Deuxième soirée cachée CFOU: Les Busty’s enflamment la Chasse Galerie

0
Busty and the Bass est un groupe à surveiller dans les prochaines années.Photo: A. Lemieux
Busty and the Bass est un groupe à surveiller dans les prochaines années.Photo: A. Lemieux

Après avoir mis la barre relativement haute avec nulle autre que Klô Pelgag pour la première soirée cachée en novembre dernier, CFOU n’a pas perdu la manière d’attirer sa clientèle universitaire pour son deuxième évènement. En effet, la très dynamique formation Busty and the Bass a su s’approprier très aisément la scène, et le public s’est fait peu à peu envouté par la musique mouvementée. Mission accomplie pour cette deuxième soirée cachée se déroulant le 3 décembre dernier.

Jean-Philippe Charbonneau, directeur général de la radio CFOU, avoue avoir été très heureux de constater une présence aussi importante du public en cette imminente fin de session.

Les neuf membres du groupe se sont présentés sur la scène de la Chasse Galerie dès 22h15 et le constat était que le bar était plein. Jean-Philippe Charbonneau, directeur général de la radio CFOU, avoue avoir été très heureux de constater une présence aussi importante du public en cette imminente fin de session. À l’avant-scène se dessinait un léger vide alors que les plus curieux n’osaient pas s’avancer, mais dès le début de leur deuxième chanson, Models, les pas de danse se donnaient à l’avant et cet engouement n’a fait que se propager durant leur performance.

Le trio de cuivres était la touche du spectacle qui ajoutait une unicité au groupe. Photo: A. Lemieux
Le trio de cuivres était la touche du spectacle qui ajoutait une unicité au groupe. Photo: A. Lemieux

Cuivres et instruments à vent à volonté

Le groupe s’inscrit à la fois dans l’électronique, le funk, le soul, le hip-hop et le jazz. Ça semble beaucoup, mais ils manient tellement bien ces différents styles qu’ils s’allient parfaitement l’un à l’autre en ne créant qu’un tout cohérent. Le spectacle d’une heure trente n’a semblé être qu’une seule et même chanson puisque les transissions s’enchainaient aisément et le rythme ne se cassait pas. Les deux trompettes, le trombone et le saxophone en sont grandement pour quelque chose alors qu’ils formaient un son puissant et très festif. Les ajouts d’un clavier, d’une batterie, d’une basse, d’une guitare électrique et surtout d’un clavier de mixage complétaient l’ambiance musicale. Les quelques notes de voix du second chanteur avec de l’effet électro donnaient une forte impression de Daft Punk par moment.

Les neuf Montréalais avaient une symbiose hors de l’ordinaire, ce qui donnait parfois lieu à de petites chorégraphies ou tout simplement à un mouvement du corps énergique qui correspondait à leur musique. Les gars avaient du plaisir à jouer ensemble et ça transparaissait sur scène. Le public réagissait très bien lorsqu’il était interpelé à chanter ou à danser. En plus de donner un tout unique, certains membres du groupe ont même eu la chance de montrer leurs prouesses instrumentales avec des solos acclamés par le public.

Alors qu’ils ont cru pouvoir se sauver d’un rappel, Busty and the Bass n’a pas eu le temps de redescendre de scène qu’il remontait immédiatement pour entreprendre le succès du groupe Outkast, Caroline.

Lors d’un de leur numéro instrumental, des airs à la Sir Pathétik, Mon pays, ont été détectés, ce qui était un peu spécial, mais quand même subtil. Vers la fin du spectacle, ils sont arrivés avec l’un de leurs succès, Tryna Find Myself, et ont terminé avec Macy, qui est beaucoup plus pop, mais tout de même satisfaisant. Alors qu’ils ont cru pouvoir se sauver d’un rappel, Busty and the Bass n’a pas eu le temps de redescendre de scène qu’il remontait immédiatement pour entreprendre le succès du groupe Outkast, Caroline. Un moment plus que satisfaisant pour la foule en délire qui s’est dirigée en grand nombre vers le kiosque pour la vente du EP du groupe. Selon Karina Tardif, c’était la première fois qu’autant de gens se procuraient l’album d’un artiste après les soirées cachées CFOU.

Le chanteur Nick Ferraro a charmé le public par sa voix douce et mielleuse, mais puissante ainsi que par son épique solo de saxophone. Photo: A. Lemieux
Le chanteur Nick Ferraro a charmé le public par sa voix douce et mielleuse, mais puissante, ainsi que par son épique solo de saxophone. Photo: A. Lemieux

Avant tout, des étudiants

La formation Busty and the Bass s’est créée entre copains à l’Université McGill. Aujourd’hui tous gradués, ils se concentrent tous sur ce projet musical qu’ils avaient alors démarré que pour s’amuser lors de fêtes étudiantes, mentionnait Eric Haynes, le claviériste du groupe. Ils ont déjà à leur actif deux EP et tomberont sous peu en phase de production d’un premier album. Ils ont participé entre autres au Festival de Jazz de Montréal et sont considérés comme un des collectifs les plus dynamiques de la scène montréalaise.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here