Passionnée de sports cherche explications: Les bancs vides…

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Jessyca Marchand. Photo: Mathieu Plante
Jessyca Marchand. Photo: Mathieu Plante

On le sait, les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sont les sportives et sportives qui nous représentent dans différentes disciplines. Les savez-vous tous? Je l’avoue, j’ai beau adorer le sport, je ne les connaissais pas tous. Badminton, cheerleading, cross-country, golf, hockey, natation, soccer masculin et féminin, volleyball féminin.

Tant de catégories de sport où des étudiant.e.s de l’UQTR se dépassent et tentent de porter fièrement nos couleurs. Mais si les sportif.ve.s s’impliquent autant et font des performances à la hauteur de leur réputation, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’encouragement de la part des partisanes et partisans?

Avez-vous déjà vu un événement sportif de l’université? Si oui, avez-vous remarqué l’absence de gens qui, comme vous, encouragent nos athlètes? Je trouve cela regrettable, mais je ne lancerai pas la pierre, car je me retrouve moi aussi dans cette situation. Nous avons un million de raisons de ne pas aller voir du sport des «Pats»: des études, le travail, les partys, dormir… Tout est une bonne excuse. Nous ne pouvons toutefois pas mentionner les coûts, car je crois savoir qu’avec la carte étudiante de l’université, il n’y a pas de prix d’entrée pour la plupart des sports. Mais pourquoi restons-nous chez nous ou trouvons-nous autre chose à faire? 

Mais si nos sportifs et sportives de l’UQTR s’impliquent autant et font des performances à la hauteur de leur réputation, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’encouragement de la part des partisans?

Mais pourquoi ces sièges vides?

Je vous pose quelques questions que je juge intéressantes de se poser. Premièrement, est-ce que la visibilité des sports est suffisante? Avez-vous remarqué qu’à l’ouverture de notre portail de l’UQTR en début de semaine, nous avons les Patriotes de la semaine? Sinon, à part un gros résultat à un tournoi ou un championnat, voyons-nous passer des informations? Suivez-vous la page Facebook de l’université? Il n’y a que deux publications sportives depuis le début février. Il est vrai qu’il y a la page officielle des Patriotes de l’UQTR, mais la suivez-vous vraiment? Si c’est le cas, est-ce que cette page vous donne le goût de participer à un événement dans les prochaines semaines? Savez-vous que le Zone Campus (faisons preuve de chauvinisme) publie sur son blogue les résultats sportifs des équipes sportives de l’UQTR?

Est-ce que les gens sont désintéressés par le sport? Au Québec, nous avons plusieurs équipes professionnelles dans différents sports, qui jouent devant des milliers de personnes à chaque match, des compétitions à la tonne, et des diffusions en continu sur plusieurs chaînes de télévision. Y a-t-il trop de sport autour de nous? Est-ce que c’est cette raison qui expliquerait les sièges vides?

Dans d’autres universités, les assistances battent des records. Pourquoi est-ce tellement le cas là-bas? Est-ce parce que l’université mise beaucoup sur le sport pour se faire remarquer ou parce que les événements sont plus médiatisés? Devrait-on davantage créer des événements spéciaux avec la communauté étudiante pour l’inciter à aller voir un affrontement sportif?

Je crois que ce qui manque le plus aux étudiants et étudiantes, c’est la proximité. On le sait, la plupart du temps, pour que quelque chose nous intéresse, on doit se sentir interpellé. Il est vrai que rédiger un message différent pour chaque étudiant ou étudiante est tout simplement impossible, mais je pense qu’avec des événements tels que des rencontres avec les athlètes, les entraîneuses et entraîneurs, et des séances d’entraînement expliquées par ceux et celles directement impliqué.e.s dans le sport, on arriverait peut-être à aller chercher quelques fans.

Je crois que ce qui manque le plus à la communauté étudiante, c’est la proximité avec les athlètes.

Organiser des voyages avec les athlètes quand ils ou elles vont à l’étranger, est-ce que cela existe à l’UQTR? Si la réponse est oui, je n’ai jamais vu passer d’information à ce sujet, et pourtant, je suis beaucoup les nouvelles sportives. S’il n’y a pas d’événement pour les rencontres à l’extérieur, y aurait-il un moyen d’en organiser? Un autobus, ça se remplit vite selon moi. Et plus il y a de personnes qui embarquent dans le projet, moins les coûts sont importants.

Est-ce que des activités comme le Salon des vins, bières et spiritueux sont de bons moyens pour rencontrer des athlètes? À mon avis, la réponse est non. Le coût d’entrée et de consommation ainsi que la quantité de personnes présentes qui n’ont pas de lien avec l’UQTR font que l’événement est davantage bon pour récolter de l’argent que pour attirer des partisan.e.s.

C’est peut-être à cause de mes études en communication, mais pour m’accrocher, j’ai besoin de savoir qui j’encourage. Pendant plusieurs années, j’ai suivi une équipe de hockey, dans les bons comme dans les mauvais moments. Ce qui m’interpellait le plus, c’était les instants où je pouvais discuter avec les joueurs, moments où j’éprouvais des réactions parfois différentes de ce que les médias pouvaient rapporter.

Des portraits d’athlètes, avec des questions sérieuses et d’autres loufoques, seraient un bon truc pour prouver qu’ils sont des étudiantes et étudiants, tout comme nous, qui tentent d’allier les études et le travail, mais qui ajoutent le sport dans leur emploi du temps probablement aussi surchargé que les nôtres.

Amenez des proches, faites découvrir quelque chose de nouveau à un.e étudiant.e étranger.ère et époumonez-vous pour ces athlètes de l’université.

Les bancs vides sont déprimants autant pour les athlètes que pour l’université. Si personne ne va voir les compétitions, pourquoi y en aurait-il encore dans l’avenir?

Mon petit conseil

Je vous invite donc à aller voir ne serait-ce qu’un match sportif, surtout si vous n’y connaissez rien. Qui sait, peut-être aurez-vous un coup de cœur? Amenez des proches, faites découvrir quelque chose de nouveau à un.e étudiant.e étranger.ère et époumonez-vous pour ces athlètes de l’université.

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