Un Québec d’antan en chanson: Le groupe Musique à bouches chante nos traditions québécoises

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Les cinq voix des chanteurs s’harmonisent parfaitement ensemble, soutenues par la podorythmie. Photo: J. Ethier
Les cinq voix des chanteurs s’harmonisent parfaitement ensemble, soutenues par la podorythmie. Photo: J. Ethier

Le 5 janvier dernier, au Gambrinus, la chanson traditionnelle québécoise a refait surface. Dans l’univers chaleureux du resto-bar, entourées d’un public de tout âge, les voix de cinq hommes ont résonné : Jérôme Fortin, Olivier Brousseau, Isaël McIntyre, David Bélanger et Sylvain Trudel forment depuis 2005 un groupe prénommé Musique à bouches. Ils ont fait le tour du Québec dans un seul but: faire vivre la musique traditionnelle québécoise et française à travers leurs voix a capella pour ainsi rendre hommage aux bâtisseurs de notre coin de pays.

Originaire de Sherbrooke, le groupe a produit deux disques depuis sa formation: «Musique à bouches en spectacle» et «Jusqu’aux oreilles». Ce dernier est une production en association aux Disques passeports et fut lancé chez les disquaires et les plateformes numériques le 13 novembre 2015, permettant de faire davantage connaître le groupe.

Une soirée comme au temps de nos grands-parents

Débutant avec une chanson du groupe Le vent du nord, les membres de Musique à bouches ont livré une série de chansons dans lesquelles les sujets traditionnels des complaintes québécoises et des grivoiseries qui faisaient tant rire les hommes et femmes du temps s’alignent dans des kyries, chansons à répondre et rythmes de toute sorte. Chantant parfois à l’unisson, parfois avec cinq voix différentes, ces chanteurs ont fait taper du pied et des mains le public enchanté.

Pour pratiquement chaque chanson, Isaël McIntyre accompagnait le groupe en exécutant un jeu de podorythmie (ce qu’on pourrait appeler familièrement du «tapage de pied»), ce qui donnait un rythme et une base solide pour soutenir les voix. En plus d’exploiter les sujets de religion, de curés, de marins et de femmes, les lieux québécois étaient bien présents dans les chants. Le public a ainsi voyagé à travers les Cantons-de-l’Est, la Gaspésie, la Beauce, mais également à Trois-Rivières même dans leur chanson «Vive les marins». On voit que le groupe cherche ainsi à rejoindre tout le peuple québécois, peu importe sa région. D’où leurs nombreux spectacles à travers la province.

Chantant parfois à l’unisson, parfois avec cinq voix différentes, ces chanteurs ont fait taper du pied et des mains le public enchanté.

Des arrangements faits maison

Les cinq hommes ne sont pas que des chanteurs, ils sont également dans la production même de ce qu’ils livrent en spectacle. Déterrant de vieilles chansons du patrimoine québécois entendues par exemple dans des veillées de jour de l’an familial, le quintette vient peaufiner les airs et y ajoute des voix différentes, toutes essentielles pour l’ensemble de l’œuvre. Modifiant et ajustant les chants originaux à leurs voix, ils sont ainsi capables de présenter des pièces vocales complètes a capella sans faire ressentir le besoin d’y ajouter un instrument.

L’humour grivois vient également faire son tour dans plusieurs chansons, notamment dans «Le curé du village» que les gens présents lors de la soirée au Gambrinus vont assurément se rappeler. Les cinq hommes ont par ailleurs démontré leur savoir-faire en matière de traduction latine à l’aide d’un chant religieux, offrant un moment qui fut particulièrement divertissant.

Ils ont fait le tour du Québec dans un seul but: faire vivre la musique traditionnelle québécoise et française à travers leurs voix a capella pour ainsi rendre hommage aux bâtisseurs de notre coin de pays.

Une découverte pour certains ou des retrouvailles pour d’autres, le groupe Musique à bouches a sans conteste su faire revivre le Québec d’antan en cette froide soirée de janvier et ramener un peu de chaleur dans le cœur des Québécois de la place.

Visitez leur site internet musiqueabouches.com ou leur page Facebook pour plus d’informations.

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