COVID-19: la force de la communauté

0
89
arc-en-ciel COVID communauté
Le mot-clic #cavabienaller a été utilisé un grand nombre de fois depuis le début de la pandémie de la COVID-19, souvent accompagné d’un dessin d’un arc-en-ciel. Crédit: Alex Jackman (Unsplash)

À moins de vivre dans un endroit reculé et/ou dans un endroit où les médias sociaux sont absents, il est presque certain que vous avez entendu parler de la pandémie de la COVID-19 dans votre communauté. Bien qu’au Canada la situation soit moins alarmante qu’ailleurs dans le monde, il demeure tout de même qu’il peut devenir lourd et anxiogène d’être constamment informé.e des développements liés à la propagation de cette maladie.

Comment pouvons-nous entretenir cette connexion sociale qui est essentielle au bien-être de l’humanité et ce, dans le confort de notre salon?

Pour certaines personnes, le simple fait d’en entendre parler un peu partout, soit sur les médias sociaux, à la télévision ou par l’entourage, peut créer un sentiment de détresse psychologique ou d’impuissance. Ceci est sans compter les nombreuses personnes qui ont des ami.e.s, des proches ou de la parenté qui ont été affecté.e.s par le coronavirus. Ainsi, métaphoriquement parlant, c’est comme si un gros nuage noir pesait sur la tête de plusieurs individus qui ont plus que hâte que cette période de crise se termine.

Lire aussi : COVID-19: (Re)penser les arts

Que peut-on faire d’ici là?

danse la vie COVID
Le mouvement Danse la vie
se veut être une opportunité positive pour les gens de mettre un peu de lumière et de joie dans leur période de confinement. Crédit: Simi la Souris (graphisme)

Partout dans le monde, on estime qu’il y aurait plusieurs centaines de millions de personnes en confinement à domicile; cela signifie que d’ici au moment où la situation s’améliorera, une grande partie de la population ne pourra sortir de chez elle que pour des motifs essentiels (faire l’épicerie, prendre l’air, aller à la pharmacie, etc.). Les experts en la matière sont unanimes à ce sujet: si l’on désire vaincre la pandémie de la COVID-19, il faut appliquer les principes de la distanciation sociale. Mais, que peut-on faire d’ici là? Comment pouvons-nous entretenir cette connexion sociale qui est essentielle au bien-être de l’humanité et ce, dans le confort de notre salon?

Depuis le début de la crise, plusieurs mouvements et initiatives ont vu le jour; c’est le cas notamment de Danse la vie/Reste chez toi. Initiée par Déborah Chaveron et Joëlle Arsenault via un groupe Facebook (voir lien ci-dessus), l’idée derrière cette activité est de danser, chanter, faire de la musique sur son balcon vers 18 heures. Tous.tes les participant.e.s sont par la suite invité.e.s à partager des photos et des vidéos d’elleux et de leurs voisin.e.s sur le groupe afin de répandre de la joie, de la douceur et de la bienveillance. À ce jour, plus de 1300 personnes font partie de ce groupe.

Flashe tes lumières et #cavabienaller

De plus, une autre initiative, celle-ci pour être solidaire avec les travailleur.euse.s de la santé et avec toutes les personnes qui sont isolées en raison de la pandémie, invite la population à «flasher ses lumières» à tous les soirs à 20h30 pour une durée d’une minute. D’abord initié par un résident de Saint-Léonard-d’Aston, le mouvement «Flash tes lumières» est inspiré de l’émission L’heure JMP qui était diffusée dans les années 1990.

Afin de mettre un peu de gaieté dans cette période de confinement, de nombreuses collectivités se sont mises à l’oeuvre.

De nouveaux mots-clics, plus communément appelés les hashtags, ont monté en popularité en réaction aux demandes de confinement faites par le gouvernement. Notamment, les mots-clics #restezchezvous et #restecheztoi ont été insérés dans de nombreuses publications au Québec. Mais, le mot-clic qui s’est réellement démarqué au cours des derniers jours est #cavabienaller.

Pour mettre un peu de gaieté dans cette période d’isolement, de nombreuses personnes ont accroché et/ou dessiné des arcs-en-ciel dans les fenêtres de leur maison accompagné de ce mot-clic. Ce mouvement aurait vu le jour sur Facebook et permettrait aux enfants d’être impliqué.e.s dans cette période de pandémie d’une façon ludique et colorée. Chose certaine, chacune de ces initiatives a su répandre la bonne humeur à sa façon; le pouvoir de la communauté n’est pas à sous-estimer, surtout lorsque l’on avance ensemble pour aller plus loin.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here