Reportage: le Carnaval étudiant sous tous ses angles

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L’activité Hungry-hippo qui s’est déroulée au 102 a attiré plusieurs carnavalier.ière.s. Crédit photo: Laura Lafrance

La semaine dernière, du lundi 20 janvier 2020 au jeudi 23 janvier 2020, avait lieu pour une 32e édition le Carnaval étudiant de l’Université du Québec à Trois-Rivières. L’événement, qui est présenté comme une compétition amicale entre les diverses associations étudiantes de l’établissement trifluvien, a rassemblé plus de 450 participant.e.s. S’étalant sur quatre jours et offrant une assez grande variété de jeux, de défis et d’activités, le Carnaval est une occasion que plusieurs qualifieraient d’inévitable.

Toutefois, certain.e.s sont porté.e.s à se questionner sur l’impact qu’aurait ce genre d’événement sur la communauté étudiante. Les opinions divergent, mais considérant que l’un des buts premiers du Carnaval serait de permettre aux étudiant.e.s de se réunir et de développer des liens avec les autres associations, il demeure certain que l’événement remplit sa mission en ce sens.

Un survol des activités

Débutant lundi matin aux alentours de dix heures et terminant à une heure donnée durant la nuit de jeudi à vendredi, c’est une trentaine d’activités variées qui a été offerte durant les quatre jours du Carnaval. Tout le long du Carnaval, les participant.e.s pouvaient consulter le Cahier du participant en ligne; dans ce document d’une cinquantaine de pages, l’ensemble des consignes liées aux activités et au bon déroulement du Carnaval étaient expliquées.

Se déroulant cette année sur le thème des jeux de société, chacune des associations avait pour sous-thème un jeu de société populaire. Le slogan de l’événement de cette édition étant «C’est pas un jeu, c’est le carnaval!», il semble clair que l’organisation a mis beaucoup d’efforts afin que les activités proposées soient à l’image de ce dernier.

En effet, bien que le Carnaval soit souvent présenté comme un événement ludique, nombreux.ses sont ceux et celles qui y voient une opportunité de faire gagner leur association. Notamment, l’AEDC (Association des étudiant.e.s au doctorat en chiropratique), qui a remporté cette année la coupe du Carnaval pour une septième année consécutive, serait reconnue pour sa compétitivité lors des divers défis.

Le 1012 était rempli à ras bord à maintes occasions lors du Carnaval.

En plus des activités classiques du Carnaval, telles que la Choppe d’or et 1 joke, 1 bière, il y avait quelques nouveautés dans la programmation du Carnaval: la nuit colorée, une activité nocturne de laser tag qui s’est passée au LaserPlus, et les quatre jeux de société géants présentés lors de la Kermesse étaient des nouvelles versions d’activités proposées dans les éditions passées du Carnaval. Outre celles-ci, les activités Happening des Pats et le Hungry-hippo ont fait un retour en raison de leur popularité.

L’activité Bain de neige, dans laquelle les participant.e.s devaient se jeter dans la neige à plusieurs reprises, a suscité l’attention de plusieurs curieu.x.ses. Crédit photo: Compte Instagram du comité organisateur (carnavaluqtr)

Les activités de fin de soirée accueillaient souvent un très grand nombre de participant.e.s; le 1012, lieu d’hébergement de la majorité de ces activités, était rempli à ras bord à maintes occasions lors du Carnaval. Par exemple, lors de la soirée d’ouverture du Carnaval lundi soir, la salle était pleine de carnavalier.ière.s en quête de rires; les participant.e.s qui se sont relayé.e.s la parole au micro lors d’1 joke, 1 bière ont réussi à faire s’esclaffer la foule avant de céder la place aux humoristes Mélanie Couture et Pier-Yves Roy-Desmarais pour la soirée 100% humour.

Mardi, de nombreuses petites activités ont eu lieu dans une ambiance assez ludique. Les participant.e.s étaient énergiques et enthousiastes à l’idée de se mériter quelques points supplémentaires. L’activité Es-tu game? a aussi permis aux étudiant.e.s des diverses associations de faire briller leur talent artistique. À ce sujet, Christina Gamache, qui a participé au Carnaval sous les couleurs de l’AELM (Association des étudiant.e.s en langues modernes) nous a confié que «le talent show (Es-tu game?) était vraiment incroyable cette année! Le niveau était vraiment bon comparé à ce que plusieurs associations avaient présentées l’année passé!» Cependant, cette dernière nous a aussi mentionné qu’elle aurait aimé que les associations comptant moins de participant.e.s aient également des chances de remporter la coupe.

«Ce que j’ai moins aimé du Carnaval, c’est le fait que moins il y a de personnes dans une association, moins c’est possible de faire des points. AEDC ont gagné la coupe encore une fois cette année. Bravo à eux. Mais j’ai l’impression que c’est un peu plus facile pour eux lorsque leurs inscriptions [font] à peu près 1/5 des inscriptions totales du Carnaval. Il faudrait trouver un moyen de faire un pro rata pour que même les plus petites associations aient une chance de gagner ! » Somme toute, celle-ci explique que le Carnaval, c’est surtout quatre jours de plaisirs divers.

Les associations devaient avoir un étendard afin de bien représenter le sous-thème qui leur était attribué. L’étendard de l’AELM, représentant le jeu Mouse Trap, était particulièrement bien réussi. Crédit photo: Laura Lafrance

Mardi en soirée, l’artiste Drag Gabry Elle était présente afin d’animer la soirée Oups, un karaoké à la Chasse-Galerie. Pour l’occasion, les participant.e.s étaient invité.e.s à se déguiser en Drag Queen ou en Drag King. Pour ce qui est de la journée du mercredi, deux activités étaient organisées durant la nuit afin d’offrir plus de choix aux participant.e.s; l’activité de la nuit nocturne était complètement sobre tandis que pour l’activité Beerfest, les carnavalier.ière.s avaient l’option de boire si elles ou ils le désiraient.

Jeudi, pour la dernière journée du Carnaval, une activité inspirée du jeu de société Clue était offerte au 1012. Toutefois, c’est la soirée de la Choppe d’Or, que plusieurs attendaient avec impatience, qui a réellement permis aux carnavalier.ière.s de bien clôturer l’événement. Cette soirée, où l’association gagnante est normalement dévoilée, est reconnue pour ses festivités et pour sa consommation de bière. Un participant du Carnaval qui était présent lors de cette soirée nous a mentionné qu’à son avis, «la soirée de la Choppe d’Or est la meilleure soirée de l’année à l’UQTR, un couronnement parfait de la meilleure semaine de l’année.»

La soirée de la Choppe d’Or se déroule dans une ambiance qu’on ne peut retrouver nulle part, où tous les esprits sont connectés par une frénésie généralisée.

Préférant conserver l’anonymat, il mentionne également qu’«après avoir passé cette semaine à faire compétition amicale avec les autres associations, on peut tous se retrouver et célébrer la fin du Carnaval avec les nouveaux gens qu’on a rencontrés au fil des activités. C’est sans aucun doute la soirée avec le groupe le plus hétérogène alors que les membres de toutes les associations se mélangent et passent du bon temps ensemble. Le tout se déroule dans une ambiance qu’on ne peut retrouver nulle part, où tous les esprits sont connectés par une frénésie généralisée.» Ce dernier explique également qu’à sa connaissance, il n’y aurait pas eu d’incidents liés à la surconsommation d’alcool lors de cette soirée.

Le comité organisateur se prononce

Isabelle Soucy, qui était coordinatrice de cette édition-ci du Carnaval, nous a rapporté que l’événement a connu une hausse d’inscriptions comparativement à l’an dernier. Néanmoins, il y avait moins d’inscriptions cette année que lors de l’édition de 2018. Malgré le fait que le comité organisateur était en sous-effectif, celle-ci espérait que le Carnaval se déroule dans un esprit de saine compétition. «Le Carnaval, c’est fait bénévolement pour les étudiant.e.s, par les étudiant.e.s » explique-t-elle. Pour les soirées où diverses boissons alcoolisées étaient servies, plusieurs membres du comité organisateur avaient suivi une formation préalablement, nous assure-t-elle.

Des témoins actifs étaient aussi présent.e.s lors des soirées de célébration.

C’est également pour enlever l’association que plusieurs font entre le Carnaval et l’abus d’alcool que kombu, une compagnie locale qui produit des boissons kombucha, était l’un des principaux commanditaires de l’événement. Des témoins actifs étaient aussi présent.e.s lors des soirées de célébration. Soucy encourageait finalement la communauté universitaire à participer aux prochaines éditions du Carnaval et tenait à remercier l’AGE UQTR (Association générale des étudiant.e.s de l’Université du Québec à Trois-Rivières) pour son soutien durant la planification et la mise en place de l’événement.

Pour en savoir plus sur la 32e édition du Carnaval, visitez la page Facebook officielle de l’événement.

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