Le Québec une page à la fois: La littérature ― un défi de tous les jours

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Romans. Littérature. Poésie. Lecture. Des mots auxquels tous ne sont pas nécessairement familiers, mais qui manquent à la culture de plusieurs. C’est malheureux de savoir que nos auteurs sont si souvent dans l’ignorance de leurs concitoyens.

Pourquoi s’arrêter aux romans à succès américains où les histoires d’amour à l’eau de rose et les intrigues policières trop facilement résolubles pullulent et prennent toute la place? Ne devrait-on pas regarder plutôt ce qui se produit ici, au Québec, et ainsi encourager la culture locale qui ne demande qu’à être reconnue?

Un défi pour tous

Même pour les plus férus d’entre nous de littérature, il n’est pas toujours facile de rendre hommage aux auteurs québécois. La lecture est en soi un geste qui demande du temps; et il semble qu’à l’époque où nous vivons, le temps est ce qui manque le plus dans nos vies.

quoi de mieux qu’un bon livre pour nous rappeler que malgré tous les malheurs possibles, la vie peut être belle et agréable.

J’ai lu dernièrement un texte d’une blogueuse, qui m’a particulièrement accroché. Josiane Stratis est la rédactrice en chef et la cofondatrice du site internet Ton petit look. C’est une page où l’on retrouve des textes de toute sorte à propos de la mode et de l’affirmation de soi. Tous écrits par des femmes.

Le 5 janvier dernier, Josiane Stratis publia «#52RomansQueb2017, un petit défi pour lire plus de romans d’ici», un article où elle propose un moyen de prendre du temps off, afin de pouvoir décrocher à travers la lecture. Mais pas n’importe laquelle. Celle de romans d’ici. Il n’y a pas que les Américains qui sont capables d’écrire de belles histoires d’amour.

La littérature québécoise a son charme, et elle mérite d’être connue et appréciée. Pour 2017, mon défi sera non seulement de lire des romans et des recueils de poésie locaux, mais de vous en parler et de faire en sorte que les auteurs de la région connaissent un peu de renommée au sein de la population étudiante que nous sommes.

Un peu d’espoir et de vie pour 2017

Après cette année 2016 qui fut particulièrement difficile pour plusieurs, quoi de mieux qu’un bon livre pour nous rappeler que malgré tous les malheurs possibles, la vie peut être belle et agréable. Quoi de mieux pour décrocher de notre travail, de l’école, de nos soucis familiaux et autres. On a tous besoin d’une activité quelconque pour mettre notre cerveau sur pause. Pour certains, ce sera le sport. Alors que pour d’autres, ce sera la musique ou l’art. Pour d’autres encore, ce sera la lecture.

Ne l’ayant découverte que tout récemment, je suis tombée dès les premières lignes sous le charme de l’écriture de Marie-Renée Lavoie. Son roman La Petite et le vieux (Grand Prix de la relève Archambault en 2011 et finaliste pour le prix France-Québec) est empreint d’une légèreté enfantine. Riche d’un sens profond sur l’unicité et l’amour d’une famille qui s’entraide et se soutient dans tous les malheurs, cette belle histoire nous transporte littéralement dans un «ouragan de vie». Elle nous fait voir que le bonheur n’est pas dans l’argent que l’on rapporte à la maison après une journée de travail. Il est dans les relations que nous bâtissons avec notre entourage. Le bonheur est dans toutes les petites choses de la vie.

Photo: XYL Éditeur
Photo: XYZ Éditeur

C’est ce qu’Hélène, jeune protagoniste du roman à laquelle on s’attache irrémédiablement, nous apprend inconsciemment. Grâce à son courage, sa fidélité et sa simplicité, elle sera à l’image de son héroïne de dessins animés, Lady Oscar. C’est sur son fidèle destrier qu’elle parcourra les chemins jonchés d’embûches, toujours accompagnée de son vieil ami Roger, le voisin grincheux.

Son imaginaire débordant et avide de drames, conjugué à une vie ordinaire dans un quartier pauvre de la ville, lui fera vivre les choses autrement. Sans s’attarder sur leur condition de vie moyenne, Hélène et sa famille regarderont la vie du bon côté, avec simplicité et optimisme.

Il n’y a pas que les Américains qui sont capables d’écrire de belles histoires d’amour.

C’est à cela que sert la littérature: rendre compte de la réalité de la vie qui peut être parfois choquante, mais toujours révélatrice de ce que l’on cherche, bien souvent, à ne pas saisir. La littérature nous fait voir. Elle sert à nous faire comprendre le fondement de l’être humain et ce qui le pousse à agir de différentes manières.

Sans nécessairement comprendre à chaque fois ce qu’un auteur chercher à communiquer, j’ai toujours l’impression, à la fin d’une lecture, d’avoir été touchée par quelque chose de profondément enfoui à travers les mots que je viens de lire. Les mots transmettent des émotions, des images. Ils sont signifiants et signifiés tout à la fois. C’est grâce au lecteur que le texte peut être complet. Et c’est grâce à lui que l’on peut s’évader de notre monde.

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