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Galerie R3: Bernard Pourrière | Écho du son (virtuel)

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Galerie R3: Bernard Pourrière | Écho du son (virtuel)
Image tirée d’une vidéo de Bernard Pourrière | Photo: BPourrière

Du 12 janvier au 5 février 2021, la Galerie R3 présente l’exposition virtuelle Echo du son de Bernard Pourrière. On y retrouve une installation sonore, une série d’images numériques qui représentent des partitions ainsi qu’une projection vidéo. Bernard Pourrière participera d’ailleurs à la Nuit des Idées (NDI) qui aura lieu le 28 janvier 2021 au Québec, à la Galerie R3, via Zoom. Cette édition a pour thème «PROCHES», « Je est ailleurs, le centre est ici».

Bernard Pourrière: biographie

Bernard Pourrière vit et travaille près de Marseille, en France. Il est diplômé de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence (ESAAIX). Depuis sept ans, il enseigne à l’Université d’Aix-Marseille (AMU) au Département des arts. Depuis 1998, il intervient dans les hôpitaux psychiatriques pour des ateliers d’arts plastiques.

Il est artiste en arts visuels et sonores. Il travaille la performance, l’installation, la vidéo, le son et le dessin. Ce n’est pas la première fois que l’artiste expose son travail au Québec. En 2015, il a participé à la 33e édition du Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul qui avait pour thème Murmures du quotidien.

Nouvelles réalités muséales 2.0

Le processus d’exposition s’est fait de manière virtuelle du début à la fin, souligne Lorraine Beaulieu, directrice de la Galerie R3. En raison de la pandémie, l’artiste n’était évidemment pas présent sur les lieux pour le montage, contrairement à l’habitude. La grande majorité des oeuvres, pour ne pas dire la totalité, ont été envoyées par le web. L’équipe de la Galerie R3 s’est chargée de l’impression de ces dernières et de la mise en exposition complète. Un seul objet physique a été envoyé : une boite de son et des haut-parleurs.

«L’artiste lui-même est virtuel, en quelque sorte», dit Lorraine Beaulieu. Sa rencontre, de même que les échanges, se sont faits à distance. Il n’y aura eu aucun contact «réel». Pour l’occasion, Bernard Pourrière avait préparé un plan de mise en exposition. Une partie du montage s’est même faite avec l’aide de l’artiste par appel visioconférence via Messenger. À la fin de l’exposition, la boite de son, les haut-parleurs et les impressions lui seront envoyés par la poste.

Le virtuel: un autre langage

Les expositions virtuelles nous amènent à réfléchir à un nouveau langage qui prend en compte certains paramètres virtuels. Contrairement aux expositions dites «in situ», Lorraine Beaulieu a réfléchi à une manière bien précise de présenter l’exposition Écho du son de Bernard Pourrière. Elle est à la fois l’exposition «in situ» et l’exposition «en virtuel». Lorraine Beaulieu et Stéphanie Boulay, stagiaire en arts visuels et communications à la Galerie R3, ont ainsi réfléchi à la manière de présenter les oeuvres. Pour répondre à des besoins virtuels, la meilleure façon fut d’utiliser la vidéo.

Dans cet état d’esprit, les paramètres vidéographiques deviennent importants. Contrairement à une exposition «in situ», le.la spectateur.trice peut se promener librement dans les lieux. Or, ici, c’est la vidéaste qui vient orienter notre lecture. L’impact du corps de la personne derrière la caméra donne toute une suite, une certaine subjectivité au document filmique. La vidéographie n’est plus un simple document, mais bien l’exposition en tant que telle.

C’est vraiment un travail de «réapprentissage», dit Stéphanie Boulay. Le confinement actuel «nous pousse à se réinventer et à nourrir l’image autrement», ajoute-t-elle. La mise en exposition virtuelle et la médiatisation deviennent des aspects essentiels parce qu’ils sont les seuls moyens que les spectateur.trice.s possèdent pour avoir accès à l’exposition.

«L’exposition de l’artiste se prêtait bien au virtuel», explique Lorraine Beaulieu. Les artistes qui créent des oeuvres en 3D (comme des sculptures ou des installations) ne sont pas forcément d’accord avec le fait de présenter leur travail de manière virtuelle. Elle considère que la Galerie R3 a eu beaucoup de chance que Bernard Pourrière ait accepté de présenter son travail dans ce contexte. Plusieurs artistes ont refusé et préfèrent attendre que tout revienne à la normale.

Mouvements, corps et son

Écho du son est composée d’une installation sonore, d’une série d’images numériques qui représentent des partitions ainsi qu’une projection vidéo. L’exposition virtuelle prend la forme d’une vidéo (2 min 34 sec) et elle est accompagnée de photographies de type documentaire, d’une présentation vidéographique réalisée par l’artiste et de la vidéo complète de la performance qu’on voit partiellement dans l’exposition virtuelle.

L’artiste réfléchit son art comme une partition. Chaque oeuvre (ou image) doit être lue de gauche à droite. «Le déplacement du visiteur [et de la visiteure] est important car il est directement lié à l’espace de mouvement, d’action, ainsi qu’à l’espace sonore proposé. Mes installations sonores espaces-formes suggèrent de nouvelles expériences, et une nouvelle conception du temps», peut-on lire sur le texte de la présentation de l’exposition. Or, même si le virtuel impose des limites corporelles, physiques et sensibles quant à l’expérience en contexte muséal, l’exposition virtuelle nous permet tout de même d’entrer en relation avec les oeuvres, mais d’une manière bien différente.

Les expositions virtuelles sont nouvelles dans le monde de l’art. Lorraine Beaulieu, directrice de la Galerie R3, aimerait entendre les commentaires des spectateur.trice.s quant à cette exposition pour évaluer leur expérience. Pour visiter Echo du son, vous n’avez qu’à cliquer ici. Pour assister à la Nuit des idées (NDI) et à la performance de l’artiste, c’est ici.

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