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Vernissage à la Galerie d’art du parc: La mémoire des paysages

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Vernissage à la Galerie d’art du parc: La mémoire des paysages
Le pastelliste Gilles Devault et le poète Mathieu Croisetière autour de l’œuvre marquante de l’exposition Saudade. Photo: M.-C. Perras
Le pastelliste Gilles Devault et le poète Mathieu Croisetière autour de l’œuvre marquante de l’exposition Saudade. Photo: M.-C. Perras
Le pastelliste Gilles Devault et le poète Mathieu Croisetière autour de l’œuvre marquante de l’exposition Saudade. Photo: M.-C. Perras

La ville de Trois-Rivières bat au rythme des mots, alors que la 32e édition du Festival international de la poésie s’y déroule. Toutes les occasions sont bonnes pour mettre les écrits en avant. La Galerie d’art du parc en a donc profité pour faire appel à trois auteurs, dont le verbe s’est arrimé aux œuvres des trois artistes exposés dans le manoir de Tonnancour. Lors du vernissage du dimanche 2 octobre dernier, un vaste public a défilé sur les trois étages de la maison ancestrale.

Le rez-de-chaussée est habité par les toiles de Guillaume Massicotte, un artiste établi à Champlain, en Mauricie. Les images sont pour la plupart des petits formats peints sur des canevas de bois. Les scènes racontées par les touches impressionnistes de Massicotte révèlent des souvenirs de vacances estivales au bord de l’eau, des captures de la nature.

La majeure partie de son exposition Pétard des bois  est lumineuse, mais un côté plus obscur s’y glisse tout de même: des portraits aux visages quasi ensanglantés s’immiscent dans cette douceur. Le texte amoureux nostalgique du poète et animateur de happenings  Éric Charlebois vogue tout autour des éclats de mer qui émanent des peintures de Guillaume Massicotte.

Le pastelliste interprète des paysages et le poète Mathieu Croisetière arrive à faire valser entre les toiles le souvenir contemplatif dans une agréable finesse.

À l’étage mitoyen se retrouvent les œuvres plus difficiles de Stella Pace, entremêlées par les mots de Serge Patrice Thibodeau. Entre sculptures, estampes, dessins et impressions numériques, la facture primitive de l’ensemble de l’exposition État d’âme  de Pace demande un certain temps d’apprivoisement. À force d’y plonger, il est possible d’entrevoir des personnages anonymes. Les multiples sculptures parsemées dans quelques coins des espaces offrent une tendresse, malgré l’utilisation de matériaux bruts. Ces petites formes anthropomorphiques sont, contrairement aux réalisations bidimensionnelles, des êtres uniques et attirants.

Les touches impressionnistes de Guillaume Massicotte ajoutent au brouillage des souvenirs par la mémoire. Photo: M.-C. Perras
Les touches impressionnistes de Guillaume Massicotte ajoutent au brouillage des souvenirs par la mémoire. Photo: M.-C. Perras

Les murs du dernier étage de la charmante maison accueillent les œuvres aux pastels à l’huile de Gilles Devault. L’exposition Saudade  est scindée en deux parties qui se distinguent à la fois par le choix des couleurs et par les paysages convoqués. Le premier essaim d’œuvres est plus terreux et abstrait, rappelant des lieux de nature, de forêts et de fonds marins. Le deuxième représente des mémoires de voyage, dans un chatoiement de lumière avec des couleurs vives et vibrantes. Le pastelliste interprète des paysages, tandis que le poète Mathieu Croisetière arrive à faire valser entre les toiles le souvenir contemplatif dans une agréable finesse.

Les scènes racontées par les touches impressionnistes de Guillaume Massicotte révèlent des souvenirs de vacances estivales au bord de l’eau, des captures de la nature.

Les paysages urbains dessinés par Gilles Devault proviennent de sa mémoire de la ville de Lisbonne. Les tramways invitent à l’agitation de la ville, mais aussi au calme de l’œil du voyageur. L’artiste utilise, en plus de l’accumulation trouble des couleurs, la gravure possible dans le pastel à l’huile. Ce médium trop peu exploité crée un mouvement et une profondeur aux œuvres, qui se modifient selon la position plus ou moins rapprochée du spectateur. Devault, en plus de manier le pastel, manie aussi la plume. Son plus récent recueil de poésie L’aube d’un long été  vient de paraître aux Écrits des Forges.

Saudade se termine le 30 octobre prochain, alors que Pétard des bois et État d’âme seront à la Galerie d’art du parc jusqu’au 4 décembre 2016.

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