Les gagnants derrière la compétition : Après les Mardis de la relève

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Le groupe Audionaute durant sa performance au Gambrinus. Photo : Katherine Santerre

Les Mardis de la relève, ce concours de la relève musicale, fêtera son 16e anniversaire au printemps. Au-delà des prix, quel est l’impact d’un tel concours sur la carrière musicale des gagnants? Incursion chez les vainqueurs des deux dernières éditions…

Chaque année et ce, depuis 16 ans, le Gambrinus donne libre cours aux Mardis de la relève. Trois groupes de musique s’affrontent afin de passer en demi-finale et ensuite, en grande finale. Ils doivent se plier à plusieurs contraintes : une prestation d’une durée maximale de 25 minutes, peu de temps de préparation, un espace restreint, etc.

Le groupe est évalué par un jury constitué de quatre personnalités bien connues de l’industrie musicale. Parmi les critères d’évaluation, on compte notamment l’originalité, la qualité des voix et des arrangements musicaux, le respect du temps, etc. L’usage du français ne représente pas un critère. Par contre, le groupe doit, afin de s’assurer une victoire, jouer une chanson francophone en grande finale.

Les trois groupes qui réussissent à se rendre jusqu’en grande finale obtiennent tous des prix. Ce sont toutefois les grands gagnants qui se méritent la plus grosse part du gâteau : bien plus qu’une plaque dorée apposée sur le trophée du concours. Les prix sont variés : trois spectacles dans la région avec cachet, des chèques-cadeaux chez le Gambrinus et chez un tatoueur et, surtout, deux journées d’enregistrement dans un studio de Montréal ainsi que la diffusion de leur chanson en français sur les ondes d’NRJ.

Du côté des gagnants de la 15e édition

Adam Strangler, originaire de Montréal, a remporté la 15e édition. «Du confetti-rock», c’est ainsi que les quatre musiciens décriraient leur son. Avant tout, c’est une visibilité dans la région que leur a procurée leur victoire. Durant la saison estivale, le groupe a joué au FestiVoix et à Sainte-Perpétue, dans le cadre du Festival du cochon. Aussitôt enregistrée en studio, une chanson sera diffusée sur NRJ pendant un mois. Le lancement est prévu pour la fin janvier.

D’ici là, Adam Strangler a quelques spectacles prévus à Montréal. «En dehors des prix matériels et financiers et, que nous le voulions ou non, le fait de gagner ce concours, d’être appuyés par le public, d’être félicités par les gens de l’industrie, ça nous donne une tape dans le dos qui nous incite à continuer à jouer, à nous faire plaisir et à nous promener à travers le Québec», raconte le guitariste, Frédéric Nogarère.

Le groupe a d’ailleurs remporté récemment la grande finale du concours PlanetRox. Formé en 2011, Adam Strangler n’a définitivement pas perdu de temps…

Une aventure fructueuse pour Audionaute

En 2011, Audionaute remportait la 14e édition. Les Mardis de la relève ont été bénéfiques pour le groupe de Victoriaville. En plus de lui donner davantage de crédibilité dans ses projets, le groupe s’est vu approché pour du «tracking radio». La chanson SOMA a donc été diffusée dans plus de 69 radios de la francophonie.

«Ça nous donne une tape dans le dos qui nous incite à continuer à jouer, à nous faire plaisir et à nous promener à travers le Québec.» – Frédéric Nogarède, d’Adam Strangler

Audionaute a aussi été approché pour la réalisation d’un clip. Le clip, sur les airs de Le Meilleur des mondes, est présentement en tournage et devrait sortir d’ici l’hiver 2013. Outre la réalisation du clip, le chanteur, Rémi Bergeron, et le claviériste, Louis-Philippe Ferron, sont présentement en composition hebdomadaire. En raison de naissances, le groupe prend une pause de spectacles, mais reviendra à la charge en décembre au Club Soda de Montréal.

En ce qui concerne la 16e édition, les groupes désireux d’y participer peuvent déjà s’inscrire. Dans la même veine, le concours Microsonic du Broadway Pub, à Shawinigan, en est à sa 5e édition. Un avenir prometteur pour la relève en Mauricie.

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