Les PME exportatrices, au cœur des débats à l’UQTR

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Une vue du public assistant à la conference, en presentiel. Crédits : Le journaliste

Le 13 novembre dernier, l’Institut de recherche sur les PME a accueilli une trentaine de participants pour une conférence novatrice. La discussion portait autour du vécu des PME exportatrices et l’impact réel des dispositifs d’aide à l’exportation. Florine Thiébault, étudiante au doctorat à l’Université de Mons en Belgique, a présenté une enquête qualitative inédite qui interroge les pratiques et stratégies des PME locales.

Un rendez-vous pour chercheurs et étudiants

Sur le campus de l’UQTR à Trois-Rivières, chercheurs et étudiants se sont réunis au Pavillon Desjardins-Hydro-Québec, pour un séminaire inédit. Le thème : « Donner voix aux PME exportatrices : de l’expérience terrain à la typologie des effets des aides à l’exportation par la méthode GIOIA.» Le débat portait sur une question centrale : comment les PME construisent-elles et mobilisent-elles leurs connaissances des dispositifs d’accompagnement à l’exportation ? L’évènement était gratuit et ouvert à tous. Il s’inscrit dans la série des « Séminaires Joseph-Chicha » de INRPME.

Une enquête qualitative qui innove

La conférencière a captivé l’auditoire en détaillant son enquête menée auprès de 45 PME exportatrices. Son analyse a permis d’identifier plusieurs types d’effets des dispositifs, ainsi que des profils d’usages selon la posture stratégique des dirigeants. Pour analyser ces données, la chercheuse a fait appel à la méthode GIOIA. Il s’agit d’une méthode d’analyse qualitative qui permet de mener une recherche fiable en respectant des normes rigoureuses (voir Corley et Gioia, 2011). Pour ce travail, la chercheuse a procédé par induction en se reposant sur un codage structuré. Ce dernier lui a permis de dégager des dimensions clés au moyen des entretiens semi-dirigés. Loin d’une vision statistique classique, cette approche lui a permis de valoriser la parole des dirigeants et les dynamiques internes des entreprises.

Des résultats qui interpellent

Une vue de la salle avant le début des discussions. Crédits : Journaliste

Participants et conférenciers ont eu l’occasion d’échanger sur la manière dont les résultats contestent l’adaptation des politiques publiques. Cette recherche propose une lecture renouvelée des dispositifs publics. La chercheuse a privilégié une analyse qualitative plutôt qu’une approche statistique, offrant une compréhension fine des pratiques. « Il s’agit d’un champ encore peu exploré », souligne Florine Thiébault. Le séminaire a aussi abordé les limites de l’étude : échantillonnage restreint, temporalité des données et sans oublier les biais liés aux profils répondants.

Un espace d’échange enrichissant

Les échanges avec les participants ont enrichi la réflexion. D’une part, quelques autres chercheurs ont contesté la portée des résultats et quelques autres aspects. D’autre part, les discussions ont permis à la doctorante de recueillir des suggestions afin d’améliorer sa thèse. Questionné sur l’utilité d’une telle présentation, en lien avec sa future carrière, l’étudiant a répondu comme suit :

Une vue d’une partie de la salle lors des sessions questions & réponses. Crédits : Journaliste

« Ce travail ouvre la voie pour la considération sur un autre angle comment les dispositifs d’accompagnement auprès des PME est adapté au besoin des dirigeants et comment est le retour.»

Cet espace d’échange ouvert constitue un précieux laboratoire de réflexion pour la communauté universitaire. Il rappelle aussi, l’importance, pour les jeunes professionnels, de s’informer sur les chantiers de recherche actuels, afin de mieux anticiper les enjeux du marché et s’adapter à ses mutations.

La recherche sur les petites et moyennes entreprises (PME) continue d’évoluer. Les étudiants et les praticiens sont encouragés à rester à jour sur les dernières tendances pour mieux comprendre les défis de demain.

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