Fadoua Dhaouadi: Une V.P aux affaires sociopolitiques versatile

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Fadoua Dhaouadi. Crédit: AGE UQTR

Le Zone Campus termine ses portraits des officiers et officières de l’AGE UQTR. Dernière, mais non la moindre, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Fadoua Dhaouadi, vice-présidente aux affaires sociopolitiques. La candidate au doctorat en biologie cellulaire et moléculaire est la dernière officière en poste. On l’a laissée souffler avant de vous brosser un portrait qui met en lumière son travail, son engagement et sa versatilité.

Le parcours académique et professionnel de Fadoua s’est déroulé, jusqu’à aujourd’hui, sur trois continents différents. Originaire de la Tunisie, Fadoua a étudié à Marseille et Paris avant d’atterrir, en 2019, à Trois-Rivières.

Un riche et difficile parcours

Fadoua a tout d’abord complété une licence (NDLR Équivalent du baccalauréat) en biotechnologie appliquée au secteur pharmaceutique. Ce programme lui a permis d’avoir les compétences nécessaires dans la production de médicaments, de compléments alimentaires, ainsi que dans les procédures de traitement des ADN. Par la suite, elle commence, toujours en Tunisie, un master-1 en Développement industriel de produits de santé. Grâce à sa détermination et son talent, la jeune femme termine majeure de sa promotion, ce qui lui permettra de partir faire des études à l’étranger. Elle commence alors, en tant que boursière, un master-2 en Biotechnologie environnementale à la faculté des Sciences de l’université Aix-Marseille. « À ce moment-là, j’étais riche et en bonne humeur ! », raconte-t-elle.

Par la suite, elle se dirige vers Orléans pour faire un stage en biotechnologie. Après ce stage et une première tentative d’entrée au doctorat, Fadoua se dirige vers la Faculté de pharmacie de la Sorbonne. L’idylle du pays d’accueil s’effrite, alors que l’officière est confrontée aux problèmes financiers et au racisme, dans la métropole française. « J’étais la seule étrangère, la seule voilée, la seule étudiante biotechnologue [dans le programme, dans la promotion et dans la classe], eux, sont tous des pharmaciens et des médecins […] C’était le pire moment de ma vie, à ce moment-là j’ai prié Dieu, j’ai fait beaucoup de prières. Je n’avais personne avec moi. »

Nouvelle bourse, nouvelle vie.

Grâce à l’obtention d’une bourse MITACS, Fadoua a pu venir au Québec faire un stage de trois mois avec la professeure Isabel Desgagnés-Penix. Ce fut pour elle un vent de douceur après le temps passé en France. « J’avais besoin de côtoyer des gens véridiques », explique-t-elle. Ces belles rencontres donneront par la suite le goût à Fadoua de se lancer au doctorat.

Fadoua est maintenant étudiante en 3ième année au doctorat en biologie cellulaire et moléculaire. Elle travaille sur la production des cannabinoïdes dans les microalgues.

Le parcours de Fadoua est aussi impressionnant que versatile en sa qualité de vice-présidente aux affaires sociopolitiques. L’implication scolaire remonte à loin pour elle. Déjà à l’école primaire, elle voulait tout faire pour améliorer la vie des élèves. En master-1, elle est devenue déléguée de la communauté étudiante : « En Tunisie, au cours de mon master-1, j’étais délégué des étudiants de master, j’étais au comit scientifique qui rassemble le directeur et les professeurs de l’université. Je présentais des dossiers, je discute tout ce qui est pédagogie, examen, droits des étudiants. J’ai travaillé sur plusieurs dossiers spécifiques […] comme la préparation des événements culturels et des des ateliers qui préparent les étudiants au stade terminal à la vie professionnelle, en coopération avec plusieurs clubs de l’université.

Impliquée et versatile

Ici à l’AGEUQTR, elle a pour rôle de représenter politiquement la communauté étudiante à l’interne et à l’externe. Elle organise aussi des événements concernant les élections. « Ce qui m’a encouragée [à faire partie de l’AGE UQTR], se sont les dossiers qui me tiennent à cœur. Par exemple, ce qui est des problématiques de logements des étudiants, problématiques de racisme, les agressions à caractère sexuel, les populations autochtones et les problématiques environnementales. » explique-t-elle.

Bien entendu, son arrivée tardive a apporté son lot de défis, alors qu’elle avait un tas de dossiers et de courriels à traiter. Aussi, les élections municipales étaient alors le dossier prioritaire. La position politique représentée par la vice-présidente est toujours le reflet de celle votée par les membres, en Assemblée générale. Elle travaille aussi sur des dossiers concernant l’environnement et sur la mise en place d’un sondage sur l’endettement étudiant, en partenariat avec l’UEQ (Union étudiante du Québec).

Lorsqu’elle n’est pas dans son poste, la vie de Fadoua est bien remplie. « Je fais plein de choses ! » s’exclame-t-elle, lorsqu’on lui pose la question sur ses activités. Ayant réussi son deuxième examen doctoral dernièrement, elle jongle avec son travail de laboratoire et sa vie personnelle bien remplie. Mariée et future maman, l’officière ne cesse de s’épanouir dans toute les facettes de sa vie.

Bien qu’elle ait toujours en tête l’avenir d’une carrière académique, il faut tout de même souligner que Fadoua a la fibre entrepreneuriale. Avec l’idée de se lancer en affaires, elle a été récipiendaire d’une bourse LOGIQ. Il va sans dire que « conventionnelle » n’est pas le terme qui lui convient le mieux. Curieuse et déterminé, Fadoua fait fi des cursus classiques universitaires pour penser en dehors de la boîte. Ainsi, elle explore des compétences et des connaissances multidisciplinaires. « Je garde le rêve d’être enseignante, mais aussi je garde les portes ouvertes ! » conclue-elle.

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