
Depuis le 23 mars et jusqu’au 2 avril 2026, plus de 1600 organismes communautaires à travers le Québec sont en grève dans le cadre du mouvement “Le communautaire à boutte”. À l’origine de cette mobilisation : un ras-le-bol général face à un budget provincial jugé insuffisant. La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles s’est jointe au mouvement, suspendant notamment ses rencontres avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Un geste fort, qui culminera avec un grand rassemblement prévu le 2 avril devant l’Assemblée nationale.
Ceux qui défendent le communautaire au quotidien
Derrière cette mobilisation se cache la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles. Concrètement, elle représente environ 3000 organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux à travers le Québec. Elle agit comme une porte-parole : elle discute directement avec le gouvernement, notamment avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et Santé Québec, pour défendre les intérêts des organismes et se battre pour un meilleur financement.
En ce moment, elle a même décidé de suspendre plusieurs rencontres prévues avec ces instances, un geste qui montre à quel point la situation est sérieuse. La Table ne fait pas juste parler : elle pose aussi des actions concrètes pour défendre les groupes, comme elle l’a déjà fait en 2025 avec une mise en demeure pour protéger la distribution des fonds. Derrière tout ça, il ne faut pas oublier que ces organismes soutiennent chaque jour des milliers de personnes, souvent dans l’ombre, avec des ressources limitées.

Quand trop, c’est trop
Mais aujourd’hui, la situation est rendue critique. Les demandes d’aide explosent, les équipes sont épuisées, et les ressources financières ne suivent pas. Le mouvement “Le communautaire à boutte”, c’est donc une façon de dire stop. Le mouvement veut envoyer un message clair : ça ne peut plus continuer comme ça. Les organismes demandent un financement plus juste, notamment une augmentation majeure des budgets et une meilleure indexation pour suivre le coût de la vie.
Si tu veux en savoir plus sur le mouvement, comprendre les revendications des militants ou suivre les actions à venir, tu peux aller directement sur leur site web.




