
Le 6 avril dernier, l’Association des étudiantEs des Premiers Peuples a présenté son premier événement nommé « Nakickotatowok ». Ce dernier signifie en langue atikamekw «se rencontrer ». Lors de l’événement, les participantEs ont eu l’occasion de rencontrer et d’interagir avec des artistes multidisciplinaires autochtones. Il y avait également des courts-métrages autochtones projetés pendant la soirée.
C’est l’entreprise Wapikoni qui a produit tous les courts-métrages présentés lors de l’événement. L’organisme Wapikoni fut co-fondé en 2004 par le conseil de la nation Atikamek. Sa mission est d’accompagner les personnes issues des Premières Nations pour développer leurs compétences artistiques, sociales et professionnelles. En plus, les contenus audiovisuels produits par Wapikoni aident à sensibiliser les gens face aux enjeux des Premières Nations.
Pour inaugurer l’événement, c’est l’organisatrice Ariane Desjardins qui a prononcé un discours d’introduction. Parmi les artistes invités à l’événement, il y avait la réalisatrice Irene-Kimberly Valin-Awashish, la cinéaste Marie Kristine Petiquay, le réalisateur Adam Dubé et la maitresse de cérémonie Yolande Jacob. Outre la présentation de leurs œuvres, ces artistes multidisciplinaires ont engagé des discussions sur la réalité que vit la communauté autochtone. Ils ont majoritairement parlé de leurs parcours individuels en tant que personnes autochtones dans la société.
Contenu des courts-métrages
Le premier film projeté était celui de la cinéaste Marie Kristine Petiquay. Son film valorise l’importance de la transmission de la culture autochtone à travers les générations.
« Avec l’histoire des pensionnats, la transmission culturelle s’est affaiblie. Mon film est un message qui pousse à faire quelque pour garder la transmission », a expliqué la cinéaste autochtone.
Le second court-métrage était celui d’Amanda Roy. Celle-ci n’a pas pu être présente lors de l’événement. Toutefois, c’est l’organisatrice de l’événement, Ariane Desjardins, qui s’est chargée d’expliquer l’œuvre. Elle commente que « ce court-métrage démontre la réalité de plusieurs autochtones déplacés en ville. Un lieu où il y a beaucoup de coupures culturelles ».
La troisième œuvre projetée était un vidéo-clip dont le réalisateur est Adam Dubé. Le titre de sa chanson est Du cœur au ventre. C’est une musique qui « parle d’espoir et de courage malgré les hauts et les bas de la vie ».
L’avant-dernier court-métrage était celui de la réalisatrice Irene-Kimberly Valin-Awashish. Son court-métrage est intitulé Lullaby. Lors de la soirée, elle a raconté que son enfance était « tellement difficile » qu’elle a tenté de s’enlever la vie. Dans son court-métrage, elle parle des difficultés qu’elle a connues. Notamment l’anxiété, les problèmes financiers, et la vie adulte.
Le dernier film de la soirée était celui de Yolande Jacob. Dans son court-métrage, elle aborde l’importance de la danse. En plus, elle met en valeur la tenue traditionnelle qu’elle a confectionnée pour sa danse.
Menu de la soirée
En plus des courts-métrages, il y a eu un discours de remerciements et de reconnaissance pour l’organisatrice de l’événement. Les membres de l’Association des étudiantEs des Premiers Peuples ont remis un prix à Ariane Desjardins en guise de reconnaissance pour son implication au sein de l’association.
À la fin de la soirée, il y a eu des tirages pour distribuer des prix de présence.




