
Lundi le 3 février 2020, de 15h à 19h, aura lieu la première édition mauricienne de la Caravane #moiaussi; se déroulant dans les locaux du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), situés au 950 rue Royale (bureau 104), les personnes ayant subi de la violence à caractère sexuel sont invitées à aller y rencontrer des spécialistes des milieux juridiques et médicaux afin d’obtenir un soutien psychosocial ainsi qu’un complément d’informations par rapport aux démarches légales qu’elles peuvent entreprendre.
La naissance d’un concept
Né d’une collaboration entre le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), la clinique juridique Juripop et le réseau des CAVAC, le concept de la Caravane #moiaussi veut permettre à ceux et celles qui en ressentent le besoin de se confier et de s’informer auprès de divers spécialistes afin de mieux comprendre l’aspect légal qui se cache derrière les démarches de dénonciation.
ça peut aussi toucher les hommes et la communauté LGBTQIA2+
-Marie-Maude R. Beauvais
Pour sa visite en Mauricie, la Caravane #moiaussi s’allie à l’organisme sans but lucratif EMPHASE; cet organisme créé en 2014 vise à aider les hommes qui ont été agressés sexuellement dans l’enfance, notamment par l’entremise d’activités et de groupes de soutien. L’événement, qui se veut ouvert à tous, est gratuit et ne nécessite aucune prise de rendez-vous. Avocat.e.s, procureur.e.s, policier.ère.s et intervenant.e.s sociaux.ales seront présent.e.s sur place afin d’accueillir les intéressé.e.s. Les consultations se dérouleront dans un climat de confiance et de confidentialité. De plus, ceux et celles qui ne pourront s’y rendre pourront tout de même contacter le 1-833-JURIPOP durant les heures de l’événement afin de poser leurs questions aux professionnel.le.s présent.e.s sur place. Les lieux sont également accessibles pour les personnes en fauteuil roulant.

Ce projet, qui est rendu possible grâce à la contribution financière du Ministère de la Justice du Québec, a d’abord été initié à Montréal en 2017 à la suite de la vague #moiaussi. Plus de 130 personnes s’étaient présentées à la première édition de la Caravane qui avait eu lieu durant une fin de semaine.
On s’est rendu compte que les victimes de violence sexuelle ne connaissaient pas les différents recours qui s’offraient à eux.
-Marie-Maude R. Beauvais
Lors de cette première édition, qui était mise en place par Juripop, l’organisation a réalisé que les personnes victimes d’agression sexuelle étaient peu informées quant à leurs droits. « On s’est rendu compte que les gens avaient peu d’informations, surtout au niveau juridique. Les victimes de violence sexuelle ne connaissaient pas les différents recours qui s’offraient à eux », mentionne Marie-Maude R. Beauvais, avocate et chargée de projets chez Juripop.
Un événement qui se veut inclusif
Bien que l’on pense souvent aux femmes lorsque l’on fait mention des violences à caractère sexuel, il est certain qu’une partie plus élargie de la population peut également en être victime. Beauvais explique que l’événement est ouvert à tous et à toutes. « Que vous soyez une femme, un homme, une personne transgenre et/ou non-binaire, il n’y a pas de discrimination. On dit beaucoup que ça peut toucher les femmes, mais ça peut aussi toucher les hommes et la communauté LGBTQIA2+ », dit cette dernière.
Pour en savoir plus au sujet de la Caravane #moiaussi, visitez la page Facebook de l’événement.




