Ouverture d’un local safe space au 1070

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Les membres du comité diversité UQTR et du comité féministe UQTR. De gauche à droite, Louis Nantel, vice-président du comité diversité; Anne Dumberry, présidente du comité diversité UQTR; Elizabeth Michaluk, gestionnaire de projet au comité diversité UQTR; Rosalie Lefebvre, coreprésentante du comité féministe et Marie Duplessis, administratrice au comité diversité UQTR. Crédits : journaliste.

Une inauguration issue de la collaboration des comités diversité, féministe et du Groupe d’Actions Féministes de l’UQTR (GAF)

Ce lundi 7 novembre, au local 1070 du pavillon de la vie étudiante, avait lieu le premier Café Jasette du comité diversité de l’UQTR. Ce rassemblement visait à souligner l’ouverture du local en tant qu’espace sécuritaire (ou« safe space », sécurisé sûr, positif etc.) . Pour l’occasion, café, jus et collations étaient offerts.

Crédits : Page Facebook des comités diversité et féministe UQTR.

Le besoin d’un espace sécuritaire

Préalablement à l’inauguration, le Zone Campus est allé à la rencontre de membres du comité diversité et du comité féministe de l’UQTR. L’entretien se déroula avec Anne Dumberry, présidente du comité diversité, Elizabeth Michaluk, gestionnaire des projets internes au comité diversité et Rosalie Lefebvre, coreprésentante du comité féministe UQTR.

Les trois étudiantes impliquées nous firent part du besoin d’un local permanent ou il leur serait possible de se rencontrer, de discuter, d’échanger et de favoriser l’écoute. Avant d’avoir un tel espace, elles en étaient réduite à devoir se rencontrer aux tables de la cafétéria. Les comités souhaitaient donc obtenir un local pour pouvoir discuter de sujets plus sensibles de manière à la fois plus ouverte et discrète.

Le 1070, nouveau local espace sécuritaire, sera ouvert toute la semaine.

Crédits : journaliste

Qu’est-ce qu’un « espace sécuritaire » ou safe space

Un espace sécurisé est un endroit permettant aux personnes issues de groupes souvent marginalisés de se retrouver pour échanger. Selon notre trio d’étudiantes, le 1070 a pour but de devenir un endroit de discussion sans jugement et empreint de respect, « un espace ou tu peux être toi-même avec d’autres », selon la président du comité diversité UQTR. De plus, selon la coreprésentante du comité féministe UQTR, le local sera amené à devenir un lieu de « réconfort, pour valider ce que les gens ressentent. On veut des tisanes, des doudous ».

Mais avant tout, elles s’entendent pour faire du local un facilitateur de rencontre et de discussion. Le besoin d’un tel lieu de rencontre, notamment pour les personnes seules, s’est particulièrement fait sentir au plus fort de la pandémie de Covid-19.

Le comité féministe UQTR

Le comité féministe de l’UQTR est tout récent, et toujours en processus de création, selon sa coreprésentante Rosalie Lefebvre. Toujours selon celle-ci, ce comité est d’abord axé sur l’information. En effet, si certaines personnes peuvent considérer les mouvements féministes avec crainte, c’est simplement par manque d’information. « C’est impossible d’embarquer dans le mouvement si on ne sait pas c’est quoi. », dit-elle.

Elle se voit donc enchantée par l’ouverture de cet espace de discussion qui devrait permettre « la création d’un réseau de femmes ». Le comité entend organiser prochainement des conférences et des midis discussion sur des sujets précis. L’on souhaite également faire du local un point d’ancrage pour diriger les membres de la communauté étudiante vers les ressources dont elles pourraient avoir besoin, comme des cliniques ou des centres de femmes.

Les horaires d’ouverture du local sécuritaire (1070 PavÉ). Crédits : journaliste.

Une question de valeurs pour le comité diversité

Pour le comité diversité, la plus grande importance est accordée aux valeurs véhiculés. Selon la présidente, il s’agit du respect, de l’ouverture, de l’accessibilité et de la visibilité de la diversité à l’UQTR.

Elle atteste également un manque d’informations au sein de la communauté étudiante, mais aussi au niveau institutionnel. Ainsi, le comité souhaite œuvrer également à ce niveau pour permettre, par exemple, à un membre de la communauté étudiante d’être abordé par les pronoms de son choix dans ses cours ou ses rapports avec l’université. Cette pratique n’est ni uniforme ni acceptée partout, affirme-t-elle.

Les difficultés de départ

Anne Dumberry, présidente du comité diversité, déplore les difficultés à traverser pour la création d’un comité et l’obtention d’un local. Les fondateurs du comité (Dumberry et Louis Nantel, vice-président) se sont d’ailleurs senti souvent « laissés à eux-mêmes ». « On a pas eu d’aide », affirme Dumberry.

Pour exemple de leurs difficultés, ces comités (de troisième ordre ou d’intérêt) n’obtiennent aucune cotisation étudiante. Ils subsistent financièrement grâce aux fonds du SAE, de l’AGE et de la fondation de l’UQTR. Il serait possible d’obtenir des subventions extérieures, mais cela demande un travail ardu, confia Dumberry au journal.

Elle espère donc un achalandage important au nouveau local espace sécuritaire, faute de quoi, le comité diversité se trouverait dans une mauvaise posture, selon ses propres dires.

Appel à la communauté universitaire

Crédits : Page Facebook du comité diversité UQTR.

Les trois responsables affirment également avoir grand besoin de la communauté étudiante. Elles sentaient un intérêt de la celle-ci envers leur comités, mais peu de participation. Celle-ci étant probablement due à la difficulté de rejoindre les comités dont il est question en l’absence de local permanent.

Le besoin d’être informé.e est véritablement au cœur de la création des comités diversité et féministe. En effet, les membres mêmes de ces comités ressentent ce besoin d’être mieux formées et informées sur les divers sujets entourant la diversité et le féminisme.

Le local a d’ailleurs toujours besoin de meubles et de décoration, tout comme les comités cherchent toujours des membres actifs en leur sein.

Après tout, comme le dit la présidente du comité diversité, le slogan des trois comités pourrait être : « l’enrichissement de la communauté universitaire pour devenir de meilleures personnes ».

Le prochain Café Jasette aura lieu lundi le 21 novembre prochain, au local 1070, de 9h à 14h.

Un podcast sera également mis en ligne le 18 novembre, tous les détails ci-bas.

Crédit : Page Facebook du comité diversité UQTR.

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