Home Chroniques Éditorial: Clôture de la session ⎯ La fin d’une époque

Éditorial: Clôture de la session ⎯ La fin d’une époque

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Éditorial: Clôture de la session ⎯ La fin d’une époque

La fin de session est à nos portes et, avec elle, la fin d’une époque en ce qui me concerne. Il s’agit ici, en effet, du dernier éditorial que je signerai dans le Zone Campus.

Afin de boucler la boucle adéquatement, cet éditorial s’adressera en rafale aux questions qui seront à surveiller à partir de cet hiver.

Rectorat

Je débuterai en revenant sur le sujet du dernier éditorial. Nous saurons finalement cet hiver qui sera le prochain dirigeant de notre université: Daniel McMahon ou la chaise. Effectivement, il demeure actuellement envisageable – bien que peu probable – que l’unique candidat ne soit pas nommé recteur. Advenant une telle situation inédite, probablement que le poste serait rouvert et qu’un nouvel appel de candidatures aurait lieu.

Or, bien qu’une deuxième démarche puisse avoir l’avantage d’encourager ceux ou celles qui hésitaient à se présenter, force est de constater que la direction de l’UQTR est actuellement une patate chaude. Alors, la question ici est de savoir si l’on va laisser le déficit de PhD du candidat nous faire courir le risque de ne pas combler le poste.

Mouvement de grève

«De où ça sort? On n’a jamais entendu parler de grève!» Justement.

Nous savons que les sempiternelles coupures dont le gouvernement provincial afflige les services publics se traduisent notamment par des négociations houleuses avec les syndicats. Au moment d’écrire ces lignes, la menace d’une loi spéciale obligeant le retour au travail des salariés plane toujours.

Or, un peu partout dans la province, des associations étudiantes tiennent des votes de grève afin de participer aux manifestations et de démontrer leur solidarité aux employés des services publics. Pendant ce temps, l’AGE UQTR a timidement encouragé ses membres à participer à la «Pause café», un happening syndical visant à démontrer la solidarité de la communauté universitaire contre les coupures en éducation.

Je ne suis pas seul à voir le problème ici: l’équipe de football, les fanions sur l’avenue Gilles-Boulet et le blason qui a remplacé le logo des UQ sont des tentatives de réponse à ce problème par l’administration.»

On (incluant la personne qui écrit) aimerait voir notre association plus proactive en ce qui a trait à la mobilisation.

Réforme de l’AGE

Parlant de l’association elle-même, il ne faut pas oublier que la structure de son conseil d’administration devait être modifiée à l’automne. Cette réforme avait été reportée étant donné des anomalies dans les statuts et règlements. Comme toutes les associations étudiantes, l’AGE UQTR est un organisme à but non lucratif légalement reconnu et doit ainsi se conformer à diverses lois.

Les exigences bureaucratiques semblent insurmontables, mais n’oublions pas qu’il s’agit des premiers pas vers la fameuse restructuration de l’AGE, qui traine depuis plusieurs années sans vraiment avancer.

Il faudra néanmoins surveiller que l’exécutif ne s’approprie pas l’apanage du pouvoir décisionnel sur la question. La forme que prennent les instances de l’association regarde tous les membres et ceux et celles-ci doivent être consultés dans le processus.

Sport étudiant

Une autre chose à surveiller sera aussi le projet d’équipe de football. Même si le conseil d’administration s’est finalement prononcé contre à la fin novembre, l’idée n’est certainement pas complètement morte dans la tête de certains. Au lendemain de la décision, plusieurs (n’ayant jamais mis les pieds à l’UQTR) déchiraient leur chemise dans le Nouvelliste face au soi-disant déficit de gonades masculines du C.A. de l’UQTR.

On (incluant la personne qui écrit) aimerait voir notre association plus proactive en ce qui a trait à la mobilisation.

Le sujet aurait mérité un éditorial complet en bonne et due forme, mais je me contenterai de dire que l’on a déjà une équipe de hockey qui performe très bien. Peut-être faudrait-il un peu plus investir là-dessus plutôt que sur une nouvelle bébelle que l’on va reléguer aux oubliettes une fois l’attrait de la nouveauté dépassé.

Et ses dernières paroles…

En conclusion, ceux et celles qui me suivent depuis mes débuts l’auront peut-être déduit, mais j’ai une thèse en filigrane de tous mes textes. En effet, mon objectif a toujours été d’encourager la communauté universitaire (et particulièrement étudiante) à prendre conscience que notre université n’est pas seulement un ensemble de bâtiments où se donnent des cours et se fait de la recherche. C’est aussi une société en miniature, à laquelle nous appartenons tous et toutes.

Ainsi, les décisions prises envers celle-ci ont un impact sur nous. Malheureusement, une des particularités de l’UQTR est justement le manque d’implication de sa communauté universitaire envers elle. Je ne suis pas seul à voir le problème ici: l’équipe de football, les fanions sur l’avenue Gilles-Boulet et le blason qui a remplacé le logo des UQ sont des tentatives de réponse à ce problème par l’administration.

Et loin de moi l’idée de considérer que mon opinion est la bonne. J’ai tenté, au courant des deux dernières années, de plutôt encourager la réflexion et la critique. Comme le disait le titre du mémoire d’un autre ancien de l’AGE, «Mêlez-vous de vos affaires… Mais mêlez-vous-en!»

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