Psychédélisme minimal: Renard Blanc étourdit le Zénob

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Le trio Renard Blanc lors de ses échanges instrumentaux au Café-bar Zénob. Photo: A. Vaillant-Gamache
Le trio Renard Blanc lors de ses échanges instrumentaux au Café-bar Zénob. Photo: A. Vaillant-Gamache

C’est ce 20 février dernier que le trio Renard Blanc est venu présenter en majeure partie son album Empire Onirique. Le groupe est actuellement en tournée et fera plusieurs spectacles au cours du printemps.

Renard Blanc était de retour à Trois-Rivières après une absence d’un an, depuis son passage à pareille date l’année dernière. C’est suite à quelques étirements du batteur que la prestation a pu commencer. Avec un effectif de trois musiciens, Renard Blanc a performé une suite de chansons étourdissantes à souhait. Plusieurs groupes donnant dans ce registre sont composés d’un nombre plus imposant de musiciens. Pourtant, le son du groupe ne présente aucun signe de manque d’effectifs. Le groupe francophone aux accents progressifs est originaire de la région de Montréal.

Ambiance onirique

Renard Blanc a joué au Zénob son psychédélisme minimaliste, où figure beaucoup d’action dans les chansons, sans être surchargée. Plusieurs chansons étaient teintées de folk, de jazz, de rock et même de funk, tout en restant dans des sonorités douces et hypnotisantes. Ce mélange de styles s’opère surtout dans les chutes des chansons. Souvent les chansons débutent doucement pour en arriver à des chutes plus rock et funk. Les chansons progressent à travers les styles et changent de vitesse, ce qui leur donne une singularité originale et particulière.

Avec un effectif de trois musiciens, Renard Blanc ont performé une suite de chansons étourdissantes à souhait.

À travers plusieurs paroles incompréhensibles, près de ce que Julien Mineau de Malajube et Fontarabie peut présenter, ainsi que des élans vocaux longs accentués d’écho ajouté, Vincent Lepage a démontré son talent autant en tant que vocaliste que de guitariste. La méthode avec les doigts souvent utilisée par Lepage apportait souvent à la guitare une impression de percussion. Fait intéressant, le chanteur et guitariste utilisait parfois les micros de sa guitare pour y faire résonner sa voix et a même joué de la flûte sur une chanson. Julien Beaulieu, nouveau bassiste du groupe, prenait aussi la place qui lui était donnée dans le trio. En l’écoutant, son intégration dans le groupe semblait naturelle. À plusieurs occasions, la basse devenait l’élément mélodique principal des chansons. Les effets dans la basse s’approchaient parfois de l’électro. Effectivement, la mise à l’avant de la basse à certaines occasions donnait souvent le ton au style des chansons. C’est majoritairement à travers cet instrument que se dénotaient les passages d’un style à un autre. La batterie aussi, même dans son arrangement plutôt simple, était utilisée à son maximum. Lorsque l’on entend le style d’Alexandre Crépeau, batteur, on ne peut que constater ses techniques très près du jazz. Aucun musicien n’était particulièrement en prédominance par rapport à l’autre, chacun des membres a eu son moment de gloire au cours de la prestation.

Malgré Les Nuits Polaires plusieurs personnes se sont déplacées pour assister au spectacle dans l’enceinte du Zénob. Le trio a créé une ambiance laissant place à une curieuse détente. Le groupe Renard Blanc offre son album Empire Onirique sur bandcamp en échange d’une contribution volontaire.

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