Contraste mélodique: Plateau double au Zénob ⎯ Helium et Sherlock

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Jonathan Bédard et Myriam Reid de Helium. Photo: T. Dupuis
Jonathan Bédard et Myriam Reid de Helium. Photo: T. Dupuis

Le café bar Zénob accueillait le samedi 9 janvier dernier deux formations bien différentes l’une de l’autre. C’est Helium, un duo folk francophone, qui a ouvert le bal. Le groupe Sherlock a ensuite offert sa pop rock aux spectateurs présents.

En toute simplicité

C’est sans artifice que Helium a débuté sa prestation. Les deux membres de la formation ont présenté leurs chansons en version guitare et harpe, eux qui sont habituellement accompagnés d’un bassiste et d’un batteur. Le public a donc eu droit à de douces harmonies qui prenaient parfois l’allure de berceuses. Dans la formule adoptée, c’est la harpe qui donnait tout son sens à la musique du groupe. Elle était autant utilisée pour faire les harmonies avec la voix et la guitare que pour effectuer des mélodies. Elle pouvait même être utilisée pour faire les suites d’accords principales, ce qui donnait un style gothique presque celtique à celle-ci.

C’est la voix prêtée aux chansons qui venait donner cette impression folk. En effet, la voix s’apparentait à un mélange entre Karl Tremblay des Cowboys Fringants et Dany Bédar. Elle venait appuyer des textes sombres traitant de sujets comme l’intimidation et la maladie. Par moment, les mélodies vocales faisaient même penser à celle des chansons de Louise Attaque et de Noir Désir. Helium a joué plusieurs chansons de son album La Terre en Deux, mais a aussi profité de l’occasion pour présenter de nouvelles chansons. Le duo a conclu sa prestation avec une reprise de la chanson Les Étoiles Filantes des Cowboys Fringants, qui a été bien accueillie par le public. Le groupe de Saint-Jean-sur-Richelieu en était à sa première présence au Zénob.

Sherlock en prestation au Zénob pour la première fois. Photo: T. Dupuis
Sherlock en prestation au Zénob pour la première fois. Photo: T. Dupuis

Rock élémentaire

C’est dans une mise en scène carnavalesque que Sherlock a débuté sa prestation au Zénob. Chapeaux haut de forme, tenues d’officiers, projection sur vieille télé et porte-voix, le groupe originaire de Montréal a tout de suite attiré l’attention de tout le monde réuni dans le bar. Il s’agissait aussi d’un contraste sonore saisissant, puisque ceux-ci s’y sont présentés en formation complète, c’est-à-dire guitares, voix, basse et batterie. Sherlock a ouvert avec une pièce rock énergique qui a donné le ton au reste de la soirée. Au cours de la performance, tous les éléments du rock y figuraient. Une basse forte qui mène la progression d’accords, des solos avec de la distorsion, une attitude énergique et une forte participation du public.

Une basse forte qui mène la progression d’accords, des solos avec de la distorsion, une attitude énergique et une forte participation du public.

Le groupe a joué presque uniquement ses compositions et sensiblement tous dans le même style. La seule fois où le groupe a dévié de son répertoire fut pour réinterpréter une chanson de Joe Dassin. La plupart des chansons avaient des refrains très accrocheurs, semblables à ceux qui se trouvent dans les grandes chansons françaises. La voix du chanteur principal, toujours juste, se promenait dans de hautes et de basses tonalités. Les autres membres du groupe le joignaient fréquemment pour effectuer des harmonies vocales. Le batteur allait même jusqu’à lâcher une baguette tout en gardant le rythme pour chanter dans un porte-voix. Il s’agissait de la première prestation à Trois-Rivières pour la formation francophone. Sherlock a offert aux spectateurs présents la possibilité d’acheter des clés USB qui contenaient les chansons du groupe, une manière de prolonger le spectacle puisque ceux-ci n’ont pas offert de rappel, même à la suite des demandes des gens.

Il est possible d’en découvrir davantage sur les deux groupes en visitant leurs sites web. Helium: www.heliummusique.com Sherlock: www.sherlockmusique.com.

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