En formule 5 à 7: Nouvel album pour Daniel Morissette

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Daniel Morissette accompagné du bassiste Nicolas Gosselin. Photo: P. Bourgoing-Alarie
Daniel Morissette accompagné du bassiste Nicolas Gosselin. Photo: P. Bourgoing-Alarie

Le 31 octobre dernier avait lieu le lancement du deuxième album de l’auteur-compositeur-interprète Daniel Morissette au bar l’Embuscade. L’opus nommé L’argent prime jette sur la table les questionnements et les opinions de l’artiste sur l’obsession de l’argent dans notre société, le tout dans une ambiance folk.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’artiste sait s’occuper avant un spectacle. Très à l’aise avec son public, il prend le temps de discuter avec tous ceux qui ont pris la peine de se déplacer pour sa prestation. C’est depuis 15 ans déjà que l’artiste roule sa bosse dans le milieu du folk québécois, ce qui semble lui avoir donné un public fidèle.

Ce deuxième album qui s’appelle L’argent prime sort six ans après son premier opus nommé Signé (2009). Le cul-de-sac environnemental, la politique, la famille et les affaires font partie des thèmes exploités. Le fil conducteur reste quand même l’obsession de l’argent. L’album est autoproduit par l’artiste. L’important pour lui était de prendre le temps de bien faire les choses. Il s’est également entouré de 3 musiciens pour l’accompagner dans ses performances dont Nicolas Gosselin à la basse, Dany Bergeron à la batterie et Louis Gagnon à la guitare et au ukulélé.

C’est dans une ambiance de décoration d’Halloween de bar que l’artiste a donné rendez-vous à son public à l’Embuscade

Le cul-de-sac environnemental, la politique, la famille et les affaires font parties des thèmes exploités. Le fil conducteur reste quand même l’obsession de l’argent.

«Ceux qui sont déjà là, ce sera un extra c’est tout!» Daniel Morissette

Dès les tests de son, Daniel Morissette a commencé à interagir avec ceux qui étaient présents. L’homme sympathique et nerveux pouvait voir les gens prendre les bancs du bar pour se rapprocher de la scène, un bon nombre d’entre eux avec l’album à la main. L’artiste venait y présenter 5 chansons de son nouveau répertoire dans une formule 5 à 7.

Il commença avec la chanson intitulée «Le perron d’église» qui met l’emphase sur les lieux où les gens discutaient par le passé. C’est un peu une critique sociale de nos nouvelles façons de communiquer par les réseaux sociaux et les téléphones. S’en suivit la pièce «Que vaut cette vie» qui côtoyait davantage le côté des affaires qui prône dans notre société. Après ces deux premières chansons, on pouvait comprendre la passion de l’artiste pour les paroles de ses chansons auxquelles il apporte beaucoup de soin. La suite a appartenu à la pièce «Le balancier», mélodie plus douce que les précédentes. Louis Gagnon, guitariste pour l’occasion s’est offert quelques passages à la lap steel pour amener des sonorités plus rondes et chaudes. La cinquième et dernière pièce permit de montrer un côté plus entraînant de l’artiste. Des harmonies vocales des autres musiciens, mêlées à des passages de solos et des paroles entraînantes ont permis de terminer en beauté. L’artiste en a tout de même profité pour faire en rappel la pièce «De Trois-Rivières à Paris» présente sur son premier album.

Des back vocaux des autres musiciens, mêlés à des passages de solos et des paroles entraînantes ont permis de terminer en beauté.

Pour obtenir l’album L’argent prime, vous pouvez vous rendre au Archambault de Trois-Rivières ou sur le site Bandcamp de l’artiste. En ce qui concerne de futures dates de spectacle, certaines sont en préparation. Pour ceux qui voudraient inviter l’artiste à faire une prestation à un événement, vous pouvez le contacter par Facebook.

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