Mon doux Saigneur et Olivier Bélisle offrent une soirée chaleureuse: Formule double au Zénob

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Plongés dans leur monde, les musiciens nous livraient leur talent et leur imaginaire folk et accueillant. Photo: J. Éthier
Plongés dans leur monde, les musiciens nous livraient leur talent et leur imaginaire folk et accueillant. Photo: J. Éthier

Il y a de ces soirées où l’on s’envole dans un imaginaire chaleureux et intime, grâce à des musiciens talentueux qui nous présentent leur monde à travers leurs instruments. C’est ce que le Zénob offre très souvent. Et encore une fois, ce lieu a présenté une soirée aux saveurs folk, le vendredi 14 octobre, avec le groupe Mon doux Saigneur et l’auteur-compositeur-interprète Olivier Bélisle en formule double.

C’est ce dernier qui a ouvert la soirée, seul avec sa guitare, sa voix et ses mots. Ces mots comme des textes poétiques, racontant des histoires, des anecdotes et des pensées de toutes sortes, nous transportaient dans un imaginaire typiquement québécois. Sa simplicité et son indifférence face aux imprévus transparaissaient dans sa musique et son attitude.

D’un naturel désarmant et touchant, le chanteur-raconteur Émerik St-Cyr livrait des textes riches en couleur, avec des mots pleins de chaleur, dans une langue québécoise accessible.

Dans un mélange de folk, de blues, de rock et peut-être même un peu de country, sa musique transmet quelque chose de chaleureux et d’accueillant. Mais tout ce qu’il dégage vient visiblement du cœur. Et c’est ce qui le rend si unique.

Ayant participé à de nombreux festivals, ici et ailleurs, Olivier Bélisle est un multi-instrumentiste qui aura travaillé avec plusieurs autres musiciens pour produire indépendamment son premier album éponyme, sorti en 2012. Et depuis 2013, il est guitariste accompagnateur pour le groupe Canailles, groupe de musique folk de plus en plus connu au Québec.

C’est en janvier 2016 qu’il a sorti son deuxième album, très attendu par ses admirateurs. Une fois par jamais nous raconte des histoires de toutes sortes, des aventures, des idéaux et des amours blessées. Il nous fait voyager, littéralement.

Puis vint le tour de Mon doux Saigneur, groupe de jeunes hommes dirigé par Émerik St-Cyr, musicien et compositeur très talentueux. Il a installé, dès ses premières notes, une chaleur et une particularité musicale propres à lui, qui se sont propagées partout dans le Zénob.

Ils étaient quatre sur scène, tous semblant être des gars bien ordinaires, mais qui finalement se sont révélés des hommes remplis d’une musique et d’un univers folk bien à eux. Semblables à ce qu’avait présenté Olivier Bélisle juste avant eux, ils ont cependant présenté des chansons «nourries d’un sentiment brut et indomptable» qui leur ressemblaient.

Leur premier album éponyme a vu le jour en 2015. Ils ont également été finalistes des Francouvertes de 2016. L’on y disait qu’«Émerik St-Cyr, alias Mon doux Saigneur, est un artiste entier qui carbure à l’authenticité et à l’énergie brute, à mille lieues de la pop formatée». Et c’est exactement ce qu’il nous a présenté au Zénob.

D’un naturel désarmant et touchant, le chanteur-raconteur livrait des textes riches en couleur, avec des mots remplis de chaleur, dans une langue québécoise accessible. Ses musiciens contribuaient à combler les vides et à former ce monde musical et intime. L’on retrouvait David Marchand au lap-steel et à la guitare; Eliott Durocher à la basse électrique et au synthétiseur; Étienne Dupré à la batterie.

La basse et la batterie produisaient justement un rythme lent et lourd, comme pour nous obnubiler. Les instruments joués par David Marchand créaient, pour leur part, des mélodies lyriques et une ambiance chaleureuse, parfois vaporeuse. Leur monde imaginaire était ancré dans leur musique. Il suffisait de se laisser aller pour pouvoir l’atteindre.

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