Ma Thèse en 180 secondes et Plume & Bretzels, un puits de savoir comblé par le temps

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3, 2, 1… : Concours d’étudiants chercheurs & auteurs universitaires

C’est sous les tintements des grelots enjoués et des sourires animés que s’est ouverte ce jeudi 16 mars 2023 la 12ème édition de Ma Thèse en 180 secondes et la 3ème édition de l’événement Plume & Bretzels.

« C’est au contact des autres que notre pensée se clarifie »

Christian Blanchette, Recteur de l’UQTR

Le discours d’ouverture du recteur, M. Blanchette, chronométré et humoristique, annonce la couleur : « Aujourd’hui, le mot d’ordre, c’est synthèse » annonce-t-il. Les quatorze candidats entraînés par Patricia Powers, chargée de cours à l’UQTR, chroniqueuse et conceptrice de spectacle, commencent ainsi à vulgariser le plus éloquemment possible leurs recherches. La salle, comble, écoute attentivement les métaphores des uns, les personnifications des autres. Les thèmes s’enchaînent et sont variés : l’optimisme en enseignement, la vision pour les voitures autonomes, l’étude des réactions aux transgressions des normes sociales, la science du cyclisme, l’expérience des pères en regard de l’exposition des enfants à la violence conjugale, etc. De trois minutes en trois minutes, les connaissances se dévoilent, les gestes s’étendent, les gens applaudissent.  

La jeune Laurie Borel passe la septième pour exposer sa thèse s’intitulant « La participation sociale comme clé pour vivre la retraite en bonne santé cognitive ». Dans son oral, elle explique simplement que si le sport est une pratique qui maintien en bonne santé, boire une bière avec ses amis aussi. Rire et étonnement dans la salle. Elle développe : « l’activité sociale est réputée pour stimuler le cerveau et ce à tout âge de la vie ». C’est sur le gong final qu’elle lance sa dernière réplique : l’excès, ça n’est pas mauvais, il faut seulement les faire à plusieurs ! Sa présentation lui fait obtenir un prix de 250$ !

Laurie Borel. Crédit : Journaliste

D’autres projets plus scientifiques sont développés : un thème sur le réchauffement climatique et l’aide que l’hydrogène peut apporter pour sauver la terre, deux thèmes sur le cannabis ainsi qu’une thèse vulgarisée avec incarnation par Sara Benhammouda sur le syndrome DOORS (surdité-onychodystrophie-ostéodystrophie-déficience intellectuelle), une protéine qui dysfonctionne dans le corps. Dans une tirade posée et limpide, Sara Benhammouda nous conte les particularités de cette maladie (surdité, manque de phalanges, etc.) qui touche une cinquantaine de personnes dans le monde. Elle nous expose comment ses expériences cherchent à trouver un moyen de guérir le syndrome. Pour son travail, elle devient la deuxième lauréate de cette douzième édition ! 

Sara Benhammouda. Crédit : Journaliste

Mais le grand vainqueur, celui qui a su séduire le public et le jury (il reçoit le prix du public et le prix du jury) avec son morceau de bravoure incarné avec humour et malice par sa voix, son corps et son propos fut Alexandre Clouet qui présenta sa thèse sous le nom suivant : « le cancer du ver ». Il commence alors : « 2 personnes sur 5 seront un jour atteintes d’un cancer au Canada ». Le constat est simple. La suite aussi. Face au tic-tac effréné, Alexandre Clouet sourit. Son travail, nous dit-il, c’est de « trouver les freins du corps qui sont détruits et deviennent des cellules cancéreuses ». Pour cela, il va métaphoriquement placer un petit ver microscopique dans le corps. Ce ver va identifier ce problème et nous aider à éradiquer la maladie. Tel est son projet. Il conclut ainsi, un ver invisible tout juste ramassé sur la scène à la main : « j’espère vous avoir convaincu en moins de 180 secondes qu’en utilisant un petit ver microscopique, je peux contribuer à la recherche contre le cancer ». 

Alexandre Clouet. Crédit : Journaliste

Plume & Bretzels utilise le même principe, mais corse l’exercice. Pour faire rayonner les auteurs de la communauté universitaire, chacun des cinq écrivain.e.s présent aura non plus 180 mais 120 secondes pour exposer le sujet de leur livre (tous les ouvrages recensés au fil des ans sont présentés sur le site Néo UQTR). Sous les secondes qui filent et s’enfuient, les auteurs manient les mots et les maux. Les sujets sont poussés : déclencher l’accouchement trop tôt, le trauma chez l’enfant et l’adolescent, la délinquance à l’adolescence, apprivoiser la mort au XXIème siècle, etc. Les auteurs s’adonnent à l’activité avec cœur et souffle, tentant de montrer la valeur de leurs travaux. Le public apprécie.

Les présentations s’achèvent sous les tintements toujours puissants des gens ayant appris tant en si peu de temps. C’est ainsi que le sablier finit de s’égrainer, l’événement est donc terminé.

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