Duo Camaro & Les Gars d’ma shop: Improvisation, interaction et abandon

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Après trois ans, Pierre Hamelin Brouillette et Alexandre Dostie arrivent pratiquement à communiquer sans se parler. Photo: M. Lortie
Après trois ans, Pierre Hamelin Brouillette et Alexandre Dostie arrivent pratiquement à communiquer sans se parler. Photo: M. Lortie

C’est à l’étage du Nord-Ouest Café, le jeudi 17 octobre dernier, que Duo Camaro et Les Gars d’ma shop ont livré des prestations teintées d’improvisation et d’interactions avec le public.

Duo Camaro

Après trois ans d’improvisation musicale et vocale, Pierre Brouillette Hamelin à la basse et Alexandre Dostie au micro arrivent pratiquement à communiquer sans se parler, par un simple ton de voix ou une variation des notes. «C’est vraiment une relation rare et privilégiée», confirme le chanteur du groupe.

Ils ont livré une prestation typique, en naviguant dans un registre d’histoires sombres, souvent rurales, de sexe, d’alcool, d’amours impossibles et de mort. L’instinct de survie transmis dans ses textes fascine Alexandre Dostie: «Il y a une beauté dans l’humain poussé dans ses plus profonds retranchements».

Le chanteur Alexandre Dostie prend le temps de se laisser imprégner de la musique lourde et planante de son collègue. Dans sa bulle que rien ne semble transpercer, il ne se laisse pas déconcentrer par les spectateurs festifs. Il ajoute même: «Des fois, on dirait que la bulle veut t’avaler et se refermer sur toi».

Les deux membres, qui font aussi partie de la sanglante formation FullBlood, assurent que ces deux groupes distincts nécessitent des ressources totalement différentes. Alors que c’est la présence dynamique du public qui insuffle une puissante énergie aux membres de FullBlood, c’est davantage à l’intérieur d’eux-mêmes que Duo Camaro puisent cette énergie.

Bien qu’ils ne refassent jamais leurs chansons deux fois, les enregistrements des spectacles permettent de faire des compilations de leurs meilleurs moments, comme leur dernier album Presqu’Elvis.

Les gars de Duo Camaro se plaisent à dire qu’ils joueront n’importe où, si on paye l’essence et qu’on leur offre une caisse de 12.

Éric Ayotte a livré une performance dynamique et interactive avec son public. Photo: M. Lortie
Éric Ayotte a livré une performance dynamique et interactive avec son public. Photo: M. Lortie

Les Gars d’ma shop

Le public ne peut que se sentir impliqué quand on lui livre un mélange actualisé de classiques connus de tous tels que Oh Ursule, Chevaliers de la Table ronde ou encore le thème musical de Tetris.

Dans une ambiance légère et festive, Les Gars d’ma shop ont offert un spectacle qui fait du bien, accessible à tous et où l’esprit familial était bien présent, comme s’ils étaient des grands frères sans prétention qui s’amusaient sur des airs ayant marqué leur jeunesse.

Sur Sweet Home Alabama en trame de fond, ils ont entamé un mixte de chansons choisies par le public dans un répertoire tel que Trois petits cochons, In the Road Jack et J’ai deux yeux, tant mieux. Ils s’approprient ces chansons, mélangent le tout et «les recrachent à tous vents», explique Éric Ayotte, le chanteur du groupe.

Les Gars d’ma shop (mashup) se décrivent comme une gang de clowns qui ne se prennent pas au sérieux, qui remâchent, remixent, mélangent des classiques québécois qu’on connait tous, reconstruits sur des airs originaux de leur cru, à travers l’harmonica et les solos de guitare. Ils leur arrivent aussi de composer également leurs propres pièces.

Le groupe est composé de Mathieu Leduc Gosselin, Erik Ayotte, Alexandre Turgeon, Maxime Larouche et Francis Harnois, et œuvre dans un style «faux-folk pop-propre rap pas rap rock and blues».

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