Création de l’ASTRE UQTR : Les employés-étudiants de l’UQTR se syndiquent

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Le conseil exécutif de l’ASTRE UQTR. Photo : Claudia Berthiaume

Dorénavant, tous les étudiants de l’UQTR qui ont un emploi au sein de l’Université, que ce soit pour l’institution même (CAPS, École internationale de français, support informatique) ou pour un professeur (assistanat de recherche, correction, travail en laboratoire, etc.), feront partie de l’Association Syndicale des Travailleurs Étudiants de l’UQTR (ASTRE UQTR). Cela a été officialisé le 27 septembre dernier lors de l’Assemblée générale de fondation du syndicat étudiant, qui est affilié à l’Alliance de la Fonction Publique du Canada (AFPC).

Assemblée et comités

Environ une vingtaine d’étudiants étaient présents au local 1806 du pavillon de la Santé lors de la création du syndicat étudiant. Lors de l’Assemblée, une version préliminaire des statuts et règlements généraux (SRG), calquée sur ceux de l’Université du Québec en Outaouais, a été adoptée. Il reste encore plusieurs modifications à apporter aux SRG, et la nouvelle version devrait être adoptée lors d’une autre Assemblée générale à l’hiver 2012.

Le conseil exécutif du syndicat a également été élu. Tous les candidats ont été nommés par acclamation à leurs postes respectifs. Voici donc la composition du conseil exécutif : Hugo Loranger à la présidence, Guillaume Sirois à la vice-présidence, Frédéric Déru au secrétariat et à la trésorerie, Simon Fitzbay est le responsable des relations de travail et, finalement, Véronique Veilleux est la responsable de la mobilisation.

Après d’interminables élections (protocole de l’AFPC oblige), la composition du comité de négociation a été connue. Il s’agit d’Hugo Loranger, Louis Lacroix, Jolianne de Tonnancourt et Simon Fitzbay. Les quatre élus proviennent du domaine des sciences humaines (incluant administration). Il faut néanmoins mentionner qu’il ne semblait pas y avoir beaucoup d’étudiants du domaine des sciences dans l’assistance.

Le comité de négociation devra préparer un mandat de négocier qui sera approuvé par les membres lors de la prochaine Assemblée générale. Une fois cette étape franchie, le syndicat pourra s’entendre avec l’administration de l’UQTR pour la négociation d’une convention collective. Il a également été question de choisir les délégués syndicaux pour quelques départements, en fonction des gens présents.

La dernière étape de l’Assemblée consistait à choisir les modalités de cotisation des membres. Il a été proposé et adopté de percevoir une cotisation immédiate s’élevant à 1,85% du salaire des employés-étudiants. Cet argent sera utilisé, jusqu’à la signature de la convention collective, pour aider au démarrage du syndicat. Lorsque la convention collective entrera en vigueur, l’ASTRE UQTR devra envoyer environ la moitié du montant prélevé aux étudiants à l’AFPC.

Pourquoi un syndicat?

L’idée a d’abord germé dans la tête d’Hugo Loranger après qu’il ait été approché par certains étudiants qui vivaient des frustrations dans leur travail. Il faut mentionner que M. Loranger n’est pas le dernier venu en matière de syndicalisation. En effet, il possède dix ans d’expérience dans le domaine. Il est actuellement le président du Syndicat Québécois des Employées et des Employés de Service (SQEES), un syndicat affilié à la FTQ. Il est diplômé du collège FTQ-Fonds et a de l’expérience dans la négociation de convention collective, ce qui est un avantage pour les étudiants de l’UQTR, selon ses dires. Sur le plan académique, il est titulaire d’un baccalauréat en ressources humaines et est actuellement en train de faire une maîtrise en relations de travail.

Lors de la tournée des départements que M. Loranger a effectué au cours de l’été dernier avec des représentants de l’AFPC, plusieurs problématiques ont été soulevées par les étudiants rencontrés. Notamment, des difficultés en ce qui a trait à la signature des contrats de travail, des paies reçues tardivement, des injustices quant à l’échelle salariale, des cas de non-respect de la propriété intellectuelle, du travail non-déclaré, l’état délabré de certains locaux, et j’en passe. Évidemment, tous ces points serviront de bases pour entamer les négociations avec l’administration, qui semble très ouverte, selon le président de l’ASTRE. Un sondage a également été mis sur pied et a été envoyé à l’ensemble des travailleurs-étudiants dans les dernières semaines pour aider à connaître la réalité de tous les étudiants.

Il semble que la majorité des gens rencontrés lors de la campagne de syndicalisation étaient contents d’avoir un porte-parole qui les représenterait. En effet, plusieurs étudiants doivent composer avec la dualité professeur/employeur. «Ils sont conscients de la chance qu’ils ont de travailler, mais ils ne veulent pas nuire à leurs études et hésitent parfois à le dire», explique M. Loranger. Par contre, la délégation a été mal reçue dans d’autres départements, souvent par peur de représailles, selon le président. Pour en savoir plus, et connaître vos représentants-étudiants, présentez-vous à l’Assemblée générale qui aura lieu à l’hiver 2012.

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