Anonymus brûle les planches du Ti-Petac: Formule triple pour une soirée de trash metal

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Voilà la signature même d’Anonymus : une simple volonté de faire des chansons qui vont plaire à leur public, pour que celui-ci soit capable de les chanter «avec le poing en l’air». Photo: J. Ethier
Voilà la signature même d’Anonymus : une simple volonté de faire des chansons qui vont plaire à leur public, pour que celui-ci soit capable de les chanter «avec le poing en l’air». Photo: J. Ethier

Le 4 mars dernier, le Ti-Petac a accueilli le groupe désormais bien connu Anonymus, avec en première partie Nova Spei et Phoenix in Flames, pour une soirée bien remplie qui a su plaire à tous les amateurs de métal. Les cheveux longs, la bonne bière de l’Alchimiste et les chandails noirs aux dessins violents typiques du genre étaient au rendez-vous.

L’énergie qui animait les trois groupes de musique se transmettait aux fans qui bougeaient inlassablement, sautant et tourbillonnant à travers la salle avec le poing en l’air, montrant très bien toute la passion exaltante pour le trash metal qu’ils avaient. Le quatuor d’Anonymus arriva ainsi sur scène pour terminer la soirée avec brio, démontrant un talent débordant. Pas étonnant quand on pense aux 27 ans de carrière et d’expérience qu’ils ont derrière eux.

Un peu d’histoire

C’est en 1989, à Montréal, que tout commence. Formé au départ d’Oscar Souto (voix principale et basse), Daniel Souto (guitare et voix), Marco Calliari (guitare et voix) et Carlos Araya (batterie et voix), le groupe a débuté dans le métier en se perfectionnant tranquillement de spectacle en spectacle, pour le plaisir de jouer ensemble, jusqu’à la sortie du premier album Ni vu, ni connu, en 1994. Leur rage et leur engagement, transparaissant dans leurs textes et soutenus par une technique musicale parfaitement maîtrisée, ont vite fait de conquérir les fanatiques du genre au Québec.

Les cheveux longs, la bonne bière de l’Alchimiste et les chandails noirs aux dessins violents typiques du genre étaient au rendez-vous.

C’est en 2006 que Jef Fortin a rejoint le groupe pour prendre la place de Marco Calliari, lequel avait décidé de quitter le groupe pour entamer une carrière solo. Depuis, les enregistrements se font dans le studio même du guitariste, ce qui semble plus facile et agréable selon les dires du chanteur.

C’est d’ailleurs le chanteur, Oscar Souto, qui écrit les textes de presque toutes les chansons. «Elles sont un peu comme une sorte d’exutoire pour moi», mentionne-t-il lors d’une brève entrevue avant le spectacle. «C’est sous le coup de l’émotion que j’écris, ça me permet de me défouler», ajoute-t-il. Ces textes s’écrivent sur une musicalité toujours plus violente et «trash», sans chercher non plus à impressionner par des solos de guitare trop longs.

Voilà la signature même d’Anonymus : une simple volonté de faire des chansons qui vont plaire à leur public, pour que celui-ci soit capable de les chanter «avec le poing en l’air». Ils font de la musique parce qu’ils aiment cela, mais aussi parce qu’ils aiment voir les gens devant eux avoir du plaisir.

Des expériences riches en avantages

Ils n’ont cependant pas acquis cette popularité du jour au lendemain. Leur compétence a été obtenue à travers bon nombre d’expériences, dont leur participation à de nombreux festivals au Québec, comme le Heavy Montréal au mois d’août dernier ou encore le Rockfest à Montebello en 2012 et en 2014.

Leur plus belle expérience selon Oscar Souto serait sans doute leur collaboration avec Mononc’ Serge pour l’album L’Académie du Massacre en 2003, mais aussi pour les albums La Pâques Satanique (2005), Musique Barbare (2008) et Final Bâton (2011).

«Serge est un artiste inspirant, allumé, intelligent et très organisé. C’est lui qui gère sa business, il est son propre manager. De travailler avec lui, c’est de voir une autre façon de faire. Ça nous permet de prendre des notes et de nous améliorer sur certains trucs», explique le chanteur. C’est aussi une occasion pour eux de se faire connaître par un nouveau public.

Une tournée de plus

C’est donc pour la sortie de leur 7e album qui s’intitule Envers et contre tous, disponible depuis l’été dernier, qu’Anonymus s’est produit sur la scène trifluvienne. Une série de spectacles les ont tenus bien occupés, tout en leur prouvant que leur musique est toujours aussi appréciée par le public québécois. Une motivation de plus pour les convaincre de continuer.

Pour les habitants de la capitale, ils se produiront à Québec le 10 mars prochain au bar L’Anti. Visitez leur site Internet pour en connaître plus.

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