Le monde en questions: La science démontre-t-elle que Dieu existe?

0

Le 25 décembre dernier, le Wall Street Journal a publié un article qui a beaucoup dérangé. En fait, jusqu’à ce jour, l’article a déclenché une ruée de plus de 7000 commentaires, près de 400 000 partages sur Facebook et 6000 Tweet. Le titre? «La science démontre de plus en plus l’existence de Dieu».

Quels en étaient les arguments explosifs? Metaxas explique que lorsque le projet Search for Extraterrestrial Intelligence (SETI) a débuté dans les années 60, le célèbre astronome Carl Sagan affirmait qu’il y avait deux critères importants pour permettre l’émergence de la vie, soit, une étoile adéquate et une planète à une distance adéquate de cette étoile.

De nos jours, les scientifiques reconnaissent qu’il existe non pas deux critères importants, mais au moins 200 paramètres devant être simultanément ajustés avec une précision chirurgicale pour permettre la vie sur une planète. Par exemple, sans la présence d’une planète massive telle que Jupiter dont l’attraction gravitationnelle détourne le parcours des astéroïdes, la terre recevrait 1000 fois plus d’impacts. En résumé, les probabilités qu’un tel nombre de facteurs soient assemblés simultanément est si infime qu’elles indiquent que nous ne devrions pas exister! GLOUP!

Même l’existence de l’univers dépend de constantes calibrées avec une telle précision (forces de gravité, force électromagnétique, etc.) que la possibilité même de l’existence d’un univers défie le bon sens. Bref, la probabilité correspondrait à obtenir en jouant à pile ou face 10 quintillions (10 avec 30 zéros) de fois de suite le même côté.

«En résumé, les probabilités qu’un tel nombre de facteurs soient assemblés simultanément est si infime qu’elles indiquent que nous ne devrions pas exister! GLOUP!»

Metaxas rapporte que Fred Hoyle, l’astronome qui nous a donné l’expression «Big Bang» a admis que son athéisme a été «grandement ébranlé» par ces développements. Il a écrit par la suite «qu’en s’appuyant sur le gros bon sens, l’interprétation des faits suggère qu’un super-intellect a joué avec la physique, ainsi qu’avec la chimie et la biologie… et que les probabilités qui découlent de ces évidences me semblent si écrasantes que la remise en question de ces conclusions m’apparait presque qu’inconcevable.» Le Dr. John Lennox, professeur à Oxford a ajouté que «plus l’on en sait sur l’univers, plus l’hypothèse de l’existence d’un Créateur […] devient l’explication la plus crédible de la raison de notre présence ici.»

Est-ce qu’il y a des détracteurs? Bien sûr que oui!

Le 24 janvier, Lawrence Krauss, astrophysicien de formation, a répliqué par un article dans The New Yorker intitulé: «Non, l’astrobiologie ne démontre pas l’existence de Dieu». Sa réponse aux probabilités infinitésimales pour l’existence de l’univers ou de la vie est d’arguer que tous les évènements de la vie dépendent chacun d’une multitude de variables qui les ont rendus possibles.

Il donne en exemple l’évènement précis d’écrire son article lors d’un vol d’avion spécifique. L’auteur devait se trouver à San Francisco à une telle heure précise, son taxi a dû réussir tous les éléments de son trajet particulier et le pilote d’avion ainsi que tout le personnel ont dû se trouver dans leurs fonctions précises pour que le vol d’avion puisse se réaliser.

Il prétend par ailleurs que les étapes du processus évolutif ne sont pas absolument le fruit d’un hasard aveugle, mais qu’il existe des phénomènes qui rendent systématiquement possible l’émergence de la vie.

Malheureusement, les «évidences» qu’il met de l’avant dans son article pour alléguer que le processus évolutif n’est pas tout à fait le fruit du hasard ne sont pas vraiment de la «science», mais, selon son propre aveu, de simples «spéculations» et «suggestions». C’est une question de «foi» qui s’appuie avant tout sur les croyances idéologiques de l’auteur plutôt que des «connaissances scientifiques».

De plus, quand M. Krauss compare les probabilités de voir les 200 paramètres nécessaires à la vie se mettre en place par hasard, aux probabilités que survienne la multitude d’évènements ayant permis qu’il écrive son article, il ne semble pas saisir la grande différence entre les deux catégories d’évènements qu’il compare.

L’existence de l’univers ou de la vie est le fruit du hasard, sans le concours d’un Concepteur intelligent, et elle devient donc hautement improbable. Par contre, le fait d’écrire un article dans un journal est un évènement qui arrive tous les jours et cela n’est aucunement improbable. Pourquoi? Parce que les humains sont justement doués d’intelligence et qu’ils peuvent contrôler les évènements de sorte que nous n’avons pas besoin d’attendre qu’un article s’écrive par hasard.

Je ne serais pas surpris si un être humain rédigeait un roman à l’ordinateur, mais si un singe tapait au hasard le même roman, il serait raisonnable d’envisager l’intervention d’un Concepteur intelligent. Intéressant, n’est-ce pas?

Merci de faire parvenir vos commentaires et réactions sur le site de Zone Campus.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here