Le slam poésie et le comité de solidarité s’unissent pour créer un événement de poésie engagée

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Vendredi 19 novembre, le backstore hébergeait une soirée jam slam engagée, retour sur cette soirée conviviale d’art et de solidarité internationale.

Slam par Ulysse Gagnon-Plouffe. Crédits : journaliste

Des lectures politiques

Aux environs de 19h30, les lectures ont commencé. Quatre lecteurs inscrits ont ouverts la soirée par leurs poèmes engagées. Les thèmes de la guerre, la paix, l’écologie et la santé mentale ont été abordés. Après une courte pause, la soirée s’est poursuivie par des lectures sous forme de micro-ouvert cette fois. Plusieurs lecteur.ices ont sauté le pas en lisant pour la première fois leur texte devant un public. Les poèmes étaient intimes, politiques, poignants. D’autres thèmes tel que le harcèlement sexuel, l’écoféminisme et l’espoir ont traversé les lectures des poètes.ses dans cette deuxième partie de soirée. Vers 21h30, les poètes.ses ont libérés la scène pour faire place à un jam auquel tous.tes pouvaient se joindre.

Anne-Julie Morasse au micro-ouvert. Crédits : journaliste

La place de l’art au comité de solidarité

Anne-Julie Morasse, agente d’éducation à la citoyenneté volet jeunesse au comité de solidarité de Trois-Rivières (CS3R), animait la soirée aux cotés de Valerie Delage (directrice générale du comité de solidarité de Trois-Rivières). Elle nous parle de sa perception de l’art :« L’art est un moteur de changement social, un moteur de sensibilisation, un moteur de soulèvement de différents mouvements ». Elle souligne que depuis les débuts du comité, l’art a toujours été utilisé comme un outil de sensibilisation, notamment avec le projet Change le monde une œuvre d’art à la fois qui mêle créativité plastique et réflexions politiques à travers les milieux scolaires et communautaires. C’est dans la continuité de ce processus jonction des arts et de sensibilisation politique qu’Anne Julie Morasse et Coralie Rose ont décidé d’organiser une soirée de slam jam de poésie engagée. Leur but « d’aller rejoindre différents publics et rassembler tout ce monde » fut un succès puisqu’une quarantaine de personnes d’horizons variés étaient présentes à l’événement.

Le jam. Crédits : journaliste.

Quelques défis pour l’organisation

Le slam poésie de Trois-Rivières est porté par Coralie Rose (qui travaille également au volet jeunesse du comité de solidarité de Trois-Rivières) et Angie Arcand. Hors, les deux organisatrices ont attrapé la Covid juste avant la soirée et n’ont donc pas pu participer à l’animation de la soirée. Les derniers préparatifs ont alors été « plus ardus » a confié Coralie. Mais finalement, bien que les organisatrices du slam n’aient pas pu être présente, la soirée s’est déroulée sans embûches. Il ne manquait pas non plus d’instruments pour le jam, puisque de nombreuses personnes (même non participantes à la soirée) ont accepté de prêter leurs instruments pour l’événement.

Le comité récoltait des dons au cours de la soirée. Comme Valerie Delage l’a rappelé, ce sont les dons qui permettent la liberté d’action et d’expression du comité de solidarité de Trois-Rivières, qui peut alors se passer de l’aide du gouvernement pour prendre position sur des sujets dans lequel il ne se trempe pas. Le comité de solidarité organise notamment une conférence au sujet de la Palestine le 28 novembre. Il est également possible en tous temps d’encourager leur actions par des dons ou en devenant bénévole !

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