En échappée: Seattle ou Québec?

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Vincent Boisvert. Photo: David Ferron
Vincent Boisvert. Photo: David Ferron

Une 32e équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) fera très probablement son entrée dans le circuit d’ici les prochaines années. Si l’on se fait à l’acceptation du projet de rénovation du vétuste KeyArena, c’est la ville de Seattle, dans l’état de Washington, qui sera l’heureuse élue. Un autre coup dur contre Québec et son Centre Vidéotron…

La Ligue invite Seattle à poser sa candidature en vue d’une éventuelle expansion en 2020-2021. Mais contrairement à Québec, on peut d’ores et déjà assurer la présence d’une équipe de hockey à Seattle d’ici 2025.

Il apparaît maintenant évident que Gary Bettman, le commissaire, ne veut absolument rien savoir d’une équipe à Québec à moyen terme.

Il apparaît maintenant évident que Gary Bettman, le commissaire, ne veut absolument rien savoir d’une équipe à Québec à moyen terme. Des rumeurs circulent même que Houston, au Texas, est en tête de la liste après Seattle (HockeyFeed). Le propriétaire des Golden Knights de Las Vegas, la dernière équipe d’expansion à avoir fait son entrée, a dû débourser pas moins de 500 millions de dollars américains (CBS Sports), afin de pouvoir acquérir les droits de sa franchise. Bettman a statué que les frais pour Seattle seraient de 650M$ US (RDS.ca). On peut donc en conclure que si Québec en venait à avoir une équipe, le futur propriétaire devrait débourser par moins de 800M$ US, près d’un milliard de dollars canadiens (Toronto Star). Reste à savoir si Québécor, ou tout autre groupe, a les moyens de débourser un tel montant.

Quant à Houston, le succès d’une franchise dans cette ville passe très probablement par un déménagement. Je pense ici aux Coyotes, qui ont toujours des difficultés avec les autorités municipales de Phoenix, Scottsdale et de Glendale. Par contre, il faudra oublier l’idée; les conférences (divisions géographiques principales entre Est et Ouest) sont déjà assez débalancées ainsi.

Tkachuk n’a pas la meilleure réputation à travers la LNH.

Matthew Tkachuk: un Brendan Gallagher plus talentueux?

Le choix de premier tour des Flames de Calgary en 2016, le fils de Keith Tkachuk, Matthew, fait tourner bien des têtes, et pas toujours pour les bonnes raisons. Il s’en est récemment pris à Matt Martin, un joueur tough des Maple Leafs de Toronto, et il s’est aussi battu avec Luke Witkowski, des Red Wings de Detroit. En effet, lors d’une escarmouche durant une pause publicitaire, l’incident avec Witkowski a pris beaucoup plus d’ampleur, du fait que le goon des Wings était au banc, en route vers le vestiaire, lorsque Tkachuk l’a dardé au poignet. Witkowski est retourné sur la glace, et une suspension de 10 matchs s’en est suivie.

Tkachuk n’a pas la meilleure réputation à travers la LNH. Il s’est souvent fait sortir à cause de coups à la tête douteux, et de crocs-en-jambe dangereux. À sa première partie dans la LNH, il a fait trébucher l’ancien Canadien Brandon Davidson. Celui-ci a subi une commotion cérébrale.

Il existe aussi une rivalité entre lui et Drew Doughty, de laquelle ils en sont presque venus aux mains. Par contre, le fils de Keith joue un même style de hockey que Brendan Gallagher, des Canadiens. En effet, il est un joueur intense, polyvalent, dynamique et physique, qui n’a pas peur de foncer au filet afin de marquer d’importants buts. Ça fait du bien de voir des joueurs colorés et avec une personnalité flamboyante. Un peu à la P.K Subban, qui manque royalement aux Canadiens, autant sur la glace que hors celle-ci.

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C’est avec regret que je dois vous annoncer qu’il s’agit ici de ma dernière chronique avec le Zone Campus. En effet, j’ai désormais terminé mon baccalauréat, et je dois maintenant entreprendre d’autres projets ainsi que d’autres défis. Ce fut un réel plaisir pour moi de travailler comme journaliste sportif en premier lieu, ainsi que comme chroniqueur par la suite.

J’aimerais remercier les artisans du Zone Campus pour leur beau travail, ainsi que de m’avoir permis de m’exprimer de façon mensuelle à travers les pages du journal ainsi que sur le blogue.

Le journal prend de plus en plus de place dans l’espace médiatique étudiant de Trois-Rivières, et il s’agit ici d’une excellente chose. Le Zone Campus regorge de journalistes et de chroniqueur.se.s tous aussi différent.e.s que talentueux.ses. J’aimerais donc remercier les artisan.e.s du Zone Campus pour leur beau travail, ainsi que de m’avoir permis de m’exprimer de façon mensuelle à travers les pages du journal ainsi que sur le blogue. En terminant, j’aimerais remercier les lecteurs et lectrices. Sans vous il n’y aurait pas de journal, et les employé.e.s ne redoubleraient pas d’ardeur afin de vous présenter du contenu de qualité. Merci de votre lectorat et de votre patience.

Sincèrement vôtre,

Vincent Boisvert

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