Rouler hiver comme été : la Cyclerie montre que c’est possible

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Kiosque de La Cyclerie, le 19 novembre 2025. Crédits: Journaliste.

Le mercredi 19 novembre dernier, la Cyclerie a crié présence à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Comptant plus de 350 membres de tous âges, cet OBNL, basé au Cégep de Trois-Rivières, est ouvert à tous, étudiants ou non.  Son mandat vise à rendre les cyclistes autonomes dans l’entretien de leur vélo, tout en prônant la pratique hivernale avec plusieurs astuces pour y arriver. L’organisme accompagne les gens dans chaque étape de leur transition vers un mode de vie plus écologique et économique.

Affronter l’hiver à vélo : une question d’adaptation et de préparation

Vélo quatre-saisons de Claude Ferron, affiché lors de la conférence du 19 novembre 2025. Crédits: Journaliste.

Lorsque les premiers froids s’installent, le corps doit réapprendre à composer avec les basses températures. Ce choc initial, ressenti dès qu’on enfourche son vélo, s’estompe graduellement au fil des semaines. L’organisme finit par s’acclimater, même si chaque nouvelle sortie exige un moment d’ajustement.

« Un sage m’a déjà dit : il n’y a pas de mauvais temps, mais de mauvais équipements! »

Mentionne Claude Ferron, fondateur de La Cyclerie

La stratégie vestimentaire repose sur un système de couches superposées, similaire à celui des sportifs. Une première couche respirante, en coton ou en laine, se confond avec la peau et évacue l’humidité. Par-dessus, une couche imperméable protège l’extérieur. Cette approche en étapes permet de retirer un vêtement en cours de route si la chaleur devient trop lourde.

Les extrémités demeurent les zones les plus sensibles au froid. Alors, des gants techniques à trois doigts, un cache-cou et des lunettes protectrices deviennent alors indispensables pour maintenir le confort et la dextérité lors du déplacement.

Du vélo, peu importe le budget

La Cyclerie propose également des vélos reconditionnés à prix abordables, entre 20 et 200 dollars, ainsi qu’un inventaire de pièces usagées. Cette approche rend le cyclisme accessible financièrement surtout comparé aux coûts annuels d’une automobile qui dépassent souvent 5 000 dollars par année, selon M. Ferron.

Kiosque de La Cyclerie, le 19 novembre 2025. Crédits: Journaliste.

« On veut rendre les rues plus fluides, des milieux de vie plus agréables au quotidien »

s’exprime Claude, fondateur de l’organisme

L’adoption du vélo comme moyen de transport quotidien soulève plusieurs questionnements légitimes. Heureusement, des solutions concrètes existent pour chaque obstacle rencontré. La réparation et l’entretien constituent souvent un frein majeur. Les ateliers communautaires de La Cyclerie offrent actuellement un espace où les cyclistes sont accompagnés par des bénévoles expérimentés pour la réparation du vélo. De plus, commencer par de courts trajets, comme une course rapide, permet d’apprécier les avantages. Ensuite, tester le trajet domicile-travail une journée, puis deux, puis trois, mène naturellement vers une adoption plus régulière, explique Claude Ferron.

« Surtout que moi, ce que j’aime le plus, c’est le contact avec l’environnement, ça te rend vivant. » Dit-il.

Fondée en 2022, La Cyclerie est un organisme à but non lucratif qui encourage l’adoption du vélo comme moyen de transport quotidien. Avec plus de 350 membres, l’organisme déploie ses activités dans les écoles et offre des conférences pour démystifier le vélo quatre saisons. Un groupe d’accompagnement de 25 personnes aide les nouveaux adeptes à s’équiper et à apprivoiser le cyclisme, peu importe la saison. Les personnes intéressées peuvent consulter le site web de https://www.lacyclerie.ca/ pour découvrir l’inventaire disponible ou s’informer sur les services offerts.

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