De funk et de rock: Choses Sauvages à l’Embuscade

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Marc-Antoine Barbier, de Choses Sauvages, concentré lors de sa performance à l'Embuscade. Photo: Martin Côté
Marc-Antoine Barbier, de Choses Sauvages, concentré lors de sa performance à l’Embuscade. Photo: Martin Côté

C’est le 10 mars dernier que le groupe Choses Sauvages était de passage à l’Embuscade et c’est en formule 5 à 7 qu’il s’y est produit. Le café-bar de la rue Badeaux a reçu le groupe funk au plus grand plaisir des spectateurs présents.

C’est toutefois un peu en retard que la prestation prévue à 18h a débuté. Le public tardait à se présenter, probablement déboussolé par l’heure peu fidèle aux autres événements que présente l’emplacement. Choses Sauvages a commencé devant un petit nombre de spectateurs, mais peu de temps a fallu pour que plus de gens s’y joignent.

5 musiciens, 5 chanteurs, 3 guitaristes, 3 batteurs, 3 claviéristes, 2 bassistes

Le calcul est juste. Choses Sauvages est composé de Marc-Antoine Barbier, Félix Bélisle, Tommy Bélisle, Philippe Gauthier-Boudreau et Thierry Malépart, cinq musiciens qui changent de rôles au fil des chansons. Si la justification au sein du groupe est probablement d’ordre technique, les cinq jeunes hommes ajoutent un élément divertissant à la performance. La formation compose et performe surtout dans la langue de Shakespeare, mais flirte aussi parfois avec celle de Molière. Le vocal durant le spectacle était toujours très juste. Le chanteur principal Félix Bélisle, qui a joué aussi majoritairement la basse lors du spectacle, se promenait aisément entre les hautes et basses tonalités vocales. Pour la comparaison, Choses Sauvages s’inscrit dans le même courant festif que Beat Sexü, Anatole ou encore Les Guerres D’l’Amour. Plus internationalement, Choses Sauvages s’approche beaucoup de ce que le groupe britannique Django Django arrive à produire.

Félix Bélisle se mêlait à la foule, allant même jusqu'à se lancer par terre. Photo: Martin Côté
Félix Bélisle se mêlait à la foule, allant même jusqu’à se lancer par terre. Photo: Martin Côté

Recette festive

Le groupe Choses Sauvages se caractérise principalement par son côté funk. Cependant, il démontre aussi une facilité à mélanger les styles. À l’intérieur des pièces très festives et dansantes se joignaient des solos très rock et blues. À plusieurs moments lors du spectacle, les pièces s’intensifient et s’alourdissent. Les musiciens sautillant sur place offraient une prestance juste assez divertissante, mais c’est en cheminant vers la fin du spectacle que la prestation a pris une autre tangente. Félix Bélisle se mêlait à la foule, allant même jusqu’à se lancer par terre. Vers la fin, le groupe invitait les spectateurs à se bousculer, ce qui marquait le contraste entre les pièces funk dansantes, et même près du disco, et les chansons plus rock. Toutes les chansons restaient quand même dans l’ordre d’idées festif instauré par le groupe. L’élément le plus en avant-plan de la soirée fut sans contredit la basse. Celle-ci, toujours plus forte que les autres instruments, était le point central du style funk des chansons. Les musiciens, aux allures décontractées, ont fait succéder les chansons de l’œuvre Japanese Jazz, leur plus récent EP, mais ont aussi présenté de nouvelles chansons. Le groupe a terminé sa prestation assez tôt compte tenu de l’heure à laquelle était présenté le spectacle, ce qui ne les a donc pas freinés de faire un rappel, demandé par l’ensemble du public.

Félix Bélisle se mêlait à la foule, allant même jusqu’à se lancer par terre.

Choses Sauvages, avec sa plus récente sortie Japanese Jazz, était en nomination au dernier Gala Alternatif de la Musique Indépendante du Québec (GAMIQ) dans la catégorie EP rock de l’année, mais a finalement été défait par Rooms du groupe Heat.

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