On jase: Les Alouettes de Montréal ou le dindon de la farce

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Vincent Boisvert. Photo: Mathieu Plante
Vincent Boisvert. Photo: Mathieu Plante

Bonne session à vous tous, étudiants.es et membres du personnel de l’UQTR. Afin de «célébrer» une autre année sans football universitaire à l’UQTR, pourquoi ne pas parler du football des Alouettes?

Pendant des années, les Oiseaux étaient clairement LA référence dans la Ligue Canadienne de Football (LCF). Victoires, championnats, bon esprit d’équipe, les choses allaient bon train chez cette organisation montréalaise. Puis, avec le départ de Marc Trestman pour la Ligue Nationale de Football (NFL) chez les Bears de Chicago, et le départ à la retraite d’Anthony Calvillo, qui est le meilleur joueur de l’histoire des Alouettes, si ce n’est de la LCF en entier, on a fait plus que mal à l’organisation.

Le 13 septembre dernier, le coach Jacques Chapdelaine a été limogé, après des résultats inadéquats quand l’on regarde le niveau de talent à travers l’organisation. Un autre entraîneur-chef qui quitte. Le coordonnateur défensif Noel Thorpe s’est aussi vu montrer la porte de sortie. C’est le directeur général Kavis Reed, celui-là même qui voulait devenir l’entraîneur-chef des Alouettes, qui assurera l’intérim.

Selon quelques médias sportifs au Québec, la chicane se serait installée au sein du personnel, entre les entraîneurs et le directeur général. C’est sûr que quand une équipe accumule plus de défaites que de victoires, malgré un alignement plus que talentueux, ça n’aide pas à entretenir de saines relations. Tous ces hommes ont une soif de victoire et sont très compétitifs. Normal que certains accrocs se fassent entre les joueurs ou les entraîneurs, mais lorsque ces accrocs deviennent personnels, c’est là que le bât blesse.

On peut aussi expliquer cette saison de misère par l’acquisition du vétéran quart-arrière Darian Durant. L’ancien des Roughriders de la Saskatchewan est reconnu comme étant un quart très fragile, qui se blesse facilement lorsqu’il se retrouve au sol. Malheureusement pour les Alouettes, le natif de Florence, en Caroline du Sud, n’affiche pas les statistiques espérées.

Qui plus est, les départs de Bear Woods et de S.J Green font extrêmement mal à l’équipe. Green était un membre connu et respecté, autant du public que de ses coéquipiers. Je ne crois pas que beaucoup de gens peuvent encore expliquer de façon logique pourquoi il a été échangé aux Argonauts de Toronto, les éternels rivaux, contre un simple choix de sixième ronde et un choix conditionnel au prochain repêchage.

Quant à Bear Woods, qui s’aligne aussi avec les Argonauts, il a été libéré au début de la saison par le directeur général. Geste tout aussi incompris, car Woods faisait un travail honnête sous le règne de Marc Trestman et de Jim Popp. Les amateurs sont moins présents depuis quelques années, et je peux affirmer que j’ai été très déçu de mon expérience lorsque j’ai été les voir se faire massacrer contre les Blue Bombers de Winnipeg, il y a un an de cela.

Espérons que l’équipe retrouvera bientôt le sentier de la victoire, parce que sinon, ils auront bien du mal à attirer les amateurs de partout dans la province.

La retraite pour Daniel Nestor

Dans un an jour pour jour, le joueur canadien de tennis, spécialiste du double, Daniel Nestor, sera un retraité du meilleur circuit de tennis de la planète, l’Association de Tennis Professionnel (ATP). En effet, Nestor a indiqué qu’il avait réfléchi longtemps avant de prendre cette décision. L’Ontarien, qui a trôné au sommet du classement mondial en double à 10 reprises au cours de sa carrière, occupe présentement le troisième rang de l’histoire moderne avec 91 titres en double. Véritable monument du tennis canadien, Nestor, 45 ans, a connu une saison en dents de scie, et ce, avec plusieurs partenaires différents.

Avec la montée d’une nouvelle génération de joueurs et de joueuses de tennis, comme Denis Shapovalov, Alexander Sverev ou Madison Keys, qui détrôneront bientôt les Roger Federer, Rafael Nadal et Serena Williams de ce monde, ça me fait un petit pincement au cœur de savoir que Nestor n’évoluera plus sur les courts de l’ATP. Le gaucher, natif de Belgrade, en Serbie, a obtenu sa première victoire professionnelle en carrière en 1994 à Bogotá, en Colombie. Le naturalisé canadien, qui habite désormais Toronto, a aussi remporté une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 2000, qui se tenaient à Sydney. Peut-être restera-t-il dans le giron du tennis de haut niveau, ou peut-être s’éloignera-t-il de cet environnement après tant d’années à avoir tout donné. Reste qu’il s’agira d’un repos bien mérité pour Nestor.

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