Philippe Brach au Centre culturel Pauline-Julien: Un artiste déjanté et sympathique

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Dans la petite salle chaleureuse où les gens debout prenaient un plaisir évident au spectacle et où la bière leur était servie avec un magnifique sourire en prime, Brach semblait tout à fait à l’aise et tout aussi amusé que son public. Photo: Charles Fontaine

C’est à l’occasion de sa deuxième tournée de spectacles que le jeune Philippe Brach a visité la Mauricie par un passage au Centre culturel Pauline-Julien le 12 février dernier. Dans la petite salle chaleureuse où les gens debout prenaient un plaisir évident au spectacle et où la bière leur était servie avec un magnifique sourire en prime, Brach semblait tout à fait à l’aise et tout aussi amusé que son public.

Le jeune auteur-compositeur-interprète est du reste bien connu pour donner ses spectacles et entrevues en pieds de bas. C’est ainsi qu’il s’est présenté au public trifluvien, vêtu en plus d’un kimono japonais rapporté de son récent voyage dans le pays du soleil levant et coiffé d’un chapeau de type oriental. Un style qui le représente bien en somme, puisqu’il se détache des normes. Ce qu’il fait toujours d’ailleurs.

Un auteur qui se dévoile à travers sa musique

«J’aime créer des malaises», affirme de but en blanc le chanteur saguenéen dès le début du spectacle. Son goût pour la provocation et la controverse s’était déjà fait remarquer dans son vidéoclip Crystel, réalisé par Akim Gagnon, reconnu pour ce trouble persistant qui nous prend lors de son visionnement. Ses textes à eux seuls sont empreints d’une personnalité hors du commun, à l’image de l’auteur qui se découvre un peu plus à chaque fois.

Auteur de deux albums, La foire et l’ordre paru en 2014 et Portrait de famine sorti en 2015, Philippe Brach ne manque pas d’originalité en livrant avec aplomb des pièces folk rock aux accents régionaux distincts de son coin de pays comme «Né pour être sauvage» ou encore «D’amour, de booze, de pot pis de topes» avec laquelle il clôt son spectacle. Ces deux dernières se retrouvent notamment sur son dernier opus.

Après avoir lancé tout bonnement un «Bon j’tanné on va en pause», le jeune Brach fit jouer la chanson d’une des publicités de l’épicerie Métro.

Celui-ci fut réalisé par nul autre que Louis-Jean Cormier, un autre auteur-compositeur-interprète ayant sensiblement le même style musical. L’équipe ainsi formée donna un CD particulièrement agréable à l’écoute, tout en étant dérangeant à certains moments. Pour la sortie de l’album à l’automne 2015, Philippe Brach affirmait lors d’une entrevue au Devoir qu’il est «quelqu’un qui peut être assez trash, et des fois ça flirte avec l’arrogance. [Il] aime assez l’idée de brasser un peu les gens dans leur confort d’écoute.» Un artiste qu’on ne peut donc pas écouter confortablement pour relaxer.

Un autre des plaisirs évidents auquel Philippe Brach s’adonnait fut celui de faire jouer, entre quelques pièces, des enregistrements de toutes sortes comme des applaudissements, des rires particuliers ou encore des chansons publicitaires télévisuelles. Après avoir lancé tout bonnement un «Bon j’tanné on va en pause», le jeune Brach fit jouer la chanson d’une des publicités de l’épicerie Métro. Une surprise pour tous, remplacée aussitôt par ce ravissement que le chanteur apporte par ce qu’il crée.

Dans la petite salle chaleureuse où les gens debout prenaient un plaisir évident au spectacle et où la bière leur était servie avec un magnifique sourire en prime, Brach semblait tout à fait à l’aise et tout aussi amusé que son public.

C’est son originalité, finalement, qui constitue toute sa personne. Porter un kimono tout un spectacle durant, entourer ses instruments de fourrure, tout cela semble naturel pour le chanteur. C’est ainsi qu’il attire l’attention et qu’il plaît à son auditoire. «Brasser les gens», prendre le public au dépourvu, créer des malaises, rire de tout cela avec une simplicité attachante; voilà le portrait en bref du jeune Philippe Brach.

Sur son site internet sont disponibles des articles à son effigie pour des achats en ligne, entre autres un cahier à colorier. Pourquoi pas?

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