Les Marinellis à l’Embuscade: Complètement disjoncté

0
992
 LUITR_Camp-de-recrutement.png
Le chanteur Cedric Marinellis est en quelque sorte une vraie «bête» de scène. Photo: A. Lemieux

Le mercredi 2 décembre dernier au soir, l’Embuscade accueillait en ses lieux le plus qu’éclaté band de garage Les Marinellis. Après une arrivée tardive sur scène, soit vers 23h15, la formation montréalaise n’a pas perdu de temps à captiver son public. Le retard devenait donc très bien justifié en constatant que l’alcool semblait être un prérequis lors de cette soirée et en apercevant l’allure «distinguée» du chanteur. Bienvenue dans l’univers des Marinellis!

Là pour la fête

Les Marinellis s’affirment haut et fort comme des militants antibourgeois. En d’autres mots, leur principal intérêt est de faire jouer leur musique dans des conditions de fêtes où les gens sont entrainants et où l’espace permet l’excès. «La dernière fois qu’on est venus ici, on a fait du viagra et de l’extasie», lançait le guitariste dans son micro. Cette phrase a donné le ton au reste de la soirée et a permis d’anticiper ce à quoi le public aurait droit.

Les Marinellis et leur public ne formaient qu’un à l’occasion de leur spectacle à l’Embuscade. Photo: A. Lemieux
Les Marinellis et leur public ne formaient qu’un à l’occasion de leur spectacle à l’Embuscade. Photo: A. Lemieux

Le principal attrait de la soirée était sans contredit le chanteur de la formation. Cedric Marinellis, d’où le groupe tire également son nom, est arrivé sur scène avec une grande veste de fourrure, un chapeau et arborait magnifiquement la moustache. Au cours du spectacle, il retirait des vêtements un à un pour ne finir qu’avec une petite paire de culottes à paillettes. Outre chanter, jouer des maracas et de la tambourine, il s’amusait à donner une performance hors du commun en se dirigeant dans le public, en se couchant par terre ou en montant sur les caisses de sons. Autre facteur intéressant: il ressemblait très particulièrement au comédien québécois Jean-Carl Boucher. En somme, c’était littéralement le chaos dans la salle et le public avait beaucoup de plaisir à se débattre à l’avant de la scène avec le groupe.

Les Marinellis s’affirment haut et fort comme des militants antibourgeois. En d’autres mots, leur principal intérêt c’est de faire jouer leur musique dans des conditions de fêtes où les gens sont entrainants et où l’espace permet l’excès.

Band de garage

La formation montréalaise lançait son plus récent opus Île de rêve en mars dernier. Le groupe, qui se caractérise comme un groupe de garage rock and roll psychédélique, manie très bien des airs tout droit sortis des années 60 et 70. À certains égards, il emprunte presque l’avenue des Classels et des Baronets de l’époque au Québec avec leurs chœurs de voix. Les titres Entre Ses Pas et L’Hiver s’approprient à merveille des airs hawaïens à la manière du célèbre groupe The Beach Boys, qui apporte une touche très ludique à leur musique. Évidemment, le ton et la prononciation de voix du chanteur rappellent drôlement dans son cas les airs parfois du groupe Indochine comme dans le succès Tes yeux noirs et J’ai demandé à la lune, tout en se faisant plus grinçant que Sirkis.

Dans tous les cas, la formation déplaçait de l’air et les gens présents appréciaient la participation active entre le public et le groupe en se partageant, par exemple, une cigarette. Il était un peu malheureux par contre que les mots du chanteur soient inaudibles étant donné la musique relativement trop forte. Problème technique ou possiblement un choix du groupe, il aurait cependant été intéressant d’entendre un peu plus les textes composés en français et qui sonnent très bien sur l’album.

Les Marinellis ont terminé le spectacle avec un rappel de la chanson On dit. «On dit, c’est une toune de Noël qui parle de drogue», mentionnait Cedric avant d’entamer le titre. Une autre belle soirée à l’Embuscade comme le public les connait.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here