Soirée franco pop: Arriola et Marianne Bel au Zénob

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Arriola était en formule électronique pour une des premières fois de sa carrière. Photo: Catherine Lessard
Arriola était en formule électronique pour une des premières fois de sa carrière. Photo: Catherine Lessard

Dans la soirée du 26 février dernier, le Café-bar Zénob accueillait deux artistes aux styles complètement différents. D’un côté, il y avait les douces mélodies folk-pop de Marianne Bel et de l’autre, la pop rock dynamique d’Arriola.

Curieusement pour un vendredi soir, le Zénob n’était pas très rempli, mais cela n’a tout de fois pas empêché les artistes invités d’offrir un bon concert aux spectateurs présents.

Americana moderne

C’est Marianne Bel qui a ouvert le bal sur un chant presque a cappella, pour ensuite faire promener ses doigts sur sa guitare. La jeune femme a joué une succession de pièces, accompagnée de sa guitare et de sa voix. Rien d’autre. C’est tout ce dont elle a eu besoin pour nous plonger dans l’ambiance d’un petit bar américain des années 60 où l’on pouvait avoir l’impression d’entendre Joan Baez ou même Joni Mitchell. Plusieurs chansons étaient dans cet ordre d’idée folk, country et pop. La plupart étaient en français, mais Marianne Bel a aussi joué quelques pièces anglophones, dont une reprise de l’artiste américaine Joni Mitchell.

Les accents de modernité plus pop qui venaient teinter les chansons faisaient penser à la musique d’Alanis Morissette. La chanteuse laisse ses textes être influencés par l’amour, le temps, la nature, mais aussi par ses expériences comme professeure. L’artiste avoue aussi s’inspirer librement de Paul Simon, mais on pouvait aussi dénoter des ressemblances musicales avec les chansons du projet solo d’Eddie Vedder, chanteur de Pearl Jam. Marianne Bel nous a laissés avec une composition en espagnol et sa voix douce était aussi efficace dans cette langue.

Plusieurs pièces ressemblaient à de fins mélanges entre du Daniel Bélanger, du Gaëtan Roussel, mais avec des chutes complètement électroniques.

Pop, rock et électro

Arriola en était encore à son rodage. L’artiste qui avoue ne jamais prendre d’alcool dans ses spectacles a entamé sa performance en brisant la routine. Il s’agissait de ses premières expériences de spectacle en formule trio électronique. Avec toujours la guitare comme instrument principal, le chanteur était accompagné de deux claviéristes qui s’occupaient du volet électronique du spectacle. Même si on ne pouvait y voir ni batterie ni basse, aucune sensation de manque n’était ressentie. Les rythmes planants d’Arriola faisaient penser à ce que Dumas a fait paraître récemment, mais dans des compositions un peu moins dansantes. Plusieurs pièces ressemblaient à de fins mélanges entre du Daniel Bélanger, du Gaëtan Roussel, mais avec des chutes complètement électroniques.

À travers les basses profondes et les percussions synthétiques rythmées, Arriola nous a donné droit à beaucoup d’harmonies vocales avec ses deux autres musiciens. Marianne Arsenault était l’un d’eux, que l’on connait entre autres pour son travail avec Xavier Caféine et le groupe Ariel.

Le chanteur était en mode festif. Voulant que chaque spectateur soit dans le même état que lui, il a offert une consommation à toutes les personnes présentes. Son EP En haut était disponible pour l’occasion au prix spécial de 5$. En haut est aussi disponible en format électronique sur iTunes.

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