêtements devant le public pour enfiler ce qui ressemblait à un pyjama, s’enveloppant par la suite d’une couverture. Après, elle a quitté la salle avec un sac de popcorn. Quelques minutes s’écoulèrent avant que le public décide d’aller la rejoindre pour la retrouver, essayant de manger sans pouvoir ouvrir sa bouche.

Si le festival a commencé avec des performances prometteuses et diversifiées, elles pouvaient parfois être moins accessibles au public. En effet, ce dernier est laissé à lui-même dans son interprétation. Il n’y a aucun propos en amont de la performance et aucune explication à la fin de celle-ci. Cette liberté d’interprétation peut, à la fois, être potentiellement rébarbative pour un public novice à l’art performatif et intéressante pour ceux qui aime chercher des significations.

Le talent de plusieurs artistes fut mis en lumière lors de cette dernière édition du FARAV.

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