17e édition du défi théâtral Domino: L’humour théâtral à son meilleur

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Rémi Francoeur et Carole Lafrance, comédiens et aussi personnages dans Les révoltés, en pleine lecture du texte de leurs personnages… mais aussi d’eux-mêmes. Photo: N. Tranchemontagne
Rémi Francoeur et Carole Lafrance, comédiens et aussi personnages dans Les révoltés, en pleine lecture du texte de leurs personnages… mais aussi d’eux-mêmes. Photo: N. Tranchemontagne

Le 12 avril dernier se tenait au Café-bar Zénob la 17e édition du défi théâtral Domino, la 16e ayant non officiellement eu lieu le 3 avril lors d’une soirée bénéfice. Le défi théâtral Domino comprend trois équipes ayant une fin de semaine seulement pour créer une pièce d’une dizaine de minutes, et cela de A à Z.

Comme toujours, les participants avaient certaines contraintes à respecter. C’est autour du thème «Gros, c’est beau» que les pièces devaient graviter. Les auteurs devaient quant à eux intégrer la phrase suivante: «Il y en a à qui je fais la cour, d’autres à qui je fais le jardin.»

Éternelle jeunesse

Les ombres chinoises dans Éternelle jeunesse permettaient un jeu intime et une interaction entre les comédiens des deux côtés du drap, comme c’est le cas entre Gabriel Godbout (devant) et Jolianne Dufresne (derrière). Photo: N. Tranchemontagne
Les ombres chinoises dans Éternelle jeunesse permettaient un jeu intime et une interaction entre les comédiens des deux côtés du drap, comme c’est le cas entre Gabriel Godbout (devant) et Jolianne Dufresne (derrière). Photo: N. Tranchemontagne

Avec Marie-Christine Perras (metteure en scène), Pierre Corbeille (auteur), Gabriel Godbout, Jolianne Dufresne et Phébée Paquette (comédiens), la première équipe a présenté Éternelle jeunesse, une pièce comique racontant avec audace l’histoire d’un cabinet de médecins et des désirs ardents s’y déroulant. C’est à l’aide d’ombres chinoises, reflet des fantasmes cachés, que la pièce a pu «montrer» des passages osés tout en gardant humour et bon gout.

Gros poupon

Ève Lisée et Éric Ayotte incarnaient un couple jouant la comédie dans Gros poupon. Photo: N. Tranchemontagne
Ève Lisée et Érik Ayotte incarnaient un couple jouant la comédie dans Gros poupon. Photo: N. Tranchemontagne

La deuxième équipe, composée de Gilles Devault (auteur), d’Éric Ahern (metteur en scène) ainsi que d’Ève Lisée, d’Érik Ayotte et de Geneviève Lafleur (comédiens), présentait Gros poupon. La pièce faisait le récit d’un couple en plein milieu d’une dispute nocturne alors qu’une jeune voyageuse (Geneviève Lafleur) logeait pour une nuit dans leur petit appartement. Ce qui commençait comme un drame conjugal s’avéra n’être finalement qu’un subterfuge ingénieux pour amener la jeune femme à quitter leur appartement et aussi à tromper le public.

Cette 17e édition du défi Domino a été une réussite phénoménale, offrant dans son ensemble une réalisation d’une grande justesse et un humour savoureux du début à la fin.

Les révoltés

Pour la troisième équipe, ce sont Stéphane Bélanger (auteur), Pierre McLeod Tremblay (metteur en scène) en compagnie de Rémi Francoeur, Carole Lafrance et Sarah Demers (comédiens) qui ont clôturé cette soirée avec Les révoltés. Cette dernière pièce exposait un grand jeu de mise en abyme où les comédiens se jouaient eux-mêmes, pratiquant un texte où ils allaient encore se jouer, bien que ce texte raconte ce qu’ils jouaient à l’instant. Complexe, mais merveilleusement réalisé! Metteur en scène et auteur se sont amusés en finissant la pièce en beauté, y incluant l’entièreté des contraires parmi lesquels ils devaient choisir.

À la suite des présentations, c’est Stéphane Bélanger qui s’est vu décerner avec mérite le Coup de cœur du public. Cette 17e édition du défi Domino a été une réussite phénoménale, offrant dans son ensemble une réalisation d’une grande justesse et un humour savoureux du début à la fin.

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