
Le vendredi 19 septembre avait lieu la 3e édition de la marche « La rue, la nuit, femmes sans peur » dans le cadre de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes. L’événement était organisé par le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Trois-Rivières.
Des partenaires de choix
Dès 18 h 30, plusieurs personnes se sont rassemblées au parc Champlain pour profiter des nombreux kiosques qui étaient sur place. Le CALACS proposait aux participant(e)s des pancartes avec divers slogans. On pouvait lire des phrases telles « Féministes en tabarnack » et « Même mon chien comprend quand je dis non ». Dépliants, balles de stress, autocollants et autres étaient aussi distribués.

L’organisme De Connivence avait un kiosque sur place. Il s’agit, entre autres, d’une maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Le Centre de santé des femmes de la Mauricie était également sur les lieux. Il offre divers services en santé sexuelle et en santé psychosociale. Des bénévoles du Gris Mauricie Centre-du-Québec tenaient un kiosque pour répondre aux questions. Il s’agit d’un organisme œuvrant pour favoriser une meilleure connaissance de la diversité sexuelle et de genre. Trans Mauricie Centre-du-Québec était également sur place, informant les passants sur leurs services d’accompagnement des personnes trans, non-binaires ainsi que leurs familles et amis. La clinique de santé mentale, sexuelle et sociale Chez Foufounes tenait aussi un kiosque d’information. Finalement, l’organisme le Far était aussi présent; il s’agit d’une maison d’hébergement destinée aux femmes vivant toute forme de violence.
Une marche qui donne des frissons
Vers 19 h 45, la directrice du CALACS Trois-Rivières, Camille Souza, s’est adressée à la foule pour lui souhaiter la bienvenue. Elle a expliqué les trois raisons qui poussent l’organisme à organiser cette marche : c’est parce qu’on le doit, parce qu’on le veut et parce qu’on le peut. Les militant(e)s ont donc revêtu leurs chandails à l’effigie de la marche, ont pris leurs pancartes et se sont préparés à marcher.

La marche a débuté vers 20 h, le groupe a descendu la rue des Forges vers le port de Trois-Rivières. La marche était escortée tout au long par des véhicules de police. Les participant(e)s criaient des slogans tels que « Survivantes, victimes, on vous croit », faisant le maximum de bruit pour faire entendre leur cause. L’effet fut captivant, les passant(e)s s’arrêtant pour regarder, prendre des photos et encourager le groupe. La marche se termina au port de Trois-Rivières, où Camille Souza reprit la parole pour remercier les participants et participantes.
Un organisme qui travaille sans relâche
Le CALACS de Trois-Rivières œuvre sur trois volets : en aide directe, en sensibilisation et en luttes et revendications. Il offre plusieurs services, comme des rencontres individuelles avec une intervenante, des consultations téléphoniques et des groupes de soutien, le tout gratuitement et en toute confidentialité.
La marche « La rue, la nuit, femmes sans peur » a pour but de revendiquer le droit des femmes à la sécurité et à se réapproprier les espaces publics, qui sont trop souvent associés à la peur. La Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes est une journée de commémoration, de sensibilisation et de mobilisation, dans l’optique d’un monde plus sécuritaire, plus juste et plus solidaire pour tous.




