
Entre rigueur mentale, esprit d’équipe et équilibre études-sport, Hugo et Gabrielle représentent une discipline souvent méconnue : celle du golf universitaire à l’UQTR. Tous deux athlètes des Patriotes, ils incarnent deux parcours distincts, mais une même façon d’habiter leur sport. Portrait croisé de deux athlètes pour qui le dépassement rime avec la discipline.
Deux parcours, une passion commune
À première vue, le golf universitaire semble discret. Peu bruyant, rarement sous les projecteurs. Pourtant, à l’UQTR, il se vit avec la même intensité que les sports plus médiatisés.
Hugo Boucher, 26 ans, complète un baccalauréat en administration des affaires, profil marketing. Il complète sa troisième année avec les Patriotes. Il est capitaine-assistant de l’équipe de golf. Hugo joue au golf depuis son enfance. Son père et son grand-père l’ont initié très tôt. « On est trois générations à jouer ensemble, c’est super le fun », dit-il.
Gabrielle Nepton, 27 ans, suit un autre rythme. Elle vient de l’Abitibi. Étudiante en quatrième année de doctorat en chiropratique. Elle a déjà complété un baccalauréat en biologie médicale à l’UQTR. Elle jongle entre cours, clinique universitaire et entrainements. Sport-études en natation au Cégep, Gabrielle revient au golf plus tard. Le déclic est sensoriel. « Quand tu frappes une bonne balle, c’est un rush », dit-elle.
Conciliation sport-études : journées longues, efforts invisibles

Les deux athlètes partagent la même réalité de terrain. Le golf universitaire exige temps, endurance et discipline. Leur quotidien dépasse largement la simple carte de pointage. Hugo enchaine cours, travaux et séances d’entrainement. Il doit aussi maintenir un certain nombre de crédits pour rester admissible au sein des Patriotes. Ensuite s’ajoutent des heures de gym, de pratiques et d’engagement communautaire.
Gabrielle vit des journées très chargées. « On peut passer de huit heures le matin à huit heures le soir à l’école », explique-t-elle. Elle commence à voir des patients à la clinique universitaire. De plus, elle suit encore des cours.
Les tournois demandent un effort particulier. « La première journée, on joue deux rondes, 36 trous sans pause », décrit Hugo. Cela représente environ plus de 30,000 pas en une journée. Gabrielle confirme cette intensité. « Marcher pendant quatre heures, parfois plus, reste exigeant », dit-elle. Les conditions varient constamment. Pluie, chaleur et fatigue mentale rythment les tournois.
L’esprit d’équipe au cœur du jeu
Au-delà des performances, les deux athlètes insistent sur l’esprit d’équipe. Vu de l’extérieur, le golf semble solitaire. En milieu universitaire, chez les Patriotes notamment, c’est tout le contraire. Chez les patriotes, le golf rassemble. Les équipes féminines et masculines s’entrainent ensemble. Ils participèrent à des activités de cohésion. Ils se croisent au gym et au simulateur. En tournoi, le classement, lui aussi, se joue en équipe. « Notre score individuel compte peu seul », explique Gabrielle. Les résultats se cumulent pour former le score de l’équipe. Une bonne ou une mauvaise ronde influence tout le groupe.

Hugo voit une belle évolution. « Quand je suis arrivé, c’était plus individuel. On a fini comme une vraie équipe », analyse-t-il. Il décrit une formation travailleuse, résiliente, tournée vers le collectif.
Rendre le golf visible sur le campus
La visibilité du golf demeure toutefois limitée sur le campus. Les deux athlètes ont le même constat. Le golf des Patriotes reste peu connu à l’UQTR. Hugo souligne : « Beaucoup ignorent même l’existence de l’équipe ».
Gabrielle ajoute que l’équipe féminine reste encore plus méconnue. Tous deux invitent la communauté à découvrir leur sport. Les tournois de septembre représentent un moment clé. Hugo insiste sur la qualité du circuit universitaire québécois. Il rappelle la présence de très bons joueurs. Il aimerait voir davantage de public pendant les championnats.
Pour Hugo Boucher et Gabrielle Nepton, le golf dépasse le simple score. Le sport leur a appris la gestion du temps, des émotions et du présent.
Aux étudiants et étudiantes qui hésitent, les deux athlètes envoient un message simple : le golf universitaire des Patriotes gagne à être connu. Et la prochaine histoire pourrait bien être la leur.




