Anciens étudiants: que sont-ils devenus?: Mathieu Boisvert intervenant

0
Publicité
Les études en psychologie de Mathieu Boisvert lui permettent d’œuvrer à titre d’intervenant en toxicomanie. Photo: L. Marseille
Les études en psychologie de Mathieu Boisvert lui permettent d’œuvrer à titre d’intervenant en toxicomanie. Photo: L. Marseille

Un parcours hors du commun a guetté Mathieu Boisvert, présentement intervenant en toxicomanie dans un centre de réadaptation pour adolescents de Trois-Rivières. Après avoir vu son rêve de devenir policier s’envoler en fumée en raison de problèmes aux yeux, il a décidé d’étudier la psychologie. Son parcours universitaire n’étant pas encore tout à fait terminé, le jeune homme continue de cumuler les expériences de travail.

Pour certains, le choix d’une carrière est chose facile. Pour d’autres, c’est le travail d’une vie. Qu’advient-il lorsque le rêve d’une vie n’est pas réalisable? Ce fut le cas pour Mathieu Boisvert. Il rêvait d’être policier depuis son jeune âge. «Moi, une job de bureau, ça ne m’a jamais vraiment tenté.» C’est l’aspect humain qui l’attirait dans ce métier: il voulait aider les gens et sentir qu’il faisait une différence.

Toutefois, en s’inscrivant au cégep, il s’est vu refuser l’admission pour des raisons médicales. C’est là qu’il a dû envisager de changer son fusil d’épaule. Il s’est donc inscrit au baccalauréat en psychologie deux années plus tard, après avoir achevé son DEC en sciences humaines. Il voyait dans le domaine de la psychologie des aspects semblables à ceux du travail de policier. «L’être humain, la relation d’aide, c’est ce que je recherchais en voulant devenir policier. En psychologie, ça se rejoignait.»

Le défi d’étudier en psychologie

Étant donné que ce domaine est très contingenté, il faut, pour accéder au doctorat, une moyenne cumulative d’au moins 3,7 sans compter l’expérience en recherche et plusieurs heures de bénévolat. Ce n’est donc pas rare qu’un étudiant doive reprendre plusieurs fois ses cours afin de pouvoir continuer ses études au doctorat. Ce fut le cas pour Mathieu. Pendant la dernière année, outre le fait de travailler comme intervenant, il en a profité pour commencer un programme court de deuxième cycle à l’Université du Québec à Trois-Rivières en psychologie légale et pour refaire quelques cours afin d’avoir une meilleure cote de rendement.

«Moi, une job de bureau, ça ne m’a jamais vraiment tenté.» – Mathieu Boisvert

Passer de l’abstrait au concret

Depuis le mois de novembre, Mathieu a réalisé son souhait de travailler en intervention en œuvrant pour l’organisme Le Grand Chemin. Ce centre de thérapie est en fait un centre destiné aux adolescents souffrant de problèmes de consommation (jeu, alcool et drogue). C’est par le biais d’activités et de thérapies de groupe que les jeunes apprennent à retourner sur le droit chemin.

La tâche la plus importante est de faire un lien thérapeutique avec les activités effectuées. «Au début tu trouvais ça difficile de pratiquer ce sport-là, puis maintenant tu trouves ça facile, c’est la même chose pour ta thérapie. Là tu trouves ça difficile, mais plus tard tu vas trouver ça plus facile», illustre-t-il à titre d’exemple d’intervention.

C’est avec fierté que Mathieu Boisvert a soumis une demande d’admission pour l’automne prochain au doctorat en psychologie clinique à l’Université du Québec à Trois-Rivières, mais également à la maitrise en criminologie à l’Université de Montréal. À suivre!

Publicité

REPONDRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici