
Les personnes étudiantes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) seront appelées à voter sur un projet d’écopasse donnant accès au transport en commun de la ville. Le référendum est prévu du 24 au 26 mars 2026.

Contexte et enjeux du projet
Le projet s’inscrit dans une réflexion plus large concernant la mobilité étudiante sur le campus. L’entretien des stationnements, le déneigement et les limites d’espace représentent des coûts importants pour l’université. Encourager le transport collectif pourrait réduire la pression sur les stationnements du campus.
Pour que les résultats du référendum soient considérés représentatifs, au moins 1500 étudiants devront participer au vote.
Fonctionnement et organisation du référendum
Le projet repose sur l’idée d’une écopasse, une passe d’autobus intégrée aux frais étudiants. Celle-ci permettrait à la communauté étudiante inscrite à temps plein d’utiliser de façon illimitée les autobus de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR).

Concrètement, les étudiants paieraient environ 40 $ par session, directement intégrés à leurs frais obligatoires. La passe serait liée à la carte étudiante et permettrait de circuler librement dans tout le réseau de transport de la STTR.
Les élections sont organisées par Clémence Tanneau. À titre de directrice du comité référendaire, elle a pour mandat d’informer la population étudiante afin qu’elle puisse prendre une décision éclairée. Le comité référendaire est notamment responsable d’organiser le processus de vote, de diffuser l’information et de s’assurer que le référendum se déroule de manière équitable. « Mon rôle n’est pas de dire aux étudiants quoi voter, mais de m’assurer qu’ils aient toute l’information nécessaire pour comprendre la proposition [concernant l’écopasse et le parc automobile de l’UQTR] », explique-t-elle.
Des comités inégaux
Dans le cadre d’un référendum, il y a habituellement des comités partisans faisant campagne pour défendre leur position. Pour la proposition d’écopasse, un comité favorable au projet s’est formé présidé par Gabriel Tremblay. En revanche, aucun groupe ne s’est officiellement présenté pour représenter le camp du non.
L’université diffuse pour sa part de l’information officielle sur le projet, notamment à travers une foire aux questions (FAQ) qui répond aux interrogations les plus fréquentes concernant le fonctionnement de l’écopasse.
Des discussions sur Instagram
Malgré tout, le débat se fait déjà sentir sur les réseaux sociaux. La page Instagram confessions.uqtr, un compte où les personnes abonnées peuvent publier des messages anonymes concernant la vie à l’UQTR, a notamment relayé plusieurs prises de position.
Une publication invite par exemple à « Allez voter NON pour l’écopasse ! C’est du [vol] d’argent, encore. », tandis qu’une autre affirme : « Votez OUI à l’écopasse permettra de réduire les coûts de stationnements […] et ça aide l’environnement. » Ces publications ont généré plusieurs réactions dans les commentaires, illustrant un débat déjà bien présent parmi la communauté étudiante.
Certaines publications évoquent aussi l’idée que l’université favoriserait un camp. Clémence Tanneau rejette cette interprétation. « Il n’y a pas eu de complot, le but du référendum c’est d’avoir l’avis de la communauté étudiante », affirme-t-elle. Elle rappelle également que les deux comités étaient ouverts et qu’un comité pour le non aurait pu être financé de la même façon si un membre de la communauté étudiante avait présenté un intérêt.
Un vote qui dépend de la participation
Pour que les résultats du référendum soient considérés, au moins 1500 étudiants devront participer au vote. Pour Clémence Tanneau, l’important n’est pas seulement le résultat du référendum, mais aussi la participation étudiante.

Même dans l’éventualité d’un refus, les résultats pourraient permettre de mieux comprendre les besoins et les préoccupations de la communauté étudiante. En effet, au bas du bulletin de vote il sera possible d’inscrire la raison de cette décision.
« Si les membres étudiants votent non, ce sera aussi intéressant de comprendre pourquoi », souligne-t-elle. « Ça peut nous aider à voir ce qui fonctionne moins bien dans la proposition ou ce qui pourrait être amélioré. »
D’ici là, elle encourage les étudiants à discuter du projet entre eux et à s’informer sur les différents aspects de la proposition.
Au-delà de la question du transport, ce référendum permet à la communauté étudiante de faire entendre sa voix. Il représente aussi une occasion de participer à une décision qui pourrait influencer la vie sur le campus. La participation est importante.





