Conseil central de l’AGE UQTR: Loi 9 et restructuration facultaire

0
Publicité
Crédit photo: AGE UQTR

Le 26 mars dernier, les représentants d’associations de programmes ainsi que le CX de l’AGE UQTR se sont rencontrés pour un ultime conseil central. Hautement politique, cet événement a permis de prendre position sur les dossiers qui viendront très prochainement bouleverser la vie académique.

Présidé cette fois-ci par Frédérik Farel Borel, le conseil s’est ouvert sur le dossier de la restructuration académique. Porté par les responsables Olivier Malo et Caroline Couture, le projet de restructuration académique pourrait changer la face du fonctionnement interne et du pouvoir étudiant à l’UQTR.

Restructuration facultaire

À l’heure actuelle, les 27 départements de l’UQTR fonctionnent de façon indépendante, avec chacun leur directeur de département. L’administration actuelle à été jugée non viable par les différentes instances de l’UQTR. En effet, l’ensemble des programmes d’études (environ 400) dépendent de trois doyens et de deux vice-recteurs. Face aux différents enjeux et problématiques respectives, la restructuration facultaire permettrait d’avoir des doyens plus proches de la communauté étudiante. Elle permettra aussi, selon Olivier Malo, de prendre action plus rapidement dans les programmes et de changer la donne au niveau de la prise en charge et de l’accessibilité.

Les 27 départements seront refondés sous la mouture de cinq facultés, toutes chapeautés par leur doyen respectif. Un conseil de faculté sera établi pour permettre aux différents acteurs académiques de faire valoir leur opinion au doyen. La présentation de ce nouveau modèle a suscité plusieurs questionnements au sein du conseil central de l’AGE UQTR. Parmi les problèmes qui font sourciller, on retrouve l’absence de pouvoir réelle de la communauté étudiante.

Ces derniers sont présents en petit nombre dans les conseils de faculté dans un minimum de deux étudiants par faculté. Mathématiquement, si les cinq facultés ont deux étudiants au sein de leur conseil, on se retrouve avec 10 étudiants ayant un pouvoir décisionnel sur plus de 10 000. Les responsables de la restructuration ont toutefois répondu que les étudiants avaient un pouvoir d’influence, notamment dans le cadre des tables de concertation étudiante.

Ces tables regrouperont les différentes associations de programme qui pourront porter leurs enjeux à leur doyen. Toutefois, les tables de concertation étudiante n’auront pas de pouvoir décisionnel. À ce propos, un membre du conseil central à exprimé son désarroi face à Olivier Malo et Caroline Couture : « Il n’y a pas de lieu de pouvoir ni de collégialité si on ne prend pas l’avis des étudiants … dans l’état actuelle des choses, ça me semble être juste pour que ça fasse joli qu’il y a des étudiants ».

Les membres du conseil central ont aussi rappelé que le projet de restructuration académique s’est fait selon eux en vase clos, malgré le fait qu’il soit en branle depuis maintenant quatre ans. Selon une source, sur les 400 répondants sondés en ce qui à trait à la restructuration facultaire, seulement quatre répondants font partis de la population étudiante.

Loi 9

Parmi les autres prises de position importante, le conseil central a dénoncé la Loi 9. Cette nouvelle loi votée par le gouvernement de la CAQ empêche le port de signe ostentatoire dans la fonction publique. Les représentants étudiants ont estimé que la loi 9 brimait les droits fondamentaux mais aussi le droit d’accessibilité à l’information. En effet, dans le cadre de certains programmes, le conseil central a dénoncé particulièrement l’imposition de la loi dans le cadre des stages.

Le conseil a aussi soulevé le fait que la loi forçait les étudiants à choisir entre leur religion et leur profession. Les officiers de l’AGE UQTR ont donné l’exemple des stages en orthophonie. Dans l’optique d’une étudiante portant le voile et souhaitant faire une pratique privée, elle devra malgré tout faire un stage dans le public et donc se conformer aux exigences de la loi 9.

Pour plus d’informations sur le fonctionnement et le rôle du conseil central, consultez l’article de Louise Collard.

Publicité

REPONDRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici