Le Québec une page à la fois: Le pouvoir de l’inconscient

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Judith Éthier. Photo: Mathieu Plante
Judith Éthier. Photo: Mathieu Plante

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter, à vous chers lecteurs et lectrices, une très belle année 2018. Je vous souhaite l’amour, le bonheur et la joie dans chaque petit moment de votre vie; je vous souhaite surtout la santé, car avec elle on peut arriver à faire beaucoup de choses. Finalement, je vous souhaite un agréable retour à l’école, et un bon début de session; que celle-ci ne vous soit pas trop pénible. Courage, l’été arrive bientôt, quatre mois c’est vite passé.

Avant de me plonger plus avant dans ma chronique à propos d’un livre qui m’a été offert pour Noël, j’aimerais vous partager un peu de mon vécu. Le Temps des fêtes a toujours été pour moi une période de réjouissance et de grande joie. J’ai une famille nombreuse (j’ai grandi aux côtés de mes sœurs, de mon frère, de mes cousins et surtout de mes cousines qui sont rapidement devenues mes meilleures amies), alors les partys sont une source de beaucoup de souvenirs heureux. C’est lors de ces rencontres que je puise les plus beaux moments de ma vie.

Encore une fois cette année, Noël et le Jour de l’an ont été merveilleux. Je sais que pour beaucoup d’entre vous, ces fêtes ne représentent pas du tout la même chose que pour moi. Je suis sans doute chanceuse d’avoir une aussi grande famille aimante, toujours unie et dont les membres sont toujours présent.e.s pour les autres. Je suis chanceuse de recevoir autant d’amour. C’est pourquoi je tente de le redonner aux autres, afin de partager ce bonheur fraternel si délicieux pour le cœur.

Une de mes sœurs m’a offert cette année deux romans, une suite, de l’auteur Christian Tétreault. Il s’agit de la série Sarah et moi, dont le premier tome est paru en août 2016, et le deuxième en janvier 2017. C’est drôle, parce que cet auteur est un cousin quelque peu éloigné dans la famille de mon père. Je l’ai rencontré à quelques reprises lorsqu’il venait s’acheter des fruits à la ferme agricole de mes parents, sans jamais savoir qu’il écrivait des livres. Jusqu’à ce que je les reçoive en cadeau. Simple anecdote.

C’est l’histoire de deux jeunes sœurs de 16 ans, Emma et Sarah, toutes deux nées de mères différentes contraintes de les abandonner, et adoptées par une travailleuse sociale, Marie-Andrée, tombée sous leur charme dans la pouponnière d’un hôpital de Montréal. L’une est d’origine écossaise, l’autre est Amérindienne et vient du nord de la Saskatchewan. Malgré leur apparente différence, elles seront aussi proches que deux véritables jumelles, connectées jusque dans leurs âmes.

Malgré leur apparente différence, elles seront aussi proches que deux véritables jumelles, connectées jusque dans leurs âmes.

Malheureusement, un grave accident survient alors que les deux jeunes filles font du vélo dans leur quartier. Sarah entre violemment en collision avec un camion, la plongeant dans le coma. Nous sommes le 23 juin. Elle y restera jusqu’à la fin de l’été. Le livre se termine sans qu’on ne sache si elle en sortira ou non, incitant évidemment le lecteur à lire le deuxième roman.

Par contre, ce que l’on sait, c’est que le cerveau de Sarah restera très actif tout au long de cette période, étonnant même les médecins et les meilleur.e.s neurologues de la planète. Personne ne sait ce que signifie cette activité mystérieuse dans le cerveau de la jeune fille. Mais Emma, de son côté, sait parfaitement pourquoi. Sa sœur bien-aimée est toujours bien vivante.

L’inconscient comme un monde parallèle

Ce que l’auteur propose d’intéressant dans ce roman, c’est l’image qu’il donne de l’inconscient, cette partie du cerveau que l’on n’arrive toujours pas à cerner avec précision. Pour la plupart d’entre nous, c’est une part sombre et mystérieuse qui ne veut pas dire grand-chose, ou à laquelle on ne croit même pas. Mais pour Emma et Sarah, c’est tout un monde de possibilités et de rêves.

Prisonnière de son coma, Sarah s’est retrouvée dans le monde de l’inconscient malgré elle. Elle fera vite la découverte que ce monde lui donne accès aux rêves et aux consciences de tous les êtres humains qui vivent encore, sur terre ou dans la tête de quelqu’un. Elle fera alors irruption dans les rêves d’Emma, lui montrant sa nouvelle réalité et l’étendue du «pouvoir» qu’elle peut maintenant utiliser, c’est-à-dire celui de sauver ou d’influencer la vie de certaines personnes. Chaque nuit, les deux jeunes filles feront de nombreux voyages, dans des mondes réels ou non, visitant même leur mère dans ses rêves, revivant toutes les trois des moments de bonheur.

Chaque nuit, les deux jeunes filles feront de nombreux voyages, dans des mondes réels ou non, visitant même leur mère dans ses rêves, revivant toutes les trois des moments de bonheur.

C’est un nouveau monde qui s’offre à elles. Un monde de possibilités que l’auteur explore, narrant chaque épisode à travers la vision d’Emma. De nouveaux liens sont créés ou renforcés, de nouvelles amitiés font irruption dans leurs vies, une ouverture à l’inconnu s’installe. Ce livre se présente comme une explication possible à l’inexplicable. Et comme une preuve de la puissance de l’amour entre sœurs.

C’est une des choses qui m’a particulièrement touchée dans le roman. Outre la narration quelque peu agaçante d’une jeune adolescente fonceuse et dégourdie, la fidélité et le respect des deux jeunes filles traversent tout le roman et montrent de belles valeurs que l’on devrait tou.te.s avoir. Le genre de valeurs que ma famille m’a enseignées et qui resteront toujours en moi.

Bref, ce roman égaya ma curiosité sur cet univers de l’inconscient imaginé par un homme qui a sans doute voulu trouver une réponse à ses nombreuses questions à propos de ce qui demeure pour nous un grand mystère.

Christian Tétreault, «Sarah et moi», Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2016, 368 pages.
Christian Tétreault, «Sarah et moi», Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2016, 368 pages.

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